podcast enfanter librement

Lorsque la grossesse s’est pointée le bout du nez, Alexandra et Hugo habitaient chacun de leur côté. Comme tu le devines peut-être, le premier trimestre a été mouvementé avec le déménagement et la nouvelle cohabitation.

Dans cet épisode, il nous raconte également la naissance de Margaux, le long début de travail à la maison qu’ils ont décidé de faire, le trajet épique vers l’hôpital et l’enfantement physiologique qu’ils ont vécu.

J’en profite pour te dire dès maintenant qu’Alexandra est pédiatre, c’est un élément important à connaître puisqu’elle nous partage son histoire avec ses lunettes de maman et de médecin spécialiste. Ça donne à cet épisode un petit côté sucré salé pas mal intéressant.

LES ASTUCES QUE ALEXANDRA A UTILISÉES POUR JONGLER AVEC LA DOULEUR

  • Bain
  • Création de l’ambiance dans la chambre
  • Formation OPALEO
  • Instinct
  • Parler à bébé
  • Points de pression

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Sujets abordés dans cet épisode

  • Accouchement sans péridurale

  • Accouchement en milieu hospitalier (hôpital)

  • Bulle hormonale (endorphines)

  • Cours prénataux en CLSC

  • Gestion de la douleur

  • Importance de suivre notre intuition

  • Instinct

  • Maman pédiatre

  • Naissance physiologique

  • Ne pas aimer être enceinte

  • Phase de latence

  • Poussée réflexe

  • Rupture spontanée des membranes

  • Vomissements pendant le travail

Interventions dont il est question dans cet épisode

  • 100% physiologique
Transcription de l'épisode

Annie, ta Doula Ostéo

Lorsque la grossesse s’est pointée le bout du nez, Alexandra et Hugo habitaient chacun de leur côté. Comme tu le devines peut-être, le premier trimestre a été mouvementé avec le déménagement et la nouvelle cohabitation.

 Dans cet épisode, il nous raconte également la naissance de Margaux, le long début de travail à la maison qu’ils ont décidé de faire, le trajet épique vers l’hôpital et l’enfantement physiologique qu’ils ont vécu.

 J’en profite pour te dire dès maintenant qu’Alexandra est pédiatre, c’est un élément important à connaître puisqu’elle nous partage son histoire avec ses lunettes de maman et de médecin spécialiste. Ça donne à cet épisode un petit côté sucré salé pas mal intéressant.

Alexandra et Hugo merci d’avoir accepté mon invitation. 

Vous venez nous raconter toit de la naissance de votre fille Margaux qui est encore toute toute petite.
Alors racontez-moi d’où vous partiez en début de grossesse.

Hugo

Écoute, au tout début quand on a appris ça, on partait de très loin étant donné que nous n’habitions même pas sous le même toit. Donc avant de penser à quoi que ce soit d’autre, il fallait penser à la logistique d’un éventuel déménagement.  C’était certain qu’on n’allait pas vivre ça à chacun de notre bord, donc il a fallu faire ça rapidement et je crois qu’en l’espace de deux mois, je me suis retrouvé chez toi, j’y étais déjà quand même pas mal, mais mais oui, je crois qu’en deux mois, j’avais déjà fait le déménagement. C’était déjà la première étape.

Alexandra

Oui c’est vrai qu’avant de penser à un éventuel accouchement, il a fallu qu’on absorbe cette nouvelle-là. Certains parents ça prend beaucoup de temps avant qu’ils réussissent à concevoir. Dans notre cas, ça a été une surprise et ça a été très très rapide.

Ça nous a pris quand même plusieurs semaines avant de digérer cette nouvelle qui était positive mais qui venait avec beaucoup de questionnements.

Hugo

Oui c’était pas une grande surprise d’apprendre la nouvelle de la grossesse.  On l’a quand même bien accueilli parce qu’on en avait déjà parlé avant tout ça, mais c’est vrai qu’entre en parler et se retrouver face à cette nouvelle et donc qu’est-ce qu’on fait évidemment la question ne se posait pas, mais maintenant c’est comment on s’organise dans un premier temps.

Annie, ta Doula Ostéo

Et commencer une relation à deux le même toit en début de grossesse, j’imagine que ça doit aussi apporter un lot de défis supplémentaires.

Alexndra

Tout à fait, oui exactement et puis ça n’a pas été un début de grossesse facile, j’ai trouvé ça extrêmement difficile physiquement. J’ai toujours dit que j’ai eu une grossesse médicalement parfaite, mais j’ai trouvé ça très exigeant, j’ai eu beaucoup de symptômes digestifs, une fatigue monumentale. On apprend à vivre ensemble.  Moi je me dis “mon Dieu il n’a pas signé le contrat pour habiter avec cette fille-là”, ce n’est pas celle qu’il connaissait alors oui ça a été tout un défi puis toute une adaptation. 

Hugo

Oui c’est ça c’est une avalanche d’émotions. Déjà Alex se retrouve un peu dans un nouveau corps quelque part et moi dans un nouvel appartement Tous les deux enfin avec avec un apprentissage de cohabitation là et donc en fait les émotions viennent de tout bord comme ça tu sais attends mais qu’est-ce qui se passe.

Au début ça a pris quand même quelque temps pour placer tout ça et temporiser mais on n’est jamais rentré dans une cellule de crise où on a quand même à chaque fois passé les étapes calmement en parlant beaucoup aussi forcément et intérieurement il y avait quand même tout un tas de questions que j’imagine qu’on traitait indépendamment l’un de l’autre, ce n’était pas très très simple au début.

Alexandra

On est passé au travers. C’est vrai que c’était beaucoup de choses en même temps. C’est beaucoup de défis mais c’est vrai qu’on l’a quand même bien géré. On a beaucoup communiqué. Dès le début de cette grossesse-là on s’est forcé à s’asseoir se parler que ce soit pour le positif ou pour le négatif de on se faisait un peu des “check points” qu’on se disait. On a gardé aussi en post-partum qui nous a été très utile à la fin de nos journées des fois, on s’assoyait pour faire des “check point”. 

Annie, ta Doula Ostéo

Et là il est venu un moment donné vous avez commencé à penser à l’accouchement?

Alexandra

C’est sûr que moi j’ai toujours eu un grand intérêt pour ça. On ne l’a pas nommé jusqu’à maintenant, mais moi je suis pédiatre. J’ai assisté à beaucoup d’accouchements et puis comme pédiatre c’est sûr que ce n’est pas notre travail en tant que tel les accouchements mais dans ma formation, j’avais beaucoup hésité, j’ai même commencé mon parcours en médecine familiale en voulant faire des accouchements, puis j’ai changé de direction.

C’est vraiment quelque chose qui m’a toujours fasciné en fait tout ce qui est changement physiologique de la grossesse, le processus d’accouchement.

J’ai toujours trouvé ça merveilleux et donc j’ai toujours été très curieuse envers ce sujet-là. Donc moi c’est sûr que dès le début de la grossesse, dès que j’ai su que j’étais enceinte, même on était un petit peu en décalage au début, je faisais mes lectures de mon côté sans trop en parler à Hugo non plus parce que je laissais absorber la nouvelle, mais c’est sûr que moi j’étais un petit peu en avant par rapport à lui.

J’étais déjà curieuse, je voulais savoir ce qui se passait dans mon corps, je voulais commencer à me préparer rapidement. Alors je lisais, je lisais beaucoup en fait j’ai j’étais un peu dans ce qu’on dit la surinformation mais qui je crois est tout à fait normal quand on tombe enceinte.

Je ne ressentais pas nécessairement le besoin en termes de cours prénataux ou quoi que ce soit ou du moins les cours au CLSC et tout je me disais, ça, j’ai pas vraiment besoin de ça parce que moi je sais comment ça se passe, je connais les étapes, j’ai vu les femmes accoucher.

J’ai vu toutes sortes d’accouchements. Des césariennes, des accouchements sous péridurale, des accouchements naturels un peu moins, mais quand même.

Donc moi c’est vrai que j’avais moins ce ressenti-là de me dire on va faire des cours, on va s’asseoir puis on va se faire guider par quelqu’un. Donc c’était un petit peu c’était un petit peu ça comment moi je l’ai vécu là.

Hugo

Oui alors c’est sûr que c’était un peu difficile pour moi parce que forcément quand tu as quelqu’un qui baigne un peu dans le milieu déjà et que tu regardes un profil comme le mien, c’est-à-dire moi je n’ai jamais été tonton, je n’ai jamais eu de neveu autour de moi. Dans la famille proche, je n’ai pas eu de contact avec des nourrissons ou des discours liés à un accouchement donc j’étais loin moi de de ce monde-là quoi.

Annie, ta Doula Ostéo

Oui parce que toi tu n’es pas dans le domaine de la santé.

Hugo

Vraiment pas moi je suis ébéniste donc on est on est quand même loin de tout ça. Donc j’avais vraiment zéro notion de ça. Donc moi je partais vraiment de zéro.

Je dois avouer que je faisais un peu l’autruche par rapport à tout ça. La nouvelle, tu sais déjà de se dire “oh là là attends, je vais être papa”! Comment on devient papa, comment on fait, comment on vit avec ça? Moi ça m’a pris quelques semaines avant d’envisager d’aller me renseigner un peu plus.

Je n’avais pas envie de me cacher derrière Alexandra et les connaissances qu’elle pouvait avoir. Donc par la suite, il a fallu que je me bouge. Donc là on s’est mis aussi à rechercher un support pour la préparation à l’accouchement. De voir Alexandra se renseigner un peu partout là, moi ça m’a ça m’a peu affolé, je me suis dit: attends, on est deux dans cette histoire, il faut qu’on aille à deux quoi tout simplement.

Alexandra

C’est vrai qu’en fait il me rapprochait un peu de trop m’informer, mais je pense que tu étais en train de digérer les choses une à la fois. Moi je me  disais est-ce qu’à un moment donné il va être rendu à l’étape de de se préparer pour l’accouchement?

Je me souviendrai toujours du moment où on est allé à la deuxième échographie, puis tu me dis j’ai l’impression qu’on on repart de l’hôpital, mais on a laissé le bébé dans la salle d’échographie. Tu sais il y a vu le bébé mais on était dans la voiture puis il était comme pour moi c’est tellement étrange parce que c’est comme si on l’a laissé là-bas alors alors qu’il est dans mon ventre, il est là, je commence à avoir une bedaine et tout, mais ça illustre à quel point pour les hommes, c’est moins concret, tu vois.

Bref il y a un moment où il s’est dit là il me dit là il faut qu’on fasse quelque chose ça nous prend des cours et tout j’ai dit je vais regarder un peu les options qu’est-ce qu’on peut faire j’étais contente parce que je me disais j’avais l’impression que moi j’apprendrais pas grand chose que j’ai ce qui est pas du tout vrai au final en fait j’ai énormément appris je content de toute cette préparation-là, mais mais ma première réaction ça a été de me dire “ah c’est bon on va pouvoir se préparer ensemble”. Se permettre de vivre ça ensemble, mon chum va être là. Je ne serai pas une de ces femmes qui accouchent toute seule parce que ça aussi je l’avais déjà vu là, des papas pas du tout impliqués. C’était un peu ma crainte finalement, mais je pense que tu avais juste besoin de temps au début en fait.

Tu as eu besoin de temps puis j’étais capable quand même de le respecter.

Hugo

Oui ça j’avoue et je te remercie pour ça oui vraiment. Tu peux prendre vite peur d’avoir un partenaire un peu plus végétatif comme ça.

Alexandra

Oui mais oui mais je te connais je savais qu’un jour ça viendrait. Je ne le regrette pas parce qu’au final tout s’est placé au bon moment.

Annie, ta Doula Ostéo

Et toi comme médecin spécialiste quand tu t’imaginais à ce moment-là donner naissance, ça ressemblait à quoi ton image?

Alexandra

C’est une bonne question en fait moi J’ai encore l’image d’un accouchement auquel j’avais assisté il y a à peu près une dizaine d’années. Une femme qui était rentrée à l’hôpital et puis avait accouché de façon naturelle, elle m’avait marqué elle avait accouché sur le côté, ce qui était un peu plus atypique dans les hôpitaux, ça reste quand même pas le, si Souvent c’est la position gynécologique c’est l’image qu’on a mais moi cet accouchement-là m’avait marqué c’était un accouchement où est-ce que tout était calme les lumières étaient tamisées Mais c’est un accouchement en milieu hospitalier parce que pour moi ma vision moi justement de par c’est un billet professionnel, mais pour moi je ne m’imaginais pas accoucher ailleurs que dans un hôpital, je ne me serais pas sentie personnellement en sécurité. Et je respecte et je comprends même encore mieux maintenant les femmes qui font le choix d’accoucher ailleurs que dans un hôpital mais personnellement moi je pouvais pas m’imaginer autre chose mais je me disais moi je vais avoir un accouchement naturel dans la douceur dans le calme, mais dans un hôpital. 

Et d’ailleurs j’avais un peu la la mentalité de me dire, Je vais leur prouver que c’est possible aussi tu vois parce que de plus en plus les mentalités changent aussi puis il y a une belle évolution quand même en milieu hospitalier, c’est long évidemment d’un endroit à l’autre c’est différent d’un médecin à l’autre c’est différent mais je me disais de toute façon c’est moi qui accouche, alors peu importe j’ai un certain contrôle c’est mon corps donc je vais pas leur donner le plein contrôle c’est pas parce que j’accouche dans un hôpital que je pars la responsabilité de mon accouchement puis on va se préparer pour pouvoir justement avoir, j’aime pas le mot contrôle mais je pense que les gens peuvent comprendre c’est vraiment que je n’allais pas me faire prendre en charge puis on n’allait pas me dire comment accoucher. 

On allait m’accompagner.

Hugo 

Oui là-dessus ça a été oui tout de suite j’ai senti une sérénité par rapport à tout ça, elle a depuis le début été convaincue de ça et évidemment moi je me suis laissé porter donc on a marché tous les deux droit vers ce processus-là et voilà je pense qu’aujourd’hui personne ne le regrette quoi.

Annie, ta Doula Ostéo 

Évite les si j’avais su en connaissant à l’avance toutes les étapes importantes jusqu’à la fin de ta grossesse. 

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Souvent quand les femmes enceintes disent aux gens autour d’elles qu’elles veulent avoir un naturel, sans péridurale, je vais oser dire parfois elles sont même un peu ridiculisées dans ce désir-là. Toi avec de nombreux amis qui sont aussi dans le milieu médical sûrement que tu as beaucoup d’amis qui sont médecins est-ce que tu as osé dire pendant ta grossesse tu aimerais vivre cette expérience-là ou tu as tenu ça secret

Alexandra 

C’est une belle question, j’adore cette question en fait. J’ai pas osé, moi J’allais pas rencontrer les gens en disant moi je veux accoucher naturel, moi je veux faire si je veux faire ça. 

En dedans de moi je gardais toujours cette ouverture-là parce que moi j’ai aussi vu des accouchements qui sont devenus très médicalisés et pour des très très bonnes raisons. J’ai vu des bébés et des mamans restés en vie parce que le système médical existe. 

J’en parlais, moi j’aimerai ça. 

Puis les gens même dans mon milieu même mes amis médecins savent que j’ai un côté un peu je je ne vais pas dire non plus granaux mais le petit côté un peu tu sais la connexion entre le corps et l’esprit et et si on peut éviter que de la médicalisation, tu sais moi je suis très ouverte à tout ce qui est un peu plus alternatif donc ça va un peu avec ma personnalité donc je leur disais si j’ai besoin de péridurale, je vais prendre la péridurale, je suis cent pour cent ouverte à ça. Mais c’est vrai qu’en dans moi et je l’ai réalisé par après, j’avais la conviction que j’étais capable de le faire sans sans me mettre de pression, mais je me disais je sais que j’ai ce pouvoir-là en dedans de moi et c’est ce que je voudrais vraiment pour moi, pour mon bébé puis aussi pour aller au bout de moi j’avais vraiment comme je dis j’ai une fascination pour le corps est ce que le corps peut faire et d’ailleurs c’est un peu je compare ça un peu à du sport extrême en fait jusqu’où mon corps peut se rendre et j’étais curieuse de vivre l’expérience de l’accouchement jusqu’au bout en sentant tout. Par curiosité en fait c’était une curiosité autant médicale que personnelle. 

Donc c’est ça je je je m’en suis pas du tout vantée même genre le genre parlait pas nécessairement, mais les gens savaient qu’on faisait une préparation à la naissance dans ces eaux-là, mais même à notre famille on se vantait pas de ça. De toute façon, pour moi c’était quelque chose de personnel et ça depuis le début c’était quelque chose que je voulais vivre avec Hugo avec notre bébé donc c’est pas quelque chose sur lequel j’allais m’étendre.

Hugo 

Oui de toute façon je pense que c’est ça tu l’as dit c’est quand même personnel et puis dans la mesure où de toute façon tu ne sais pas comment ça va se dérouler, que tu en parles ou non je dirais que ça ne change pas grand chose, c’est sur le moment que tout se passe, que tout se se fait donc, mais juste pour finir cette parenthèse. 

C’est vrai que moi je je partais un peu de zéro, je n’avais pas eu vraiment de point de comparaison, d’expérience, d’accouchement tout ça en m’étant renseigné à côté, mais si tu veux dans dans mon entourage non et et donc pour moi tout allait se passer comme Alexandra le projetait et donc en fait j’ai embarqué dans cet état d’esprit vraiment et tout le long je me suis dit, mais ok, finalement ça va pas être si compliqué quoi. Et en fait, je trouve que par rapport à ce point-là, je me suis trouvé plutôt tranquille d’esprit. Tu sais de jour en jour, je n’allais pas, je me, on se rapprochait de l’accouchement, je ne sentais pas de pression s’accumuler Je n’avais pas d’anxiété par rapport à ça bizarrement, je ne sais pas par quel miracle je parce que je suis quand même un peu de nature anxieuse et là par rapport à ça moi j’étais quand même assez serein. 

Donc je faisais beaucoup confiance à Alexandra qui était toujours en harmonie avec son corps là c’est vrai le corps et l’esprit ça C’était un peu le maître mot de notre voilà de la situation. J’étais assez admiratif par rapport à la position d’Alexandra.

Annie, ta Doula Ostéo 

Et la suite des choses a confirmé que tu avais raison de lui faire confiance.

Hugo 

Absolument absolument oui oui.

Annie, ta Doula Ostéo 

Comment ça s’est passé?

Alexandra 

C’était c’était toute mon on sait jamais par où commencer en fait parce que ça a été tellement un moment merveilleux puis c’est drôle parce que maintenant quand surtout que moi je dis toujours moi la grossesse ça a pas été tu sais moi j’ai trouvé ça difficile j’ai en fait j’ai pas beaucoup aimé être enceinte. En dehors de la connexion avec le bébé de sentir le bébé bouger, de pouvoir lui parler, j’ai adoré ça mais toutes les contraintes liées à la grossesse bref j’ai préféré accoucher qu’être enceinte personnellement. Les gens quand je dis ça ils se disent mais voyons donc personne ne dit jamais ça mais mais effectivement j’avais hâte d’accoucher puis c’est vrai que même en fin de grossesse on n’a pas eu de d’anticipation négative, c’était toujours positif, Mais voilà, je ne sais même pas où je m’en aller avec ça moi.

Hugo

Mais ce n’est pas grave, ça arrive.

Alexandra 

Ils disent que quand on perd le fil de nos idées, c’est tombe dans l’émotif. On parlait de l’accouchement tu disais comment ça s’est passé écoute ça a été ça a été un moment de connexion totale. 

 

Ça a été une bulle en fait, je nous revois dans la maison dans l’espèce de bulle qu’on s’est créé et c’est le temps s’est arrêté pendant vingt-quatre heures en fait c’est c’est vraiment comme si, oui vraiment moi c’est comme ça que je le vois, le temps s’est complètement arrêté pendant vingt-quatre heures.

Hugo 

Un peu moins pour moi puisque cette journée-là j’étais au travail jusqu’à environ quatorze heures où j’ai reçu un un joli message d’Alexandra m’avertissant qu’il était temps que je revienne parce que ce matin-là, le travail avait déjà bien amorcé, j’avais quand même pris la décision d’aller travailler parce que bon, on s’entendait que ce n’était pas non plus une urgence à ce moment-là. Par contre c’est vrai que début d’après-midi, j’ai rejoint Alexandra pour être à deux dans tout ça quoi.

Alexandra 

Cette précision-là parce que ça a l’air quasiment un peu étrange de dire moi ma blonde rentre en travail, je m’en vais travailler, mais en fait c’est que moi j’avais eu deux phases de latence préparatoire en pleine nuit, une à trente-huit semaines de grossesse, une à trente-neuf semaines de grossesse. 

La première fois je n’avais pas l’impression que j’allais accoucher, mais la deuxième fois le vrai travail commence et à chaque fois, les choses s’arrêtaient. C’est sûr que le matin, puis c’est drôle parce que j’avais toujours dit, ah moi je vais accoucher à quarante semaines ou plus tard. Et puis à un moment donné on a appris qu’à quarante semaines pile c’était la pleine lune et donc à quarante semaines et zéro donc le jour de la date prévue je me suis réveillée avec des contractions je me suis dit bon on va pas s’énerver, je suis la championne des fausses alertes, ça fait mal, c’est un peu atypique parce qu’au lieu d’être la nuit cette fois-ci le matin, mais regarder Hugo va travailler parce que si ça se trouve c’est encore une fausse alerte. 

Si je sais à un moment donné que c’est le vrai travail, je t’écrirai donc le matin j’étais pas complètement convaincu ça a été long j’ai vraiment passé la journée avec des contractions disons plus ou moins douloureuses, plus ou moins espacées, j’ai fait plein plein de choses cette journée-là, mais je me suis mise à perdre le bouchon muqueux puis c’est là que j’ai fait ouh là là là là c’est différent puis là ça ça ne veut pas s’arrêter ça s’espace des fois j’ai des contractions en quinze minutes mais ça n’arrête pas. Donc là je me suis dit là ça fait plus aucun sens que mon chum soit au travail en train de faire je ne sais quoi pendant que moi je me prépare à donner naissance et que là j’ai dit là c’est le temps de revenir. 

Puis heureusement parce qu’effectivement pour lui ça a été un peu au début même chose qu’au début de la grossesse comme s’il rentrait à la maison puis il était un peu dans le déni dans le sens où il faisait plein de temps je faisais ces petites choses comme s’il ne réalisait pas mais je me remets à sa place lui était au travail trente minutes avant dans une journée normale puis là ça s’en vient.

Hugo 

Oui, à ce moment-là, j’ai bien réalisé ce qui s’en venait là. Et je me souviens d’ailleurs en arrivant à la maison tu avais des contractions, mais ça allait encore. D’ailleurs on est allé prendre une marche et manger une crème glacée par la suite. Mais mais moi je sais que je m’étais remis un peu dans le, j’ai ressorti les dossiers, le plan de naissance, voilà j’avais besoin de restructurer tout ça dans la tête en arrivant à la maison pour être optimal quand il s’agir d’être dans l’action et d’être le meilleur support possible pour Alexandra quoi. 

Là on est rentré dans une petite bulle là tous les deux.

Alexandra 

Au retour de la marche en fait parce que la marche moi à un moment donné j’en pouvais plus je me disais là là ça va faire le la préparation faut que je rentre en travail actif je sais plus quoi faire j’avais lavé les planchers j’avais fait du ménage des brassées de lavage, j’avais passé la journée à être très active puis c’est comme si ça ne décollait pas, mais en même temps je pense que j’avais besoin de la sécurité d’Hugo aussi. 

Une fois qu’Hugo est arrivé, on est allé prendre une marche puis je me souviens encore être au parc, au parc Laurier à côté de chez nous puis dire ok là on rentre. 

Là, il se passe quelque chose et puis quand on est rentré, c’est là qu’on a créé cette bulle là. Hugo a caché toutes les horloges, il n’y avait plus d’écran. De toute façon il n’y avait pas de communication extérieure parce que moi j’avais dit à toute ma famille, vous allez savoir quand le bébé sera là, j’avertis personne, on le vit à trois. On est là-dedans c’est tout et même de ton côté je crois Hugo. Je pense qu’on a parlé à personne, on ne voulait pas se faire déranger.

Hugo 

Ce n’est jamais le bon moment pour envoyer des messages alors que alors qu’il y a quand même un travail qui se fait là. Donc non non là-dessus nous on s’est on s’est vraiment enfermés et on a transformé l’appartement en speak easy.

Alexandra 

C’est exactement ça. Ambiance tamisée et tout. Et ça aussi c’est drôle parce que moi j’ai toujours dit que j’allais accoucher la nuit d’autant plus que j’ai accouché dans l’hôpital dans lequel je travaille alors je me voyais pas arriver je voulais pas croiser des gens que je connaissais je voulais être dans ma bulle.

Effectivement, on est rentré à l’hôpital en pleine nuit, mais j’ai vraiment le travail, comme une chatte, on en a eu plein de chats et de chatons chez nous et puis c’était toujours la nuit en fait c’est le sentiment de sécurité. D’ailleurs je suis un peu un oiseau nocturne quand j’ai trouvé ce sentiment de sécurité là dans la bulle avec l’ambiance tamisée, c’est là que je suis rentré en travail actif. 

Puis c’est là que les choses ont commencé à être un petit peu plus sérieuse quoique c’était pas des douleurs comme j’aurais pu imaginer même que je me disais mais voyons ça avance pas. C’est vrai que je pensais avoir plus mal que ça plus rapidement. J’ai eu mal, il y a des, il y a un moment donné, je me suis mis à avoir beaucoup plus mal, mais c’est vrai que j’ai j’ai été plutôt calme puis ça se passait plutôt bien avant le départ pour pour l’hôpital.

Hugo 

Oui, il faut faut dire que faut dire qu’on a quand même pris décision de te faire couler un bain, finalement de repousser au maximum un peu le moment parce que c’est ça qu’on s’était dit, on s’était dit qu’en fait, on voulait vivre ce moment-là le plus longtemps possible à la maison dans la mesure du possible et donc effectivement il a fallu quand même qu’Alexandra se mettre dans le bain pour apaiser tout ça et on est resté un bon moment d’ailleurs ensemble.

Alexandra 

Ça a été vraiment le moment où on a passé plus de temps je crois dans la salle de bain. Je me suis promenée un peu partout dans l’appartement, beaucoup de temps sur la toilette aussi, un certain point je suis allé dans le lit, mais ça c’est quand je commençais à être plus inconfortable, ballon. 

Je suis retournée dans le bain un certain point aussi. Pour moi c’était clair que je voulais faire le maximum de travail à la maison à défaut d’avoir le courage ou l’intention d’accoucher en maison naissance ou même chez moi à la maison je me disais de toute façon le plus gros du travail puis c’est vrai c’est ce qui s’est passé ce sera à la maison dans notre confort. Je saurai j’avais plein de confiance du fait que mon corps me dirait quand c’est le temps d’aller à l’hôpital. 

Je me souviens qu’à un moment donné Hugo lui avait un peu moins de plaisir puis appelé à la maternité parce qu’il trouvait que là je commencais à être vraiment en douleur puis il me disait tu es sûr qu’on doit pas aller l’hôpital puis je me souviens, j’ai dit non, je ne suis pas prête.

Hugo 

Oui, oui, oui, c’est ça. J’ai pris la liberté quand même d’appeler la première fois.

Alexandra 

Ce qui est très bien.

Hugo 

Oui c’est ça. 

Alexandra 

Je te le reproche pas du tout en fait c’était la chose à faire.

Hugo 

Oui c’est ça. Je savais pas trop si Alexandra était à ce moment-là en capacité de juger correctement les choses et moi, effectivement un peu plus à froid dans ma tête, je me suis dit, attends c’est ton rôle aussi de finalement de de sécuriser ce qui se passe là. 

Donc premier appel effectivement bon plus ou moins RAS, ils m’ont dit bon voilà continuer comme ça tout va bien si jamais les douleurs plus intense et si les contractions sont plus rapprochées à ce moment-là vous nous recontacter. 

Donc on repart dans notre processus, enfin Alexandra surtout mais je gardais un oeil là-dessus puis je me suis dit bon à tout moment je peux prendre le cellulaire mais c’est vrai qu’Alexandra a quand même essayé de pousser au maximum ce moment-là je trouve.

Alexandra 

C’était même pas volontaire je me voyais pas c’est c’est instinctif en fait je prenais pas la décision consciente de retarder mais je me disais c’est pas maintenant, c’est pas là.

À posteriori c’est vrai que le tour de voiture a été plus ou moins agréable je crois très très stressant pour Hugo. Très douloureux pour moi donc je me dis peut-être j’aurais dû y aller avant mais mon corps me disait que c’était pas le moment. 

Et bien en fait le moment où les choses ont tourné c’est quand je me suis mis à vomir. J’avais tellement de douleur que je me suis mis à vomir. Puis là je me suis dit ok puis c’est comme si à ce moment-là aussi j’ai fait ah oui, là vraiment je vais accoucher. C’est drôle, mais comme j’avais eu des phases de latence préparatoire, c’est comme si jusqu’à la dernière minute, je me disais oui, mais là, ce bébé là, il ne veut pas arriver et ça arrivera jamais. 

J’étais quasiment, pas que j’étais dans le déni, mais il a fallu que je me mette à vomir de douleur là vraiment là, plus position confortable à quatre pattes à terre puis là c’est là qu’Hugo a rappelé à la maternité. Puis là la femme m’a dit c’est bon, vous pouvez vous en venir.

Alexandra 

Donc là j’ai fait ok là c’est bon on accouche. Là j’ai fait oui ok là c’est bon c’est correct c’est justifié d’aller à la maternité ils vont pas me retourner parce que aussi, je ne voulais pas être la personne qui arrive et puis qui se fait dire, vous êtes à trois centimètres madame, il faut retourner à la maison, il faut faire des allers-retours, je ne voulais rien savoir.

Hugo 

Oui oui c’est vrai, mais c’est vrai que jusqu’au bout on a l’impression que ça ne va jamais arriver. Ça c’est drôle comme sensation tu vois. Tu perds un peu la notion du temps donc tu te dis, mais ça fait depuis combien de temps qu’on est là. J’avoue que oui c’était particulier comme sensation je trouve. Mais bon pour en revenir à ce qu’on disait c’est vrai que à ce moment-là moi Je suis sur l’application de Communauto et je prie pour qu’il y ait une Communauto juste à côté évidemment parce que c’était notre plan, notre plan un, le seul est unique plus ou moins.

Hugo 

On a eu de la chance, il y avait une communauté juste à côté et moi j’étais un peu en panique parce qu’à ce moment-là je laisse Alexandra toute seule quand même avec des vomissements, des grosses contractions. 

On met tout dans le coffre, tu sais, c’est comme si tu partais en vacances quoi, mais dans dans l’urgence quoi, tu vois. Et là, j’emmène Alexandra à la voiture. Et moi je voyais ça comme, tu as l’impression que ça va être l’aventure de ta vie dans la voiture, genre vraiment quatre-vingts kilomètres heure en ville, on brûle les lumières tout ça. 

À la limite, une petite escorte policière, mais premier virage un peu brutal avec Alexandra, mais attends, mais tu vas trop vite là, ça ne va pas, ça ne va pas. À vu de nez, ça doit être 10 minutes en voiture, on a dû mettre quarante minutes quoi.

Alexandra 

Moi aussi je me disais ok le plus vite le mieux ça va être fait mais en fait ça fonctionnait pas du tout. Le moindre nid de poule, la moindre lumière, je lui disais constamment de ralentir alors que moi aussi j’aurais voulu arriver vite mais la douleur était incontrôlable à chaque contraction fallait que je détache ma ceinture de sécurité. Je m’agrippais au banc conducteur, je vomissais en même temps que j’avais ma contraction. C’était un moment plus ou moins glorieux.

Hugo 

c’était c’était assez interminable ce trajet.

Alexandra 

Ça a été vraiment moi ça je l’avais pas c’était pas dans mon plan de match ce court moment-là, mais en fait je crois qu’il a fait débouler un peu les choses. Je pense qu’à un moment donné tu t’es dit ça y est va accoucher dans l’auto.

Hugo 

Oui j’y ai pensé. Ce n’est pas des choses que tu peux prévoir en fait, mais moi je me disais, mais qu’est-ce qui se passe quoi genre est-ce qu’on va réussir à se rendre à l’hôpital.

Alexandra 

Moi j’avais pas peur d’accoucher parce que encore une fois dans ma connaissance premier bébé il va falloir que je pousse pendant deux heures donc j’avais pas la crainte que j’allais accoucher mais mais c’est vrai que je me mets à la place d’Hugo de l’extérieur, j’étais en en grande douleur là, c’était c’était quelque chose.

Hugo 

Oui En fait, on a quand même un peu joué avec les limites. Moi je trouve, tu vois avec le recul, on s’était un peu dit déjà, ça s’est ça s’est très bien passé, mais peut-être que dix minutes, quinze minutes avant, peut-être qu’on aurait eu un peu moins de stress. 

Mais on ne le saura jamais, c’était quand même une belle aventure. Donc on réussit à se rendre à l’hôpital quand même.

Annie, ta Doula Ostéo

Et là pendant ce trajet-là si j’ai bien compris au début Alexandra tu disais à Hugo ralenti, mais il y a eu un moment donné où tu demandais carrément de s’arrêter.

Alexandra

Ah oui, ah oui, on s’est arrêté à la fin.

Hugo 

Pour trois-cents mètres.

Alexandra

Ah oui parce que les contractions étaient extrêmement rapprochées, ça c’est l’autre chose donc il fallait arrêter constamment. Oui il arrêtait la voiture à droite de toute façon c’était la nuit, il y avait très peu de voitures sur la route, oui il arrêtait à chaque contraction. Alors ça semblait interminable. Oui le cinq kilomètres le plus long de toute notre vie.

Hugo 

Effectivement.

Alexandra 

Mais on y est arrivé.

Annie, ta Doula Ostéo 

Et là où vous arrivez en milieu hospitalier. Exact. Comment ça se passe comment tu fais pour marcher déjà pour te rendre à l’unité.

Alexandra 

Ça c’est fascinant parce que le phénomène de la pause, cerveau intelligent comme on dit, en fait moi je suis arrivée à mon hôpital en plein contrôle. Je suis sortie de la voiture, c’est vrai que tous les gens qui passaient m’offraient un fauteuil roulant puis moi j’étais là non je ne veux surtout pas m’asseoir, c’était impossible pour moi de m’asseoir. 

Je me suis encore pris des contractions en chemin vers la maternité, mais une fois rendue dans la salle de triage obstétricale, j’étais calme, je faisais même des blagues et j’ai donné toute ma liste de médicaments à l’infirmière, tout allait bien.

Hugo 

Moi je stressais un petit peu plus parce que je me dis ça y est là, je Prendre mon mon rôle, tu sais vraiment et et en fait Alexandra répond à toutes les questions, je disais bon ben ok, écoute on va la laisser on va la laisser faire.

Alexandra 

Je suis sortie de ma bulle en fait, je suis c’est sûr qu’Hugo c’est pas la personne qui aime le plus les hôpitaux je me disais ben je sais pas j’ai comme repris mon rôle médical donc pendant le triage effectivement c’est comme si ça s’est calmé en fait les douleurs mais vraiment on est passé, pas de tout à rien parce qu’il fallait quand même que je prenne des contractions dans une certaine position, mais c’était tolérable. 

C’est incroyable. 

C’est fascinant ce phénomène-là, j’avais entendu parler de ça puis d’ailleurs c’était une de mes craintes, je me disais si on va trop tôt à l’hôpital tout va s’arrêter, Mais heureusement je pense que je me suis relâchée au moment où ils m’ont fait allonger pour aller vérifier faire en fait le le toucher vaginal. Je me suis allongé sur la table et puis là j’ai écarté les jambes et là le pop je vais jamais oublier ce moment-là de toute ma vie. 

J’ai eu l’impression qu’une balloune éclatait et je l’ai entendu et j’étais convaincue qu’Hugo et l’infirmière l’auraient entendu. Finalement non tout ce qu’ils ont vu c’était une flaque d’eau en fait parce que c’est là que j’ai rompu mes membranes, tout à coup en fait les douleurs se sont complètement exacerbées puis là c’est comme si ça a repris le travail.

Hugo 

Oui là là c’est devenu un peu incontrôlable à ce moment là.

Là tu as accepté la chaise roulante

Alexandra 

Non ils m’ont obligé oui ils m’ont obligé à m’asseoir dans un fauteuil roulant et je reste convaincu à ce jour que la jeune infirmière au triage avait peur que j’accouche dans le couloir. Parce qu’elle a fait mon toucher vaginal et elle a dit la tête est basse, c’est tout. Et j’avais pas dit de pas me dire la dilatation ou quoi moi je m’attendais elles me disent la dilatation, mais c’est comme si elle n’osait pas le dire, elle a juste été surprise. Finalement, j’ai appris par après que j’étais dilatée à huit centimètres. 

Donc probablement qu’elle s’attendait à autre chose, mais là c’était ah non non madame vous vous assoyez sur un fauteuil roulant puis moi je me disais mais je me rendrai pas je peux pas m’asseoir je en fait je pouvais. Je leur disais, j’étais allongé, j’étais je ne peux pas me lever, j’avais l’impression de ne plus pouvoir rien faire en fait. Même je pourrais dire j’ai perdu le contrôle, j’ai perdu ma sérénité à ce moment-là.

Hugo 

Moi j’ai trouvé ça plutôt rassurant de le savoir sur le fauteuil parce que non c’est vrai tu as commencé à avoir beaucoup de douleur, c’était compliqué.

Alexandra 

Ah oui.

Hugo 

Fait qu’elle embarque sur le fauteuil et on laisse toutes nos valises dans cette salle de triage Et c’est parti pour l’accouchement quoi. C’était assez assez intense parce que au final on n’a pas eu le temps de se mettre en place ou de réaliser qu’on se trouvait à l’hôpital et en fait on est rentré Alexandre est entré dans un travail tout de suite et moi il a fallu que je suive derrière et c’est vrai que c’était extrêmement rapide et donc on n’a pas on n’a pas vu les choses venir oui.

Alexandra 

T’as été un peu peur en ce moment-là en fait parce que c’est comme si tout déboulait, j’avais très mal. Là. C’est là à ce moment-là je me suis dit mais mon Dieu j’y arriverai pas je me suis encore d’avoir eu cette pensée-là j’y arriverai pas. 

Mais l’infirmière a lu notre plan de naissance parce que allait tellement vite en fait que c’était pas on s’assoit on discute du plan de naissance là c’était un peu le branle-bas de combat si on veut. Demandé à prendre un bain, il y avait un bain dans la chambre, je ne pense même pas qu’il m’aurait laissé aller au bain tourbillon. J’ai pris un bain, j’avais besoin de chaleur, mais là, le bain ça ne me convenait pas, il fallait que je sors du bain, il fallait que je me mette à quatre pattes, je veux m’asseoir sur la toilette, amenez-moi le ballon, c’est comme si à toutes les cinq, 6 minutes, j’avais besoin de changer, j’étais un peu, je n’avais pas de position.

Hugo 

Ah vraiment, ça partait dans tous les sens à ce moment-là avant qu’on commence à prendre nos marques dans sale, mais et puis moi je me souviens qu’en plus il fallait donner un peu les renseignements nous concernant donc administrativement parlant tout ça, J’étais quasiment incapable de répondre parce que j’entendais Alexandra quand même un peu en souffrance à ce moment-là. Oui il a fallu gérer tout ça rapidement, mais avec une infirmière écoute vraiment remarquable, je ne reviens toujours pas en fait du support qu’elle a apporté. Je pense qu’elle a vu un peu ma détresse à un moment donné et elle a réussi à, si tu veux me mettre en confiance et à me recadrer un peu, donc on a vraiment travaillé à trois par la suite et je pense qu’elle a été un vrai support aussi pour toi.

Hugo 

Elle t’a mis en confiance beaucoup.

Alexandra 

Oui ça a pris un certain temps c’est drôle ça m’a comme pris une petite heure avant d’être en confiance mais c’est vrai qu’à un moment donnéi j’ai eu peur. Je me suis mis à avoir des poussées physiologiques très violentes et j’ai trouvé ça vraiment apeurant et puis moi je savais pas ce qui se passait parce que tu as beau avoir assisté à plein accouchement, tu ne peux pas savoir tant que tu ne ressens pas ça. 

Et puis j’avais ces poussées là très violent très peu de temps après notre arrivée mais je me dis si je comprends pas faut que je me relâche alors moi j’essaie de me relâcher pendant que j’avais des espèces de poussée physiologique que j’ai un peu réfrénée finalement, j’ai dit finalement l’infirmière ça pousse ça va pas, elle a dit on va être examinée, finalement effectivement j’étais complète. 

Mais c’est vrai que j’ai eu peur puis pour moi tout allait trop vite parce que même si je savais que j’avais voulu faire la majorité de mon travail à la maison, j’avais l’impression qu’on venait d’arriver à l’hôpital, je disais, mais voyons, ça ne se peut pas, ça va beaucoup trop vite. Et puis, elle m’a dit, on peut pousser, je me disais voyons ça ne se peut pas, tu sais, c’est waouh. 

Puis en plus, j’étais épuisée. 

Moi, ça a été marquant, j’avais commencé à avoir des contractions tôt le matin à cinq heures du matin puis là faut se dire qu’il est on était rendu en pleine nuit il était une heure une heure du matin environ et puis on me dit tu peux pousser. 

Je me souviendrai toujours moi pendant la première demi-heure on me disait mais non mais il faut que tu pousses tel endroit tout ça et puis je ne respectais pas les consignes parce que j’étais tout simplement épuisé et j’avais besoin de me relaxer alors je poussais de façon inefficace mais je savais que mes poussées n’étaient pas efficaces, mais j’avais besoin de ce moment-là de répit parce qu’enfin j’avais une petite pause entre mes contractions, ce que j’avais pu depuis environ une heure ou deux. 

Oui c’est ça, c’est c’est l’impression que tout allait vite en fait, tout nous glissait entre les mains même quand j’ai commencé à pousser, je me suis encore de sentir la petite descente et je me dis mais elle descend trop vite ça va trop vite tout ça c’est c’est ça va donc bien vite. Mais oui.

Hugo 

Et c’est vrai et c’est vrai parce qu’au final quand tu mets toutes ces étapes bout à bout, tu te rends compte que oui c’est allé très vite, on n’a pas eu le temps de mettre de la lumière, on n’a pas eu le temps.

Alexandra 

Mais les lumières étaient amusées parce que c’était la nuit.

Alexandra 

Mais je m’en suis même pas rendu compte, c’est par après en fait j’ai dit à Hugo de faire quelque chose parce qu’on s’était imaginé des choses, on s’était imaginé mettre de la musique et tout, j’ai dit à go, est-ce qu’il y avait ou pas de la musique Je ne savais pas.

Hugo 

Ça, c’est étonnant comme les choses deviennent floues dans ce genre de moments intenses, mais oui, il y avait de la musique.

Alexandra 

Oui, c’est ça, c’est ça, c’était, c’est ça, je, mais moi, je n’ai aucune idée.

Hugo 

Puis à un moment donné, forcément, ils ont appelé donc le médecin.

Alexandra 

C’est la résidente qui était là puis ils ont commencé à me faire pousser et tout mais rapidement elle a installé la table. Il y avait vraiment une ambiance de presse en fait le. Parce que tout allait vite.

Hugo 

Oui puis là j’ai moi j’ai senti qu’on commence à avoir un petit peu plus de directives quand même vis-à-vis de l’équipe médicale. Qui cherchait beaucoup dans mes souvenirs à te proposer des positions qui ne te plaisaient pas nécessairement ou en tout cas tu n’étais pas à l’aise je me souviens.

Alexandra 

Mais d’aller le lit en fait, c’est la fameuse consigne d’aller sur le lit, mais moi puis même à posteriori, je me dis même si j’avais voulu une péridurale, j’avais tellement de la misère à aller sur le lit et c’était l’endroit où j’avais le moins envie d’aller et j’y suis allé et je me suis dit je vais commencer à à quatre pattes sur le lit, je vois être content sur le lit, mais j’étais épuisée. Je me suis laissée glisser sur le côté du lit spontanément et puis il n’y avait rien à dire de toute façon, je ne pouvais pas faire autrement. Et puis je me suis dit j’ai agrippé les mains, les avant-bras du goût en fait qui étaient de l’autre côté du lit donc on était un peu suspendu par-dessus le lit puis puis j’ai dit ben moi je reste ici. C’est ici que je pousse. 

Organisez-vous. 

Je l’ai même pas dit, ça allait de soit, il n’y avait rien d’autre à faire puis puis on m’aurait dit de faire le contraire il aurait voulu me déplacer parce que on nous fait des propositions mais mais on ne nous reproche pas de ne pas les suivre. Tu vois c’est ce que j’ai ressenti en fait.

Alexandra 

Et puis chaque fois on dirait des fois j’avais l’impression que l’infirmière se disait qu’est-ce qu’elle fait là puis elle se disait finalement c’est pas si fou.

Puis elle s’est mis à m’accompagner comme ça puis je me souviens encore quand j’étais sur le côté du lit, j’avais peur de pousser c’est une drôle de chose à dire. Mais j’ai eu peur de pousser parce que c’était une sensation tellement étrange. C’est l’infirmière qui a réussi à me rassurer en mettant débarbouillettes d’eau chaude vraiment sur les fesses en me disant oui oui je te confirme, c’est ici qu’il faut que tu pousses, laisse-toi aller, ça va bien aller. 

Donc j’ai poussé en grande partie sur le côté du lit, puis je suis réembarquée éventuellement sur le lit en position couchée sur le côté. À leur proposition, mais parce que moi-même je ne voulais plus rester sur le côté du lit, j’étais épuisée et je lui disais je n’y arrive plus, je ne tiens plus, je ne sais plus quoi faire. 

Pour moi, c’était hors de question de m’installer en position gynécologique. C’était tout ce qu’il y avait de moins naturel à mon sens. Donc, Elle m’a dit, je te propose d’essayer de te coucher sur le côté, Hugo va tenir ta jambe et tout ça. Et ça a été une transition difficile de trouver ça difficile de rembarquer sur le lit et tout.

Je n’étais pas convaincu, mais finalement ça s’est super bien passé puis on a fait les dernières poussées comme ça puis Margaux est sorti dans cette position-là, puis ça s’est bien passé.

Hugo 

Ce que je retiens, c’est que c’était vraiment un travail d’équipe à ce moment-là parce que Alexandra avait besoin de moi pour garder une position qui était la position la plus confortable pour elle, qui était à priori quand même adaptée pour la situation. Là effectivement je crois que je ne chantais plus vraiment mes mains tellement ça serrait fort, c’était vraiment une belle fin à ce moment-là parce qu’on faisait vraiment tout ce corps-là vraiment c’était assez émouvant oui à ce moment-là.

Alexandra 

Puis ils nous ont beaucoup respecté dans le sens où j’ai pas eu l’impression que la résidente m’a touché ou quoi elle me laissait faire elles ont eu confiance en nous en fait je crois.

Ils m’ont dit veux-tu toucher la tête du bébé et moi je me dans mon film à moi j’aurais la tête du bébé, je serais allé l’accueillir moi-même, mais à ce moment-là, de façon étrange, mais bon, c’est ça qui est ça, j’étais épuisée et j’ai dit non. 

Moi j’avais un travail à faire, c’était sortir ce bébé-là et tout ce qui me restait d’énergie, j’allais le mettre là-dedans. Je ne vais pas aller le chercher, je vais le sortir de là, mais organisez-vous avec le reste. 

Même si j’avais voulu en fait je n’avais pas la force puis dans la position dans laquelle j’étais j’étais épuisé. Je les ai trouvés, c’est pas d’intervention, pas de soluté, du monitoring intermittent il faut de temps en temps vérifier le coeur du bébé. Il y a des moments où elle avait plus de misère, mais elle ne sacharnait pas, puis moi j’ai jamais été inquiète donc non vraiment en fait ils nous ont accompagnés, on était accompagné.

Hugo 

J’en garde vraiment un bon souvenir et j’ai même réussi à couper le cordon, chose que je ne m’imaginais vraiment pas faire, ça c’était génial.

Alexandra 

Beaucoup de choses que tu me dis je ne fais jamais ça de ma vie et que jusqu’à maintenant.

Hugo 

Oui c’est fou comme tu as l’impression d’avoir des super pouvoirs comme ça dans des moments où il faut que tu te mettes en action, que ce soit le meilleur support, tu oublies toutes tes craintes, tous tes a priori tu fonces.

Annie, ta Doula Ostéo 

À chacune des étapes il y a eu un fil conducteur pour toi qui a été Margot. Dans les nuits que tu as passées sur ta chaise berçante en pré travail pendant ta latence, dans le travail que tu as fait à la maison avec ton amoureux, pendant ta transition parce que tu es arrivé à l’hôpital en transition, il y a plusieurs moments où tu as gardé ce contact-là avec elle, tu lui parlais, tu l’encourageais.

Alexandra 

Oui en fait puis j’avais même un espèce de mantra. J’ai passé une grande partie du travail à me dire ça va bien tout va bien. Je le disais pour moi, je le disais pour Hugo, je le disais pour Margaux aussi. Puis c’est vrai que j’en étais convaincue. 

Des fois je me suis posée la question est-ce que je veux savoir si médicalement il y a quelque chose qui va pas être le bébé et tout. Je sentais instinctivement que tout allait bien un peu de la même façon puis c’est un peu ésotérique de dire ça mais au moment où j’ai appris que j’étais enceinte je me suis dit ce bébé-là est correct alors que des fois comme pédiatre on voit tellement de choses que ça peut avoir l’effet contraire on peut être anxieux tout au long de la grossesse même tout au long de la petite enfance mais autant pour la grossesse que pour l’accouchement Je savais que tout allait bien. 

Effectivement j’ai beaucoup beaucoup parlé avec mon bébé pendant qu’il était dans mon ventre puis ces moments-là en pleine nuit là je me souviens c’était toujours entre environ une heure du matin et cinq 6 heures du matin, Hugo dormait et puis moi je me berçais, ça c’est des moments marquants. On ne peut pas jamais oublier ces moments-là. Je lui parlais, puis nous imaginaient aussi tout ça.

Alexandra 

Oui, ça a été des beaux moments vraiment. 

Je referai tout de la même façon en fait je suis contente d’avoir eu ces moments-là même si la deuxième fois j’ai été un petit peu plus découragée quand tout s’est arrêté parce que ma fin de grossesse est un petit peu pénible physiquement. 

Mais oui ça m’a aidé à me préparer mentalement puis je suis persuadée que ça a aidé Margot aussi à se préparer à tout ça.

Annie, ta Doula Ostéo 

Et l’arrivée en milieu est en pleine phase de transition ça a été difficile, ça a été intense, tu aurais pu demander une péridurale à ce moment-là. Qu’est ce qui c’est passé?

Alexandra 

Oui en fait ben c’est quand elle m’a dit que j’étais à huit centimètres, j’ai fait ok ça explique la catastrophe actuelle en termes de douleur. Je me suis dit puis ça vois-tu si j’avais pas fait les cours de préparation à la naissance, je n’aurais pas été au courant de cette phase-là de transition et c’est ce qui m’a fait tenir en fait je me suis dit je suis en transition.

Je me souviendrai toujours parce que j’avais l’impression que j’allais perdre le contrôle et puis à un moment donné j’ai regardé Hugo j’ai attrapé Hugo, j’étais dans le bain à califourchon sur le côté du bain dans une position pas possible, mais bon, il faut écouter son corps pendant qu’on accouche. Aucune inhibition d’ailleurs et puis je regarde Hugo j’ai dit là Hugo il faut qu’on se calme parce que j’avais l’impression effectivement que j’allais perdre le contrôle à cause de cette phase de transition-là. 

Mais oui, je l’avais dit tout haut en j’avais dit je l’avais dit à l’infirmière, j’ai dit ah c’est la transition. 

J’y ai pensé en fait parce qu’à un moment donné j’ai regardé l’infirmière, j’ai dit là qu’est-ce qu’on fait, qu’est-ce qu’on fait, qu’est-ce qu’on fait pour me soulager. Et puis elle me dit, je peux t’offrir du Nitronox à l’hôpital où j’ai accouché, il y avait ça comme option, j’ai dit oui. 

Et puis elle dit, mais pour avoir du Nitronox, il faut aller dans le lit. Donc est allé chercher la machine à Nitronox mais moi je me suis jamais rendu dans le lit alors j’ai jamais eu Nitronox parce que pour moi c’était inconcevable j’étais incapable de me rendre dans ce fameux lit. Je me suis dit Ah là là, est-ce que je prends la péridurale L’infirmière m’en a jamais parlé, ce que j’ai beaucoup apprécié, elle avait vu le plan de naissance.

C’est normal, je crois qu’il y a un certain point où on se pose la question, mais c’est vraiment quand j’ai su que c’était huit centimètres, je me suis dit c’est la transition, c’est un mauvais bout à passer et oui on en est venu on en est venu un bout.

Annie, ta Doula Ostéo 

Et donc j’entends que ça a été quand même intense vraiment. Est-ce que tu as des regrets avec le recul.

Alexandra 

Des regrets de ne pas avoir pris la péridurale. Pas du tout, pas du tout. Mais c’est que c’est tellement court, ça paraît long la douleur c’est vrai qu’elle est très intense il y a des femmes qui vont dire ah moi j’ai pas eu si mal que ça et je les crois.

Personnellement j’ai eu très mal j’ai eu vraiment très mal mais c’était une contraction à la fois une vague à la fois et on navigue là-dedans et puis je me sentais en sécurité alors je me disais bon j’ai mal mais moi j’ai toujours dit à mes collègues, l’accouchement ça ne peut pas être pire que la grossesse, l’accouchement au bout de quinze heures c’est sûr que ce bébé-là il va être sorti. C’est sûr. C’est un mauvais bout à passer, mais ça ne peut pas être pire la grossesse, c’est long. Alors, tu sais, je me dis il va avoir une fin, tu vois. J’ai jamais regretté vraiment jamais jamais.

Annie, ta Doula Ostéo 

Et c’est quoi vos meilleures astuces autant là parce que vous avez fait tout un début de travail à la maison et c’est pour ça d’ailleurs que ça a été aussi vite parce que vous êtes arrivé, vous étiez vraiment avancé. Ça a été quoi pour vous deux les meilleures astuces que vous avez mis en place qui ont fait vous avez eu un accouchement physiologique qui s’est très très bien passé finalement puis en plus pour un premier bébé.

Alexandra 

Je dirais c’est de faire confiance en son corps. 

Il faut y croire en fait, il faut faire confiance à notre corps puis je sais que c’est facile à dire mais il y a de cela plusieurs années les femmes accouchaient toutes sans péridurale. 

C’est vrai qu’on a changé un peu notre mentalité par rapport à tout ça, mais puis c’est vrai que c’est des douleurs quand même vraiment pas agréables, mais notre corps est bien fait, dans certaines situations c’est pas le cas, c’est pas toujours possible pour les femmes d’accoucher de façon physiologique.

Mais quand tout va bien puis quand c’est possible puis si c’est quelque chose qu’on désire parce que si c’est pas un désir qu’on a en nous-mêmes franchement faut pas perdre son temps à faire ça, puis je le respecte entièrement, mais si c’est un désir, puis que tout va bien, puis que les choses sont bien alignées, il faut se faire confiance. 

C’était aussi la confiance que j’avais en Hugo et puis cette préparation-là qui nous avait un peu connectés puis tu sais lui dit moi j’ai toujours suivi Alex j’ai fait confiance mais je sentais qu’il me faisait confiance aussi alors c’est ce sentiment-là qu’on allait passer au travers ça ensemble.

Hugo 

Oui je suis d’accord, la confiance vis-à-vis de soi-même aussi évidemment, pas toujours simple, mais en tout cas essayer et la confiance mutuelle et aussi essayer de ne pas trop anticiper les choses parce que quand tu projettes des trucs, tu vas te mettre à paniquer sur des choses qui n’existent pas. 

Donc essayer de ne pas trop anticiper, se laisser aller, faire confiance, ça parait un peu facile dit comme ça, mais mais je pense que nous ça nous a aidé, ça a peut-être mis à Alexandra psychologiquement et physiquement dans un état plus détendu, ce qui a probablement favorisé aussi tout ça.

Annie, ta Doula Ostéo 

Et si tu nous parlais des astuces encore plus concrètes que tu as utilisé.

Hugo 

Physiquement aider Alexandra dans dans des positions parfois un peu invraisemblable, mais oui et l’acupression tout ça c’est des choses qu’on a vraiment mis en application oui oui oui et ça ça a vraiment aidé.

Alexandra 

Moi ce qui m’a le plus aidé c’est de savoir qui était là c’est drôle parce que à un moment donné tu vaquais à tes occupations dans la maison puis je t’ai dit non là viens dans la salle de bain puis reste ici. Sans avoir de grosses demandes non plus j’avais besoin qu’il soit avec moi. C’est drôle hein.

Hugo 

Mais ça c’est du concret aussi en fait. Oui. C’est du concret parce que t’apporte évidemment un support physiquement avec des points d’acupression, l’aider dans certaines positions pour soulager, détendre le corps, C’est du concret être là et tenir la main parfois sans rien faire. Exact. Juste ça en fait.

Alexandra 

Juste être là.

Hugo 

Et Alexandra me l’a fait ressentir et donc je me suis dit, là ok, est tous les deux jusqu’au bout quoi.

Annie, ta Doula Ostéo 

Si je me demandais quels sont les super pouvoirs que vous êtes découverts.

Alexandra 

C’est plus en postnatal, mais moi c’est la patience en fait et cette obligation-là de vivre dans le moment présent. Puis l’autre chose aussi c’est cette espèce de fusion d’équipe-là qu’on a bâti en fait pendant la grossesse Et puis qui nous a servi, qui nous sert encore maintenant avec le bébé.

Hugo 

Oui, c’est un bon point. L’écoute, on n’est un couple de de d’une dizaine d’années, c’est son c’est quand même assez frais tout ça. En super pouvoir, ce serait ça je pense, l’écoute, la discussion et effectivement la patience, la patience surtout en postnatal là c’est vrai que ça c’est quelque chose qu’on travaille encore que moi je travaille surtout encore.

Alexandra 

Mais je pourrais pas dire ah je me sens incroyable parce que j’ai accouché naturellement parce que c’est un peu comme si c’est normal tu vois. 

Quand j’ai vu la petite sur moi, je me suis dit, mais je ne peux pas croire qu’on on y est arrivé. Ceci dit, je me sentais incroyable, mais c’est drôle, mais c’est comme si pour moi ça ne faisait pas un super pouvoir, c’est c’est la nature, c’est ça allait de soi.

Annie, ta Doula Ostéo 

Alexandra, je n’aurais pas pu rêver d’une meilleure conclusion. Merci infiniment à tous les deux d’avoir pris le temps de venir nous raconter votre histoire.

Hugo 

Merci à toi Annie de nous avoir reçu pour ça.

Alexandra 

Absolument ça fait vraiment plaisir.

Annie, ta Doula Ostéo 

Alors si tu savais le nombre de sujets sur lesquels j’aurais envie de rebondir cet épisode est d’une richesse, il y a une multitude de petites pépites à l’intérieur de la dernière heure. 

J’espère que tu as été capable de les capter parce que c’est le genre d’astuces qui peut faire une réelle différence dans le déroulement d’un accouchement vraiment. Et c’est fou parce que souvent dans les épisodes, j’entends des gens qui se disent ça a été vite, ça a été vite.

C’est vrai qu’on a l’impression pour Alexandra et Hugo que l’accouchement a été rapide, mais je te rappelle que ce n’est pas tant le cas, c’est-à-dire qu’ils ont fait un long début de travail à la maison. Et ça je suis toujours vraiment impressionnée de voir à quel point il y a une grosse divergence dans la façon de voir l’expérience. 

C’est-à-dire que les côtes qui arrivent à l’hôpital et qui vont passer de très nombreuses heures par exemple en travail de démarrage vont souvent trouver que leur expérience a été très longue versus ceux qui vont faire un début de travail à la maison. Cela étant dit dans certains cas, la durée du travail est comparable l’un comme l’autre. Alexandra a eu un travail qui a été tout à fait normal au niveau de la durée.

Annie, ta Doula Ostéo 

Le fait qu’ils aient l’impression tous les deux que ça a été rapidement, c’est parce qu’ils sont arrivés à l’hôpital avec un beau huit centimètres de dilatation, mais le travail en tant que tel a été d’une durée normale. Vois-tu comment notre perception des choses peut être influencée. 

L’autre chose qui me waouh qui m’impressionne je le sais je l’ai vu souvent mais dans le cas d’Alexandra c’était particulièrement marqué, c’est cette capacité qu’ont les hormones de stress à freiner voire même à arrêter complètement le travail. Et là je vais te le dire c’est plus rare à huit sentiment qu’on puisse observer ce phénomène-là. Habituellement lorsque les hormones sont très très puissantes dans le système de la maman parce que justement le travail est bien lancé, même s’il y a un petit peu d’hormones de stress qui rentre dans le système, en général le travail va continuer. On va voir plus un impact au niveau de la sensibilité à la douleur, mais moins un arrêt de de travail ou en tout cas un ralentissement important, ce qu’on a observé pour Alexandra. 

Alors imagine comment c’est important de rester dans sa bulle, imagine s’il avait fallu qu’Alexandra décide de se rendre à l’hôpital en pré-travail, on peut imaginer que ça aurait été pour elle de revenir dans un travail qui est bien au niveau de la cadence, parce qu’effectivement l’entrée dans son milieu de travail a réveillé son cortex, a réveillé son cerveau intelligent de façon importante. Heureusement comme elle était déjà en phase de transition, son corps a quand même fait comme viens viens là nous le cerveau même faire les belles hormones on va reprendre le contrôle maintenant que tu as dit ce que tu devais dire parce que la naissance est imminente. 

Donc ce sont des clés qui sont hyper importantes, ce sont des clés qui peuvent réellement changer, qui peuvent faire la différence entre un magnifique accouchement physiologique tel que Alexandra et Hugo l’ont vécu ou un accouchement dans laquelle on va avoir besoin beaucoup d’aide au niveau pharmacologique pour pouvoir aider tes contractions, pouvoir aider le col à s’ouvrir de façon à repartir la machine parce que malheureusement il y a eu un petit peu de grains de sable dans l’engrenage. 

Donc si tu as envie que je t’accompagne avec la méthode OPALEO ce que Alexandra et Hugo ont fait avec moi, je t’invite à me rejoindre sur opaleo.com. Si tu as envie de découvrir mon approche en mode gratuit avec une préparation à l’accouchement virtuel dans lequel il y a énormément de valeurs, dans lequel il y a énormément d’aspect pratique, c’est simplement les onze clés pour une naissance facilitée, je t’invite à aller dans la description pour pouvoir avoir le lien pour cliquer, t’y inscrire et commencer dès maintenant ton écoute pour pouvoir changer de façon importante le déroulement de ton accouchement. 

Si tu es déjà en fin de grossesse ou que peut-être même tu as ton bébé dans les bras, je t’invite à me rejoindre dans l’atelier les super pouvoir de ton bébé, réflexe archaïque, motricité libre, sommeil, tête plate, on parle ensemble de tous les sujets qui temps hyper important dans les premiers mois de vie de ton bébé. 

Je te souhaite une magnifique journée et j’ai déjà hâte de te retrouver dans le prochain épisode