Dans le dernier épisode, Emilie Ouellet nous a raconté ses deux premiers enfantements.

Aujourd’hui, on continue notre périple en sa compagnie avec la naissance de ses troisième et quatrième bébés.

Encore une fois une rencontre riche de sens pendant laquelle se côtoient les rires, les réflexions et les partages émouvants.

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LES ASTUCES QUE EMILIE A UTILISÉES POUR JONGLER AVEC LA DOULEUR

  • Bain
  • Ballon
  • Déclenchement naturel
  • Instinct
  • Parler à bébé
  • Rituels d’accueil pour bébé
  • Sons
  • Tire-lait électrique

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Sujets abordés dans cet épisode

  • Accouchement dans l’eau
  • Accouchement rapide
  • Accouchement sans péridurale
  • Accouchement en milieu hospitalier (hôpital)
  • Accouchement en maison de naissance
  • Accouchement avec des sages-femmes
  • Bienveillance en postnatal
  • Bulle hormonale (endorphines)
  • Délivrance, naissance du placenta
  • Gestion de la douleur
  • Équipe médicale – Collaboration avec l’équipe médicale
  • Gestion active de la sortie du placenta
  • Importance de suivre notre intuition
  • Instinct
  • Liquide amniotique
  • Maison des naissances
  • Naissance physiologique
  • Placenta
  • Postnatal
  • Poussée réflexe
  • Préparation des autres enfants pour la naissance
  • Spiritualité
  • Sensations de la poussée réflexe
  • Sages-femmes
  • Test de grossesse positif
  • Tests génétiques
  • Visualisations

Interventions dont il est question dans cet épisode

  • 100% physiologique
Transcription de l'épisode

Annie, ta Doula Ostéo

Dans le dernier épisode, Emilie Ouellet nous a raconté ses deux premiers enfantements. Aujourd’hui, on continue notre périple en sa compagnie avec la naissance de ses troisième et quatrième bébés. Encore une fois une rencontre riche de sens pendant laquelle se côtoient les rires, les réflexions et les partages émouvants. 

Jean

Bienvenue dans le podcast de Annie Bhérer. Passionnée de grossesse et d’accouchement, Annie est accompagnante à la naissance depuis plusieurs décennies. Elle est également ostéopathe spécialisée en périnatalité et formatrice à l’international, à ce jour, elle a aidé des milliers de femmes, de couples et de familles à se préparer pour vivre une expérience de naissance la plus alignée possible à leurs désirs. Voici ta doula ostéo Annie Bhérer.

Annie, ta Doula Ostéo

Et là, il y avait deux ans entre ton premier puis ton deuxième.

Emilie Ouellette

Exactement.

Annie, ta Doula Ostéo

Et là, est-ce qu’on retourne pour un troisième encore en mode rapproché.

Emilie Ouellette

Il y a trois ans de différence. Trois ans, c’est bien parce que trois ans, mon bébé a le temps de dormir un peu plus. Puis tu sais, moi, j’avais besoin de dormir. Je sais qu’il y a des personnes qui font très rapprochés puis tout ça puis c’est bien correct. Moi j’avais besoin de dormir, j’ai besoin de retrouver mon corps, c’est parce que j’ai fait des allaitement prolongés. c’est comme il y avait beaucoup de choses que j’avais besoin de faire je pense avant, ma fille elle, c’est l’inverse, c’est-à-dire que tu sais, ma plus vieille est née à l’automne, mon fils en hiver. J’ai accouché au printemps, fin du printemps début de l’été. Elle, c’est mon bébé Bouddha que j’appelle. C’est vraiment la grossesse parfaite. J’avais un peu de nausée, tu sais moi plus que j’avais de grossesse, plus j’avais de nausée dans mes trucs, mais comme au début, les trois premiers mois après ça l’a passé dans ce genre d’affaires là. Elle était prévu à la fin du mois de mai, je trouvais ça parfait, je suis là parfait le mois de mai, c’est excellent, nanana, je faisais beaucoup de spectacles à ce moment-là, j’avais commencé mon spectacle « Accoucher de rire », j’ai fait des spectacles enceinte jusqu’au mois de mai, je faisais des spectacles, ça n’avait pas de sens.

Emilie Ouellette

Là, je me rappelle la veille que j’accouche, Mon chum est parti au cinéma avec son frère. C’est vraiment un running gag, c’est un running gag, mais parce que c’était sa fête, parce que ma troisième est venue au monde le jour de la fête de son père. Elle était censée venir à la fin du mois de mai, j’ai dépassé ma date. Là, tu sais moi je suis comme enceinte au bout, je sais que je ne pourrais pas fêter la fête de mon chum vraiment, c’est tout ça fait que son frère l’appelle, on va aller au cinéma, on va aller ensemble. Moi j’ai ma mère à la maison qui m’aide. C’était une fin de semaine et là il y a mes deux autres enfants que je m’appelle d’être couché sur le divan puis mes enfants courent partout puis je suis juste comme tu es là allez vous coucher je m’appelle avoir pogné les dents. Je sentais probablement que là, ça allait venir, puis j’avais besoin d’être dans ma bulle. Là, les enfants sont allés se coucher. Je pense que j’avais eu des petites contractions, mais tu sais rien, juste plus de fatigue.

Emilie Ouellette

J’ai pris un bain chez moi, je suis allée me coucher. Mon chum est revenu du cinéma, j’étais déjà couché. Puis là, je me rappelle autour de quatre heures du matin, c’est ça qui m’a réveillée en fait, j’avais une contraction. Puis là encore une fois vraiment dans un déni de tu sais je fais juste dire à mon j’ai une contraction, je me rendors, tu sais comme, j’ai vraiment j’en ai une autre. Puis, dis mon chum regardez l’heure, Moi, c’est juste comme je t’ai dit de même, mais j’essaie de dormir. Et puis vraiment je me rendormais entre. Puis là mon chum, tu sais, ma plus vieille j’ai accouché en quatre heures cinquante, mon fils j’ai En trois heures genre, il fait quand même, ça se rapprochait un peu là. Tu sais, le plan de la chambre était différent là maintenant.

Emilie Ouellette

Quand Émilie, ça part, il faudrait qu’on s’en vienne parce que j’arrivais tout le temps en poussant. C’est comme le but que tu arrives, puis cette voie-là, tu ne pousses pas. Puis, la mon chum me fait comme je vais appeler la sage-femme. Je suis comme. il est quatre heures du matin, laisse-la dormir. Moi j’aime bien ok, je vais aller préparer les bagages. Donc lui, il s’est levé, mais lui, il est allé appler la sage-femme sans le me dire. Ce qui était stressant, c’est que notre rue était fermée parce que c’était comme le tour de l’île de Montréal, de vélo. Là mon chum, je pense à le stresser, il faut que j’aille chercher l’auto, il faut qu’on passe pareil. Puis Je me rappelle que j’ai eu un moment où je ne me sentais pas prête, tu sais je me rappelle d’être dans le salon, d’être sur le ballon, puis prendre les contractions pendant que mon chum est allé chercher l’auto.

Emilie Ouellette

Puis je me rappelle de mettre du à pleurer puis là mon chum était revenu, ma mère était là aussi tu sais, mon chum est revenu puis qu’est-ce que je fais là, je suis pas prête, je suis pas prête, je ne peux pas, puis là, mon chum il s’est même pleuré aussi. Il était là, mais là, si t’es pas prête, moi je suis pas prêt, c’est que bon, mais qu’est-ce qu’on fait. Puis encore une fois, j’ai comme ça ok regarde, c’est là. Puis je pense que j’étais un peu triste que ce soit la même journée que sa fête. C’est comme si ça t’enlevait ta fête. Mon chum était là comme moi je suis content, c’est comme un cadeau tu sais, fait que j’étais comme, fait qu’on truc à partir de ce moment-là, j’étais ok tu sais comme on va y aller.
Là ça faisait tellement différent parce que dans les deux autres j’étais partie qui faisait Fred dehors. Là on est comme au mois de juin, je regarde dehors puis il y avait des oiseaux, puis le soleil se levait, On part pour la maison de naissance, puis mes contractions, ma gestion de la douleur, ça va être des gros cris que je fais, tout c’est des cris contrôlés, mais graves, qui résonnent, qui m’aident à prendre ça, et je me rappelle que mon chum, il avait ouvert la fenêtre, je me dis ah il y a tu chaud tu sais mais après ça il m’a dit non c’était tellement fort dans les oreilles là mais tu sais en même temps. Ils vont pas te le dire, tu sais comme shit, genre tu sais. Fait que on s’en va, très chanceux sur la fin de semaine, il n’y a pas de trafic.

Emilie Ouellette

C’est le running gag aussi la première fois quand il était venu, il s’était stationné dans le fond du stationnement, il a fallu que je sorte que je marche tu sais. Là, cette fois-là, il m’a débarqué à la porte. C’est comme on apprend là tu sais avec le temps. Fait que je ne poussais pas quand je suis arrivée. Fait que c’était comme le la joie, tu sais je suis arrivée, j’étais dilatée à huit, mais je ne poussais pas, j’étais comme on voit God.
Fait Là on s’installe dans la chambre puis là, la sage-femme ça change parce qu’on n’est pas dans un rush, elle dit est-ce que tu veux que je te coule un bain. Moi j’avais jamais pensé à coucher dans l’eau ou tout ça, mais j’ai fait ha ouai go. Fait que là, elle coule le bain, on a le temps de mettre de la musique. Tu sais, comme tout ce qu’on n’avait pas fait pour les autres, là oui je m’étais fait une playlist. Elle met la musique, oh ouvre mon ordi, met la musique, mais on n’entend pas la musique parce que l’eau coule, mais quand l’eau arrête la musique, écoute un gros dance là. Puis moi je suis en contraction, je ne peux pas rien dire genre, mais il s’est trompé de bouton, mais personne n’ose rien dire parce qu’il disait, c’est la playlist qu’elle a choisie.

Emilie Ouellette

Tu sais quand, mais quand je finis ma contraction, je fais, c’est pas la playlist, il était comme, ok. On a changé la playlist, mais une belle playlist avec bien des chansons qui étaient douces, inspirantes, qui étaient pour vrai ce souvenir-là est là. Je me rappelle que moi quand j’ai embarqué dans le bain là, la douleur a coupé de moitié. genre vraiment là. Cinquante pour cent moins de douleur instantanément tellement que mon chum quand lui il m’a regardé, il était sûr que le travail avait arrêté d’une shot.
Il était comme c’est sûr, ça a arrêté parce que je criais plus, je n’avais plus rien. Puis là moi j’ai juste ouvert les yeux à un moment donné et j’ai fait comme, je pousse. Moi chum, ben voyons, j’avais vraiment plus cette douleur-là, je fais là, je pousse, tu sais là, c’est maintenant. Mon chum, c’est qu’il me soutenait pas en arrière, moi je pousse, je touche la tête, tu sais, là quand tu touches la tête qui est là, tu fais comme waouh, tu sais comme tout semble bien concret, c’est là, tu sais quand on dit, tantôt on parlait de, tu fais caca puis toute. Puis les sages-femmes je vois, puis elles vont ramasser tes affaires. C’est comme tout ça n’a plus d’importance. Là ma fille est venue au moment-là je ne sais pas encore lequel, je suis une fille mais bref, elle vient au monde. La tête naît, c’est oui quand tu prends la tête elle est là dans l’eau puis là tu pousses puis là paf là elle sort sur moi puis tu sais elle pesait dix livres.

Emilie Ouellette

Tu sais moi j’avais des grands bébés, des gros bébés mais elle c’est mon plus gros bébé. Puis elle est là, couchée sur moi. Puis là, j’ai pas encore accouché du placenta, mais là je fais une hémorragie. Mais moi, j’ai pas le même souvenir que tout le monde. Les autres se sont mis à paniquer je pense, mais moi j’étais comme ça va vraiment bien. Tu sais moi j’ai mon bébé. Donc là il faut sortir du bain. Mon chum prend un bébé, on coupe le cordon dans le bain, ça j’ai encore le placenta. En fait c’est comme weird, je me promène avec une corde de placenta, je vais dans le lit, j’accouche le placenta, mais là j’ai une hémorragie. Ça fait que là semble-t-il que c’est paniquant pour tout le monde, il me donne des shots d’adrénaline dans les cuisses.

Emilie Ouellette

Honnêtement, mon souvenir de ça, c’est que je suis très apaisée, genre je n’ai pas de, moi je suis couchée, je ferme les yeux et puis tout ça, mais mon chum était dans une panique, je pense. Avec le bébé, il était d’abord Emilie, Emilie!
Tu gosses, je viens d’accoucher, laisse-moi me reposer. Tu sais, mais lui, dans sa tête, il s’imaginait que j’allais mourir. Je pensais que j’étais comme, je ne peux pas analyser la dangerosité de l’affaire. Je peux juste dire moi je le vivais, je me sentais zéro en danger. Je me rappelle que ma sage-femme, elle ce qu’elle voyait, c’était moi avec le drat qui était vraiment taché de sang. Tu vois, elle avait beaucoup beaucoup de sang. Elle dit dans tes croyances là, elle dit je sais que tu crois un peu à, tu sais tu parles à ton bébé, tu es alerte à ce qui se passe autour en termes de spiritualité puis tout ça puis elle disait, là, tu perds beaucoup de sang, tu es en hémorragie, tu as dit si ça n’arrête pas, il faut qu’on transfère à l’hôpital.

Emilie Ouellette

Elle dit parle à ton corps parce que c’est là faut que ça se passe. Fait que là mon souvenir ça a été de faire: Ah la dernière place où j’ai envie d’aller c’est à l’hôpital. Tu sais dans ma tête j’ai comme non non non non. J’ai vraiment fermé mes yeux puis j’ai fait garde la job est fait, le bébé est là, le placenta est là, tu sais c’est comme si j’ai parlé à mon corps en me disant, il n’y a plus besoin là, il n’y a pas de danger, il n’y a pas tu sais, on arrête cela tu sais. Ça fait partie de mes croyances. Je sais très bien que j’ai eu des chocs d’adrénaline, je sais qu’il y a tout ça, tu sais je veux dire, mais moi je pense que c’est l’ensemble de la chose dans mon récit qui a fait que ça a arrêté.
Ils ont changé les draps, l’hémorragie s’est contenu, les objets, fait qu’on est resté là, j’ai eu du bon pain doré, j’ai eu le droit de manger ce que je voulais quand je voulais parce qu’il n’y fallait pas que je sois anémique, ça fait que tu sais, j’avais besoin de surplus de fer. Enfin, tu sais, c’est tout ce dorlotage-là, puis tu vois nous, il y a toujours aussi une affaire qu’on a faite aux quatre et que nous, on ne savait pas si c’était un garçon ou fait. On n’a jamais choisi les prénoms avant. Mes enfants, mes bébés m’ont vraiment dit leur prénom, ils ont vraiment dit leur prénom.

Emilie Ouellette

C’est notre négoce qu’on arrive toujours dans la bibliothèque de maison naissance où ils ont des livres de prénoms. Puis là, on revenait qu’il y a eu des prénoms, puis on regardait des prénoms, puis on on était attentif à l’énergie, donc puis tu sais du bébé, puis le nôtre, puis tout ça. Fait que pour ma plus vieille, ça s’est fait vraiment rapidement. Je pense que c’est mon chum qui l’avait trouvé, puis c’était ça. Puis quand mon fils est venu au monde, on avait trois noms pour mon fils. On avait comme Colin, Louis, puis Elliott dans la tête qu’on aimait. Mais moi j’étais là, mais non c’est aucun des trois. Tu sais comme ça marche pas, ça marche pas.

Emilie Ouellette

Puis là on avait regardé tu sais le livre puis Noah avait résonné vraiment fort. Mais là j’ai regardé mon chum, mais qu’est-ce que tu en penses, qu’est-ce que tu en penses puis regarde-moi, il dit je l’ai su vraiment pour notre première puis tu m’as fait confiance. J’ai vraiment fait avec ces noms Noah puis c’est ça.
Puis à notre troisième, on est allé chercher le livre des noms puis tout ça. Puis là, on a fait vraiment une liste, c’est comme si mon chum et nous on s’entendait sur zéro On s’était dit on va faire un brainstorm, on avait comme dix noms. On écrit les noms, les noms, les noms, les noms qu’on aimait. Là, c’était comme dix noms qu’on aimait. Mais après ça, on a fait comme un jeu, on s’est dit on va les classer de un à dix. Comme ton préféré à dix, puis la même affaire, chacun notre bord, après ça on verra.

Emilie Ouellette

Puis le premier nom, c’est le seul qu’on avait en commun, c’est comme ça qu’on a nommé notre notre troisième, puis là je me rappelle que tu sais ma mère était venue avec mes deux plus vieux, puis tu sais là c’est le soir, puis c’est le fun parce que la maison de naissance faisait comme un petit rituel aussi qui leur donnait des biscuits, c’est comme si c’était le bébé te souhaite la bienvenue puis il y avait comme les petits cadeaux tu sais pour les enfants, enfin c’était vraiment chouette. C’est ça que ma troisième, c’est le même jour de fête que son père. Il y a toujours un moment dans leur journée de fête où elle kidnappe son père, puis puis qu’elle amène manger une crème glacée en cachette juste les deux.

Annie, ta Doula Ostéo

Évite-les si j’avais su en connaissant à l’avance toutes les étapes importantes jusqu’à la fin de ta grossesse. Rendez-vous dans la description pour télécharger dès maintenant ton calendrier pour une grossesse facilitée et bien organisée.

Je pensais que t’allais me dire qu’elle l’amenait au cinéma.

Emilie Ouellette

Non. Ils vont manger une crème glacée, mais une grosse là tu sais la grosse affaire là tu sais. Fait que c’est comme leur rituel, je pense que c’est comme c’est c’est devenu quelque chose de super précieux.
Puis voilà, là on a tu le temps que je raconte ma dernière, mon dernier accouchement?

Annie, ta Doula Ostéo

Absolument.

Mais là, tu vois ma dernière, c’est une autre histoire parce que moi je pense que j’aurais été correcte avec trois. Tu sais dans le sens que j’étais correcte avec trois enfants, c’est quand même beaucoup puis je vieillis aussi, tu sais j’étais rendu dans la trentaine. Puis à un moment donné, j’ai passé trente-cinq ans, je fais, tu sais moi je savais, c’est là moi je n’aurais pas de bébé dans ma quarantaine. Tu sais comme j’étais comme moi je ne veux pas, moi personnellement, à un moment donné je vais passer à une autre étape, puis là quand je disais à mon chum, je sais, je pense ça serait fou, tu sais, tout à fait mon chum, tu sais, ah ouais, tu sais comme, mais Non, ça se peut pas que ce soit fini, je pense qu’il y en a un autre, tu penses qu’il y en a un autre, moi je pense pas qu’il y en a un autre.

Emilie Ouellette

J’ai ben tu sais s’il y en a un autre là, c’est comme faut que ça se fasse bientôt parce que là, Là, on a quand même fait un deal. J’ai dit regarde, on va s’essayer pendant trois mois. Si ça marche pendant ces trois mois-là, good, mais si au bout de ces trois mois-là, ça marche pas, c’est fini puis on passe à une autre étape et fait ok. Je pense j’ai fini de le dire puis je devais être enceinte là-bas. Ça a marché à tête de suite. En fait tellement que je pense que je suis tombée enceinte, mais que j’ai eu des menstruations après parce que moi j’ai su que j’étais enceinte avant de passer un test. Je savais je savais que j’étais enceinte, tu connais ton corps, j’ai comme non. Je dirais même pas, je dis je vais aller passer un test de grossesse, mais j’étais quand même pas mal certaine que je pensais parce que j’avais les symptômes, je le savais. Je ne sais pas que j’avais des symptômes tant que ça, mais c’est comme je le sais.

Emilie Ouellette

J’ai pris un test de grossesse qui me restait de il y a trois ans, c’était sûr. Je l’annonce à mon chum.
Au début, juste à Mon chum, il est comment, mais on ne le dit pas tout aux enfants parce que tu sais, je ne sais pas, on se laisse un peu de temps. Tu sais, ce bébé-là était comme, c’est aussi la conscience des autres enfants parce qu’il était quand même petit, comme pour leurs autres fratries, fait que tu sais ma plus vieille elle avait cinq ans, je pense que ma ma troisième est venue le monde, c’était comme un, là ma plus vieille avait Sept ou huit ans, tu sais il y avait comme une une conscience plus grande, tu sais, fait qu’il y avait tout cet engouement-là.
Celle-là, ça a été une grossesse pénible parce que là j’avais Des maux de cœur intenses, vraiment intenses là qui me paralysaient du matin au soir, j’avais de la misère à sortir. Enfin tellement que moi j’ai même envisagé faire une interruption de grossesse. C’était trop, ça handicapait tout, tout le temps, puis j’aurais été correcte avec cette décision-là aussi. Tu sais, c’était comme aussi le fait de réaliser là, je suis fatiguée, j’ai trois enfants en bas âge, ça ne marche pas. Puis là, ma sage-femme, elle a fait de bon passé du diquelctine, puis le diquelctine a marché, qui est une médication qui enlève les maux de coeur, mais ça a marché, je suis contente, enfin que voilà. J’avais aussi besoin de prendre des suppléments de fer, tu sais comme un peu de trucs comme ça, mais c’était comme un peu conflictuel pour moi cette grossesse-là parce que je me suis fatiguée, Je suis vieille, j’ai d’autres enfants, je continue à travailler tout ça, mais en même temps, je savais que c’était ma dernière.

Emilie Ouellette

Ça je suis contente parce que j’ai vraiment vécu chaque étape en sachant que c’est la dernière fois. Puis tu vois la première fois qu’on a attendu le coeur de ma dernière, parce que j’étais tellement dans le, tu sais je travaille, c’est ça moi qui on y va, mon chum était là à tous les rendez-vous de de mes sages-femmes et quatre enfants. Puis là, on est là, puis je m’en rappelle quand là on a écouté le coeur là, tu vois moi ma connexion avec ce bébé-là, ça a été à ce moment-là, j’ai fait Ce bébé-là veut être là. J’ai pleuré, tu sais comme il veut être là.
Parce que tu sais, là je recule un peu en arrière là, mais tu sais les grossesses c’est aussi des moments intense pour différentes affaires. C’est moi ma première grossesse, je me sentais claustrophobe dans mon corps, ça a été étoffe ça parce que je me disais quand mon bébé bougeait, ça aussi c’était weird, personne en parlait, tu sais, mais moi j’étais comme, je sentais que je pouvais pas aller nulle part sur ce bébé-là, puis ça ça me faisait capoter. Tu sais, j’étais comme ah je suis là, je ne peux pas m’enfuir de ça. J’ai eu peur de ça pendant un bout.

Emilie Ouellette

Mon fils lui, à l’échographie de vingt semaines, ils ont découvert une anomalie. Puis là, c’était vraiment dramatique à ce moment-là. C’était dramatique parce qu’on soupçonnait trisomie, on soupçonnait. Comment ça s’appelle, c’est une maladie pulmonaire là. La fibrose kystique. Mais exactement fibrose kystique puis une malformation au niveau des intestins, ce n’était pas le fun.
Puis on a éliminé rapidement la fibrose kystique parce que ça c’est génétique qu’on n’avait pas les gènes, mais la trisomie est restée jusqu’à l’accouchement. Je n’ai pas fait d’amniosynthèse parce que rendu là dans les trucs je me disais, je pense que c’était sept mois de grossesse, c’est comme là mon avantage je ne vais pas intervenir ma grossesse, médicalement j’aurais pu si il y avait des anomalies puis tout ça puis j’ai fait comme je le ferais pas mais donc donc pour moi je voulais pas prendre de risque jusqu’à ce qu’il vienne au monde on se disait ça se peut qu’il y ait la trisomie vingt-et-un. Est allé rencontrer plein de familles qui avaient des enfants avec la trisomie vingt-et-un.

Emilie Ouellette

L’accouchement a été porté tout de ça aussi quand mon fils est venu au monde. Je me rappelle quand il était sur moi, j’ai regardé, Donc il n’y avait pas la trisomie, mais tu sais c’était ça portait ça. Fait que chaque grossesse porte quand même quelque chose tu sais.
Et donc là ma dernière c’était tous ces maux de coeur là, la non-appropriation de mon corps, mais quand j’ai entendu son coeur c’est comme si la fête il y a quelqu’un d’autre puis cette personne-là veut venir au monde puis elle a choisi notre famille puis elle n’a pas choisi pour rien.
Tu sais c’était comme pour moi il y avait comme tu vois c’est ça me rend émotive aussi, c’est comme le c’est une croyance que j’ai que les enfants choisissent leur famille puis leurs parents. Tu sais fait que là c’est comme Ça me mettait dans le la conscience de ok on va faire ça, ça va être la dernière fois mais on le fait puis tu sais, enfin là j’ai comme plongé plus dans cette réalité-là. Enfin que j’ai vraiment profité de chaque instant là je te dirais même quand c’est les coups de pied dans les côtes. Fait que ce qui fait que encore une fois, je suis en retard dans, je dépasse ma date, elle était due fin juin genre.

Emilie Ouellette

Mais quand je suis arrivée à l’échographie, La technicien, tu la vois dans la face des techniciens, tu sais quand il y a quelque chose comme qu’est-ce qui se passe, qu’est-ce qui se passe, qu’est-ce qui se passe, qu’est-ce qui a fait, là je fais, Madame vous êtes enceinte de plus longtemps que vous pensez. Tu sais, mais je suis, mais non, si je regarde mes dates puis tout ça puis elle fait non non. Je dis mais tu sais j’ai des gros bébés, elle fait il y a avoir des gros bébés, tu as dit avoir des bébés plus vieux, tu as dit là tu as un bébé plus vieux, qu’est-ce que tu penses tu sais.
Mais moi je pense que je suis tombée enceinte, je pense que j’ai eu des menstruations quand même tu sais mettons, puis qu’après ça moi là j’ai pensé que c’était comme là. Fait que là tout d’un coup, je n’étais plus du fin juin, mais fin mai. Là Moi j’avais des engagements que je m’étais mis en c c’était comme un peu le bordel. Je sais que puis en même temps plus tu es loin dans l’échographie, ils peuvent pas savoir avec précision, on sait quand.

Emilie Ouellette

Il donne une date prévue, mais c’est quand même bon. Mais moi je dépasse, je dépasse, je dépasse. C’est ma plus vieille, j’ai dépassé, elle est venue au monde seize jours après la date prévue d’accouchement. Puis tu sais, si ça avait été ma première, je suis sûre que tout le monde aurait provoqué, je ne sais pas quoi. Là moi je tenais tellement ferme à mon corps. Je sais accouchée, je sais qu’il y a accouché, tout va bien aller, mais il a fallu que je me batte beaucoup pour ça. J’avais des rendez-vous à l’hôpital tous les jours à ce moment-là, tu sais parce qu’il fallait voir est-ce que le niveau liquide amniotique est correct et c’est nanana. Puis là, je recoupe la fête de mon chum. Tu sais là, je me disais là, si Tu viens au monde, la fête de ta soeur, mon chum là, j’étais comme là, ça ne se peut pas. Enfin tu sais quand cette journée-là est arrivée, puis que je n’ai pas accouché, j’ai fait ok, maintenant tu peux venir au monde maintenant, Là, ça dépasse, ça dépasse, ça dépasse.

Emilie Ouellette

En fait là, on se retrouve cinq jours plus tard, puis je vais à l’hôpital comme tous les matins et là on arrive, puis là il n’y a plus de liquide amniotique. Là le médecin à l’hôpital il fait, lui il est en train de parler à tout le monde puis il fait on la On va aller, tu sais, on va la, on va la mettre sur du pitocin, on va dans la nanana. Là, moi, je suis comme, excusez, je suis comme, moi je, moi j’ai une maison de naissance, c’est comme à quelques mètres d’ici, moi j’ai une sage-femme, je vais aller là
Puis là écoute la grosse affaire, Vous allez signer un papier parce que votre bébé peut mourir madame, votre bébé peut mourir. Là vraiment là j’ai eu la grosse affaire de peur de tout ça tu sais. Vous avez signé un papier comme quoi vous refusez. Parce que je veux juste honnêtement une chance d’être mon quatrième parce que j’étais vraiment solide dans premièrement les connaissances, c’est pas juste de l’instinct, je veux dire oui je comprends et puis il y a plus de grands risques tout ça, mais je veux dire en même temps je m’en vais pas à ronde, je m’en vais chez ma sage-femme. En fait j’appelle ma sage-femme, tu sais je suis pas en contraction, je vais aller chercher mes affaires pour revenir. Fait que là on arrive à la maison de naissance, puis mon chum met tellement tout va bien, monte ça en haut direct dans la chambre, tu sais là, mais comment on va parler dans le bureau un peu de minutes là je dis ah il y a quelque chose de différent. Fait que là tu as fait, dans la situation où tu es tu sais normalement, il faut faire un transfert à l’hôpital.

Emilie Ouellette

Puis là moi je suis comme voyons donc ça ne serait pas que le dernier de mes accouchements On va se faire, tu sais comme avec un médecin à l’hôpital, je sais là, je ne peux pas croire ça, mes trois premiers ont tellement super bien été puis tout ça. Puis ma sage-femme, je me rappelle est tellement déçue, puis mon chum est tellement déçue. Puis moi, là je parle avec mon bébé tu sais, puis je suis super privilégiée parce que j’ai des amis médecins qui travaillent en obstétrique. Fait que moi j’appelle mon ami puis je fais, mais elle c’est à Pierre Bouché, On n’est pas en même temps, je dis s’il faut que je transfère, je peux-tu aller là, elles font des pieds des mains, puis elles font comme oui on peut te recevoir. Enfin moi j’étais comme mon bébé puis moi là, on s’arrange vraiment mieux. Je Je vais aller accoucher de mes amis à l’hôpital si c’est ça, il faut que je fasse, mais c’est pas ça mon premier choix. Mon premier choix, ça serait d’accoucher avec ma sage-femme. Là ma sage-femme m’a fait écoute, on va faire un conseil de sage-femme.

Emilie Ouellette

Ils ont analysé mon dossier, non non, compte tenu que je suis la quatrième, compte tenu et tout ça. Puis on recommandait que je pouvais accoucher avec la sage-femme, mais à l’hôpital, ça serait ça. Je dis écoute si c’est ça, l’hôpital juif qui est là, je sais moi j’ai pas de trouble avec ça, je m’en sacre du lit. Puis ma femme était tellement déçue pour moi, puis j’étais là, mon bébé va bien, on va bien, tu sais tout va bien là, tu sais comme ça va, mais là il fallait que l’hôpital accepte aussi.
Il y avait tout ça. Moi je savais que le médecin m’avait envoyé là il était pas pro sage-femme tu comprends. En fait écoute toutes c’est fait là. On a appelé au moment du changement de shift. C’est comme pas le même médecin.

Emilie Ouellette

L’autre médecin en fait, Oui oui pas de problème, donnez-le juste une heure pour que la chambre soit prête. Tout s’arrangeait puis moi j’arrêtais pas de dire dans sa sage-femme ça va bien aller, regarde ça va Ah bien tout va bien, tu étais là, je ne peux pas croire que tu es calme de même, j’étais là, c’est pour vrai ça va bien tu sais.
Puis moi je venais de finir, il n’y a pas si longtemps, je venais de finir mon bac en travail social. Justement sur l’humanisation des soins de l’accouchement à l’hôpital, ça fait que tout va bien, je suis comme tout va bien.
Puis on a même eu le temps d’aller manger comme la chambre n’est pas prête, mon chum et moi, on est allé au resto, on a mangé, c’était surréaliste de dire on mange, je m’en vais accoucher. Tu sais juste sur ces affaires-là à l’hôpital, il dit tu n’as pas le droit. Tu sais comme ils ne veulent pas que tu manges d’un coup, tu t’en vends césarienne, Comme voyons donc, tu sais moi quand j’ai eu une appendice là, je veux dire j’avais mangé, puis moi opérer pareil, je veux dire dans la vie là. Fait que on se rend là avec ma sage-femme, on arrive, on attend avec la chambre, écoute la chambre, j’avais la chambre sur le coin, que des fenêtres, il pleuvait, c’était super beau, j’avais la vue sur le Mont-Royal, j’avais une belle vue avec la pluie, je vois pas de contraction. Écoute, on va faire du tire-lait, tu sais, ça va peut-être déclencher.

Emilie Ouellette

Je suis connectée pour le cœur de mon bébé, connectée pour les contractions par le tire-lait, Là ça a vraiment parti. Puis là je me rappelle que la résidente est venue, la médecin est venue nous voir puis là elle voulait juste se présenter puis elle dit écoute je sais que tu es avec ta sage-femme mais si jamais il y avait quelque chose, tu sais tu m’as déjà vu même je faisais être parfait.
Là elle dit, as-tu quelque chose que, mais moi on va on va débrancher, tu sais je dis bon on va débrancher les machines parce que tu sais là ça me ça me reste très bien dans mes mouvements. Non non c’est vraiment important que tu les gardes, là je suis comme, je suis là non non moi faut que je bouge, mais tu peux tourner autour de la machine là, je suis là, elle me niaise. Tu sais moi j’avais des contractions qui étaient commencées. Puis là, quand qu’elle est partie, je suis, moi je me suis mis à pleurer, puis je me suis vraiment mis à pleurer beaucoup, puis j’étais assis sur un ballon, puis je me sentais branchée puis perdue, puis tu sais tu quoi. C’est ça qui doit être insupportable pour les femmes parce que premièrement les lumières t’es aux néons, c’est con mais ça joue beaucoup. Le fait d’être branché, de ne pas être libre dans tes mouvements, d’avoir des gens qui parlent, puis qui essaient d’avoir accès à la partie rationnelle de ton cerveau alors que moi, ce n’est pas cette partie-là qui a besoin de gérer la douleur.

Emilie Ouellette

Ma douleur était plus aiguë à cause de ça. J’ai dit, être dans ce contexte-là, c’est sûr que je demande la péridurale parce que c’est impossible à gérer. J’ai remonté, je me disais je ne veux plus l’avoir, je ne veux plus l’avoir. Ils se sont vraiment assurés qu’il n’y a plus personne qui rentre. Quand ma sage-femme est revenue, je lui ai dit, je ne veux pas rester branché sur ces machines-là. Ma sage-femme, je me rappelle, elle m’a dit, tu sais, il dit ça parce qu’on veut juste mieux calculer, tu sais tes affaires puis tout ça. Je me rappelle, elle m’a dit, c’est quoi, qu’est-ce qu’on veut savoir puis là, elle m’a regardé puis elle dit, mais on veut s’assurer que ton bébé va bien. Et là quand elle m’a dit ça, moi là ça l’a fait comme un fou.

Emilie Ouellette

Moi j’étais tellement convaincue, c’est là que mon bébé va bien. C’est plus J’ai regardé puis j’ai dit mon bébé va venir. J’ai dit on enlève tout, tu as dit on enlève j’en enlève tout. Je dois préciser pour les gens qui vont écouter ça parce qu’ils vont dire comme elle est folle, tu sais c’est pas ça.

Le cœur du bébé là, les sages-femmes ont la machine qui se transporte pour écouter le cœur de ton bébé, puis plusieurs fois pendant l’accouchement, Ils vont aller écouter le cœur de ton bébé, tu n’as pas besoin d’être branché non-stop sur une machine pour avoir ça. Elles savent ce qu’elles font. Les contractions, pas pas besoin de marcher pour me dire dans pas long, on va en avoir une, je la sens. C’est absurde, c’est absurde parce que ta douleur continue parce que tu l’anticipes. Pour moi c’est absurde.

Emilie Ouellette

En fait bref, on a enlevé ça, j’ai dit je vais aller dans le bain. Ils ne font pas ça à l’hôpital, fait que là d’habitude ils sont comme, laisse-moi aller voir, je vais voir s’il est comme bien propre et puis tout ça. Et qui ont rempli le gros bain. Et là moi je gérais mes contractions du mieux que je pouvais, puis je suis rentrée dans l’eau, puis cette fois-ci, tu sais mon souvenir de soulagement puis d’apaisement à ma troisième, là ça l’a fait l’effet inverse, c’est comme si ça l’a fait oh on accélère la cadence.
Mais je ne voulais pas être nulle part d’autre, je voulais être dans l’eau quand même, mais ça ça ne m’a pas fait un instantané comme ça m’a fait à ma troisième. Puis je Je m’appelle à un moment donné de regarder ma sage-femme puis de faire, parce qu’avant que j’aille des contractions tout ça, elle m’avait fait comme un examen puis j’étais dilatée à quatre sans aucune correction, sans rien. Mélanie j’ai fait, faudrait peut-être faire un examen, tu sais pour regarder que je m’appelle en sage-femme m’a fait, pas pas sûr qu’on a besoin d’un examen, je pense que tu sais tu pousses puis c’est là tu sais.
Puis pour ma dernière, ce que je me rappelle c’est que j’avais tellement le contrôle total de ma position, j’étais comme semi-accroupie. Je pourrais pas je pourrais même pas dire c’est quoi la position, mais je rappelle que tu sais mon chum jusqu’à la date il est toujours proche de moi et puis ça.

Emilie Ouellette

Il a mis sa main sur ma cuisse. Moi j’ai les yeux fermés puis j’en vais j’ai pris sa main puis j’ai juste tassé. C’était comme là, il y a un moment où tu fais, là il n’y a plus rien qui me touche et plus personne qui me touche parce que là, c’est moi puis mon bébé et c’est tout.

Je me rappelle d’avoir lâché un cri là que j’avais profond là, puis long là, si c’était mon chum qui te racontait cette histoire-là, il dirait que ce son-là, c’est pas où je suis allée le chercher, mais a touché tellement la corde là, mon chum s’est mis à pleurer à ce moment-là. Il était comme, c’est comme s’il y avait comme quelque chose de Magistrale à ce moment-là, puis ma dernière elle est sortie d’un coup. Il y a passé comme un peu un Red Bull, les épaules ont pas tourné, elle a fait comme Je sors puis je sors d’une shot, puis je me rappelle qu’ elle est sortie, là je me suis placé, je l’ai mis sur moi, elle a pleuré, Mon chum pleurait, puis moi je me suis mis à pleurer, puis c’est comme si pour moi ça a été notre façon de se mettre sur la même longueur d’onde, tu sais on s’est mis sur la même longueur d’onde à ce moment-là.

On a coupé le cordon là, puis là j’avais pas envie de rester là pour le placenta, se rendre dans le lit avec mon bébé, réalisé là que c’est une fille, la mettre au sein tout ça. Faire la même joke deux fois à ma sage-femme que Ah je suis pas gelée. En plus je lui avais conté avant, te rappelle la dernière fois j’avais fait ça.
Puis tu sais maintenant que ma première j’ai accouché en quatre heures cinquante, ma deuxième en deux heures et demie, troisième je pense en trois heures vingt, puis elle en une heure et demie je pense. Tu sais, fait qu’à moment où j’ai eu des contractions, elle est venue au monde comme une heure plus tard assez rapide, puis de repartir à l’hôpital, d’aller à la maison de naissance, là d’avoir tout le repas, le ci le ça, mes trois premiers j’ai accouché dans la même chambre, mais Il y avait quelqu’un qui était là, c’est dans l’autre chambre, puis c’était comme parfait parce que mes trois premiers, j’ai accouché un dimanche. Elle, c’est un lundi, c’était comme une autre chambre.

Emilie Ouellette

Puis là mon chum va chercher le livre des prénoms. Le premier nom qu’il dit, il fait Ophélie, c’est que je fais que oh my god, C’est ça, j’ai dit c’est ça, j’ai dit c’est son nom. Puis là mon chum me regarde mais non, on a même pas regarder les autres noms. Je fais non non non non mais il faut regarder les autres noms, on va regarder les autres noms. On regarde les autres noms pour absolument rien parce que c’est clairement Ophélie. En fait là on a regardé les autres noms, on a écrit plein de noms puis là on biffait des noms puis j’étais comme, il était ouai c’est Ophélie, je l’ai dit il y a une heure, mais ça va être correct, on a fait le jeu barré.
Puis tu sais, rester là, puis tu sais quand je te dis les attentions, les sages femmes, les aides natales qui ont toujours un polaroïd, on prend une photo puis on écrit dessus, tu sais un petit mot puis là il mène dans un cartable puis on garde ça tu sais. Mais l’aide natale quand elle est venue pour prendre cette photo-là, elle est allée ressortir toutes les autres photos des accouchements que j’avais eus. Elle les a comme tout étalées sur le lit, puis c’était Oh my god.
Parce que moi je savais que je finissais ce chapitre-là de ma vie, tu sais, mais de voir les toutes les fois où j’ai dans cette même place-là avec elle en plus, c’était comme aide natale les quatre fois sur quand même huit ans là, tu sais, je veux dire ça aurait pu être vraiment d’autres personnes.

Emilie Ouellette

Puis De revenir à la maison, mais là le truc qu’on faisait, c’est qu’on ne disait jamais à personne, c’est un garçon ou une fille non plus, même de notre proche de famille, on leur faisait toujours ouvrir la couche. Je me rappelle de ce souvenir-là d’être chez nous, de mettre le bébé sur le lit, puis d’avoir mes trois enfants, ma mère qui sont là puis de faire comme d’ouvrir la couche puis là de se rendre compte que c’est une fille. Je me rappelle, tu sais mon fils a fait comme tu sais mon fils il voulait tellement un frère, puis ça c’est drôle parce que moi j’ai beaucoup d’amis qui vont demander le sexe pendant la grossesse, justement pour ça souvent pour prévenir, c’est pour justement gérer les déceptions, parce que ça va nous laisser une couple de mois pour ça. Moi je ne leur ai jamais dit parce que je respecte leur choix, mais je les juge un peu parce que c’est vrai que mon fils a été déçu sur le coup, mais ça l’a pas pris deux minutes. Il y a un bébé, tu vois c’était concret.
Je pense que s’il avait su à l’échographie, il aurait été déçu avec rien de concret, il aurait peut-être même plus cheminer ça alors que là il a fait quand ah mais tu sais deux secondes après il est assis sur le divan, il l’a puis aujourd’hui là le lien que mon fils a avec ma dernière, c’est sa petite soeur. Ils se bataillent tout le temps avec, il la protège, il y avait 6 ans quand il est venu au monde puis il y avait déjà, tu sais ce feeling là. Je pense que la déception aurait fait place tout de suite à La découverte, la curiosité tu sais.

C’est l’histoire de mes de mes quatre accouchements puis j’espère que, tu sais on sait jamais comment on sait quand on vieillit puis tout ça mais puis que la faculté de la mémoire peut-être on n’a pas tant le contrôle là-dessus mais c’est des événements tellement importants puis tellement marquant dans une vie.
C’est encore très vif pour moi puis là un des rituels qu’on a c’est qu’à chaque fois que c’est la fête d’un de mes enfants, c’est sûr que pendant un souper, je fais comme je repars puis je raconte l’histoire de naissance. Mais autant pour moi que pour eux, des fois les gens vont dire comme pas encore, c’est comme on va l’avoir, mais tu vois ma plus vieille est contente, c’était sa fête puis elle était comme ouais ouais je veux la réentendre, je veux la, tu sais, mais avec je vais le faire à chaque année, à chaque fois à leur fête, je vais leur raconter. Il se l’approprie aussi, c’est comme ça que tu es arrivé dans notre famille, c’est comme ça que tu es arrivé au monde avec les affaires drôles, les affaires niaiseuses puis des affaires touchantes aussi.

Emilie Ouellette

Ouais.

Annie, ta Doula Ostéo

Emilie parmi toutes les publications que j’ai lues de toi parce que tu nous fais beaucoup réfléchir sur les réseaux sociaux entre autres.

Il y a une publication dans laquelle tu partageais ta réalité de maman en postnatal qui veut aller retourner travailler. Tu en es où là par rapport à cette réflexion-là avec encore plus de recul qu’au moment où tu as écrit cette publication-là.

Emilie Ouellette

C’était, je me souviens de cette publication-là, j’avais mis la photo de moi sur scène avec mon bébé, avec ma dernière. Exactement. Puis dans dans cette publication-là, je parlais de ça, de ce désir-là de vouloir continuer à vivre à toutes les parties de notre vie, qu’on est en tant que femme professionnelle puis tout ça, mais en même temps d’avoir le bébé. Ma réflexion est toujours la même au sens où je trouve que la société est difficile envers les femmes pour plein de raisons et donc valorise beaucoup la pression de performance. D’être capable de tout faire est très valorisé. D’être capable de à la fois travailler, d’avoir un bébé et de faire ça, c’est vraiment valorisé, c’est survalorisé. Je pense au détriment de notre santé mentale, puis probablement au détriment de l’attachement avec les enfants puis tout ça, mais en même temps, je ne veux pas culpabiliser aucune mère parce que tu sais, moi là, la réalité, c’est que quand j’ai accouché la première fois, je m’étais booké un spectacle deux semaines après. Spectacle que je n’ai pas pu faire parce que j’avais déchiré physiquement puis tout ça.

Emilie Ouellette

Je me suis sentie tellement déconnectée, je me suis sentie tellement mal de ne pas être capable de respecter cet engagement-là, puis je me sentais nulle parce que j’envoyais d’autres mères qui étaient capables après deux semaines de faire d’autres affaires. En même temps, je ne me verrais pas non plus imposer à une mère exemple de ne pas travailler pendant trois mois parce qu’on est toutes différentes, parce que ce que je questionne, c’est toute la construction sociale qu’on a, puis souvent on l’internalise.

Enfin quand on l’internalise on le ressent de l’intérieur, tu sais je veux dire je peux pas t’attacher puis dire reste avec ton bébé. Je ne peux pas faire ça parce que probablement que une mère va faire comme non mais moi j’ai envie d’aller faire ça puis j’ai besoin de faire ça. C’est juste que c’est comme un cercle vicieux parce qu’on a envie puis on a besoin de faire ça parce que c’est ça qu’on nous montre qu’il faut faire tu sais. Elle est là ma réflexion puis je sais pas comment déconstruire ça parce que quand tu es dedans tu es vraiment dedans.
Tu sais là je regarde j’ai beaucoup de d’amis plus jeunes qui ont des bébés là, tu sais ils sont début de trentaine, ils ont des bébés puis c’est vraiment ça que j’entends de leur part. J’ai vu passer une publication de Sarah Jeanne Labrosse qui est quand même une comédienne très accomplie qui enceinte de son deuxième qui vient d’accoucher son deuxième en tout cas, tu as fait je veux montrer qu’on est capable de tout faire tu sais, mais moi il y a quinze ans, c’était exactement ma position tu sais.
Quinze ans plus tard, je suis fatiguée en crime de tout faire, mais je suis aussi dans la quarantaine.

Emilie Ouellette

Je viens d’entrer dans la décennie où ce que la société fait comme moi, les femmes de quarante ans pas tant. Mais tu sais quoi je vais dire ça dans la trentaine, puis il devait avoir des mères de quarante-cinq qui m’a regardé en faisant quand même. Ouais. Je reprocherais jamais individuellement à aucune femme de vouloir ce qu’elle veut au moment où elle veut, d’aller faire ce qu’elle veut faire à ce moment-là.
Mais c’est sûr que quand je me regarde moi, pour moi c’était normal d’être sur scène avec un bébé d’un mois. Puis quand je regarde maintenant, mais je sais combien j’étais fatiguée après aussi, je sais que je suis revenue chez nous pour ce dix ou quinze minutes-là de spectacle dans le festival Juste pour rire. J’ai été scrap pendant des jours. En fait c’est sûr que moi aujourd’hui si je pouvais retourner voir la Émilie de ce moment-là je dirais tu sais, j’ai dit ça ne vaudrait pas la peine, mais probablement que la Émilie de ce moment-là m’écouterait pas.

Emilie Ouellette

Parce que la Émilie de ce moment-là voulait avoir son opportunité d’être sur scène à ce moment-là.

Moi aujourd’hui je ne fais pas les mêmes choix. Aujourd’hui je ne fais pas les mêmes choix tu sais, mais aujourd’hui je n’ai pas de bébé naissant qui m’empêche de dormir à tous les deux heures. Tu sais il y a ça aussi. C’est qu’on va tellement valoriser le bon bébé que c’est une claque d’en face quand tu en as un. Tu sais le bébé on dit le bébé il ne fait pas ses nuits, il ne fait pas ses nuits, excusez-moi, il fait ses nuits, c’est les tiennes qu’il ne fait pas, c’est ça qu’il ne fait pas.
Parce qu’il n’est pas programmé pour dormir huit heures en ligne, son système digestif, il ne fonctionne pas comme ça, il y a besoin de manger beaucoup plus souvent. Ce qui est difficile, c’est quand tu as d’autres enfants qu’il faut que tu te réveilles, il faut que tu gères, c’est difficile, c’est quand il faut que tu te réveilles puis que tu continues à travailler. Si tu adoptes le rythme du bébé, ça va, mais il y a aussi tout ça, c’est comme est-ce que tu es tout seul, est-ce que tu as un partenaire qui comprend l’ampleur de la tâche, C’est tout ça.

Emilie Ouellette

C’est sûr que je vais continuer à en faire les publications avec des réflexions comme ça parce que je n’ai pas de solution, puis mon désir, c’est toujours de susciter la réflexion chez tout le monde parce que on est une génération, là je m’inclus dans les milléniaux moi je suis une vieille millénale aussi. Mais les milléniaux on est une génération qui essaye vraiment de régler les traumas qu’on a eu de nos parents qui ne savaient pas faire mieux, tu sais je veux dire la génération x de la génération boomers ont fait vraiment ce qu’ils pouvaient avec la génération de leurs parents qu’ils ont eux.
Il y a eu une énorme avancée comme d’une shot, on est passé d’avoir des familles de douze enfants à trois quatre. Tu sais je veux dire qu’il y a beaucoup de choses qui se sont passées. On essaye de changer ça, mais en même temps on nous dit qu’on peut tout faire. On essaye de tout faire, mais on se rend compte qu’on peut pas, mais comment qu’on fait ça. C’est beaucoup plus d’affaires, on sait que l’attachement c’est important, on sait que tu sais, mais en même temps, on ne peut pas s’attendre de nous que ça soit Parfait le début de temps, qu’est-ce que la perfection, c’est tout ça qu’on remet en question aussi.

Annie, ta Doula Ostéo

Merci beaucoup Emilie, j’ai un gros coup coeur pour toi. Vraiment là!

Emilie Ouellette

Ben là, merci beaucoup.

Annie, ta Doula Ostéo

Merci beaucoup d’avoir pris ton temps pour venir nous raconter toutes tes belles expériences.

Emilie Ouellette

Si je vais terminer en disant la profession sage-femme doit tellement demeurer.

Ce n’est pas anodin qu’on essaie de la transformer comme ça, c’est une profession qui a été demandée par les femmes, pour les femmes et les femmes vont oublier ça parce qu’on est tellement ancrée dans le patriarcat que les femmes vont souvent avoir peur d’accoucher. Non non c’est mieux si, c’est mieux ça. On est dans une société où la femme est tellement peu convaincue. On la dénude de son pouvoir en tant que femme En accouchant tout ça, la vision des médecins obstétriciens, elle est différente de celle des sages-femmes.
Je pense que les deux doivent coexister, mais pour qu’elles coexistent, Faut laisser l’autonomie de la profession sage-femme, elles savent ce qu’elles font, elles sont pas juste elles savent ce qu’elles font, elles sont formées pour ça, elles ont des bacs de quatre ans plus des stages, Que là-dessus là, tu sais, ce n’est pas généralisé, médecine généralisée là-dessus. Avoir, enlever l’autonomie des sages-femmes, c’est un un double entorse parce que c’est autant au niveau de la profession, puis c’est une atteinte directe aux femmes.

Tu sais honnêtement, je soulève la question, si les sages-femmes étaient majoritairement, c’était des hommes, si c’était des hommes les professionnels, on les trouvait plus crédibles déjà d’emblé. Il faut protéger ça à tout prix. Je suis honnêtement très privilégiée de ne plus avoir de bébés qui viennent au monde, mais je vais toujours être une fervente militante de la profession sage-femme c’est sûr.

Annie, ta Doula Ostéo

Merci beaucoup Emilie.

Emilie Ouellette

Ah ben ça fait plaisir.

Annie, ta Doula Ostéo

J’ai tout un coup de cœur pour Émilie. Émilie, la femme derrière l’autrice, derrière l’humoriste, elle pourrait très certainement ajouter sur son curriculum, philosophe en plus du reste déjà qu’elle porte plusieurs chapeaux. Il y a plusieurs choses sur lesquelles je voulais revenir en lien avec le partage qu’elle nous a offert dans le courant des dernières minutes. La première chose, c’était en lien avec le moment où elle nous racontait qu’elle avait fait une hémorragie. À deux reprises, elle a dit que les sages-femmes lui avaient donné des doses d’adrénaline. Juste revenir sur cet élément-là, te dire qu’il ne s’agissait probablement pas d’adrénaline, mais bien d’ocytocine. Peut-être que tu le sais déjà pendant les accouchements, il il peut arriver même malheureusement ça arrive très souvent que l’on donne de l’ocytocine de synthèse aux femmes qui donnent naissance. Dans le fond, il y a deux façons de recevoir cette ocytocine-là.

Annie, ta Doula Ostéo

Elle peut être donnée en intramusculaire avec une injection c’est souvent ce qu’on va faire par la suite après la naissance justement lorsqu’il y a par exemple un petit peu trop de perte sanguine. Certains hôpitaux, même nombreux, sont ceux qui vont le faire de façon automatique, parfois même sans même demander le consentement juste et éclairé de la part de la personne qui donne naissance. Et l’autre façon dont l’ocytocine est souvent administrée lors des accouchements, c’est vraiment à travers les veines, à travers un soluté.

Donc si je t’accompagne avec Opaleo, sache qu’il y a dans ton espace membre un module sur les interventions et dans ce module-là, il est question justement des inductions ou de la stimulation avec l’ocytocine de synthèse.

J’avais aussi envie de revenir en lien avec le bain. Vois-tu comment c’est intéressant. Emilie a vécu deux expériences complètement différentes en allant dans le bain à deux reprises différentes pour deux accouchements différents. Et c’est vrai que c’est comme ça pour vrai. Il y a des femmes qui vont te dire, moi le bain, c’était incroyable.

Annie, ta Doula Ostéo

Je ne sentais presque plus la douleur. Ça a été miraculeux et il y a d’autres femmes qui ont beaucoup d’espoir qui se disent oh mon Dieu j’ai hâte tellement hâte d’aller dans le bain et je te dirais qu’aussitôt qu’elles y sont, elles veulent tout de suite en ressortir parce qu’elles ne se sentent pas confortables, elles n’aiment pas ce que ça donne finalement comme résultat. Donc tout est possible si tu as la chance d’avoir un bain à l’endroit où tu donnes naissance, évidemment ça vaut vraiment la peine d’essayer et de voir comment ça se passe pour toi et je te rappelle, fait très important que pendant un travail, quand il y a une stratégie qui ne fonctionne pas, ça ne veut pas dire que cette même stratégie-là ne pourra pas fonctionner et être même très intéressante un peu plus tard pendant le parcours. Donc c’est important éventuellement si quelque chose ne te convient pas, si tu as envie par la suite de réessayer cette astuce, cette stratégie-là, c’est toujours une bonne idée.

Annie, ta Doula Ostéo

Il a aussi été cette stratégie-là, c’est toujours une bonne idée.

Il a aussi été question dans l’épisode du cerveau intelligent. Tu as entendu probablement Emilie qui racontait que lorsque la médecin interne est venue se présenter à elle avec tout plein de bonnes intentions, je n’en doute pas, ça l’a augmenté sa perception de la douleur parce que justement, elle devait être attentive à ce qu’on lui disait. Elle devait être dans une relation sociale. Pendant un accouchement, si on veut scraper un accouchement, si on veut s’organiser pour que la mère ait le plus mal possible, c’est une excellente stratégie. Lui parler, lui demander de réfléchir, lui poser des questions. Donc effectivement ce que Émilie a ressenti à ce moment-là, c’est assez classique.

Annie, ta Doula Ostéo

C’est vraiment important que vous utilisiez les stratégies OPA LEO. Je te rappelle que OPALEO, mon approche de préparation à l’accouchement, c’est un acronyme et que cet acronyme-là, une fois qu’on a installé ces 6 éléments-là:
organiser
protéger
accompagner
libérer son cerveau mammifère
endormir son cerveau intelligent
ouvrir

Une fois qu’on a installé ces 6 stratégies-là, ça propulse la naissance et propulser la naissance, ça veut dire plusieurs choses, ça diminue la perception de la douleur, ça augmente la capacité de faire le travail de façon plus fluide, ça favorise aussi l’expérience pour le bébé qui lui aussi est à l’intérieur du bateau dans lequel la tempête est présentement à travers les contractions.
Donc c’est quelque chose que j’ai souvent observé, même ça m’est arrivé souvent des accouchements, de voir des de voir des partenaires qui me disaient, c’est fou. Quand les gens entrent dans la pièce, quand les gens parlent à ma blonde, Après j’observe qu’elle a plus mal. Alors ce n’est pas dans votre tête, c’est vraiment de la physiologie pure et dure.

Je t’invite à me rejoindre dans la page de l’épisode pour avoir tous les liens pour pouvoir rejoindre Emilie où Ouellette est, tu peux la suivre sur les réseaux sociaux, il est aussi possible de la suivre sur son Patreon de façon à pouvoir avoir accès à du contenu supplémentaire.

Je te rappelle que tu peux me rejoindre aussi dans les onze clé pour une naissance facilitée. C’est une préparation virtuelle qui est en mode gratuit dans laquelle tu vas avoir énormément d’outils pour faciliter la naissance pour toi et évidemment pour ton bébé et pour ton ou ta partenaire.

Annie, ta Doula Ostéo

Si tu es dans le troisième trimestre de ta grossesse ou que tu as un petit poupon ou un petit bébé dans les bras, je t’invite à me rejoindre dans l’atelier les super pouvoirs de ton bébé pour discuter ensemble du quatre pattes, de la motricité libre, du tummy time, de la tête plate, tous les éléments hyper essentiels pour la première année de vie. Je t’embrasse très très fort, je te souhaite une magnifique semaine. J’espère que tu auras du temps pour te déposer, pour prendre coin et j’ai déjà hâte de te retrouver pour le prochain épisode.