podcast enfanter librement

Après quatre ans de patience, Aurélie et Mélanie ont le bonheur d’apprendre qu’elles seront enfin mamans. La grossesse se déroule à merveille jusqu’à un rendez-vous de suivi pendant lequel la sage-femme constate que la hauteur utérine est basse. S’ensuit une échographie de contrôle pendant laquelle des erreurs monumentales sont faites dans l’estimation du poids du bébé. 

À partir de ce moment, Aurélie et Mélanie sont aspirées dans le tourbillon de la cascade d’intervention. 

Aujourd’hui elles nous racontent leur histoire dans l’espoir que cela puisse t’outiller s’il fallait que tu rencontres une situation semblable. 

Juste pour m’assurer que ton écoute soit la plus zen possible, je te le dis tout de suite, leur fils est né en parfaite santé avec un poids de naissance dans la moyenne.

Document réaliser par les sages-femmes de l’Ontario, dont Annie parle en fin d’épisode.

Si votre grossesse se prolonge au-delà de la date prévue de votre accouchement

LES ASTUCES QUE AURÉLIE A UTILISÉES POUR JONGLER AVEC LA DOULEUR

  • Acupuncture
  • Formation OPALEO
  • Ostéopathie pendant la grossesse
  • Parler à bébé

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Sujets abordés dans cet épisode

  • Accouchement en milieu hospitalier (hôpital)
  • Acupuncture
  • Couple homosexuel
  • Déclenchement
  • Doula
  • Fertilité
  • Haptonomie
  • Hauteur utérine basse
  • Surveillance de la hauteur utérine pendant la grossesse
  • Importance de suivre notre intuition
  • Insémination
  • Instinct
  • Lâcher-prise
  • Liquide amniotique
  • Préparation Affective à la Naissance (haptonomie)
  • Procréation assistéee
  • Méthode OPALEO
  • OPALEO Naissance
  • Rôle du/de la partenaire
  • Sages-femmes
  • Violences obstétricales

Interventions dont il est question dans cet épisode

  • Échographies
  • Tracé de réactivité foetale
Transcription de l'épisode

Annie, ta Doula Ostéo 

Après quatre ans de patience, Aurélie et Mélanie ont le bonheur d’apprendre qu’elles seront enfin mamans. La grossesse se déroule à merveille jusqu’à un rendez-vous de suivi pendant lequel la sage-femme constate que la hauteur utérine est basse. S’ensuit une échographie de contrôle pendant laquelle des erreurs monumentales sont faites dans l’estimation du poids du bébé. 

À partir de ce moment, Aurélie et Mélanie sont aspirées dans le tourbillon de la cascade d’intervention. 

 

Aujourd’hui elles nous racontent leur histoire dans l’espoir que cela puisse t’outiller s’il fallait que tu rencontres une situation semblable. 

 

Juste pour m’assurer que ton écoute soit la plus zen possible, je te le dis tout de suite, leur fils est né en parfaite santé avec un poids de naissance dans la moyenne.

 

Annie, ta Doula Ostéo 

Aurélie Mélanie, merci d’avoir accepté mon invitation pour partager votre histoire, votre tranche d’intimité. Alors vous avez eu la chance d’accueillir dans vos vies un garçon adorable qui maintenant met beaucoup de vie dans vos journées et dans vos nuits. 

La grossesse s’est très bien déroulée, jusqu’à ce qu’on arrive aux alentours de vingt-huit, trente semaines où là vous avez vécu un événement qui vous fait dévier de votre route. J’aimerais que vous nous racontiez comment ça s’est passé et voir comment avec le recul maintenant vous voyez tout ça.

 

Aurélie 

En fait, on était suivi par des sages-femmes dans une maison de naissance et donc autour de la vingt-huitième, trente semaines, j’avais un rendez-vous de suivi Classique. Et ce n’était pas ma sage-femme puisqu’il y en avait, enfin dans mon duo de sage-femme, il y en avait une en vacances et celle qui était de garde avait la Covid. 

Donc je vais à la maison de naissance et je rencontre une autre sage-femme qui va juste faire le le suivi et le suivi étant en gros Monitorer le coeur du bébé rapidement et puis mesurer ma hauteur utérine classique. Et là en fait elle me dit, ne sais pas si tu sais, mais tu as une hauteur utérine assez basse et c’est la première fois qu’on me le dit. Pourtant, c’est depuis le début de ta grossesse que tu as cette hauteur utérine basse. 

Donc là, je tombe de haut parce que je ne sais pas ce que ça veut dire, je ne sais pas à quel point elle est basse, c’est quoi la moyenne, qu’est-ce que ça engendre comme conséquence, qu’elles sont les risques et tout ça. Et effectivement, comme jusqu’à maintenant, ma grossesse avait été vraiment assez parfaite.

 

Il n’y avait aucun, je n’avais eu aucun symptôme de grossesse. Enfin, tout était C’est assez tranquille, donc je la vivais extrêmement bien et extrêmement sereinement. Et là effectivement tout d’un coup il y a un petit grain de sable et moralement, ça a été un coup dur et à ce moment-là Mélanie était en France. Oui. Donc ça a été, c’est ça, un petit gouffre qui s’est ouvert.

 

Annie, ta Doula Ostéo

Oui, et à ce moment-là, est-ce que tu as eu peur pour toi ou pour ton bébé?

 

Aurélie 

Plus pour le bébé. Je me demandais quelles étaient les conséquences pour un bébé, c’est-à-dire qu’est-ce que ça veut dire au niveau lui de son confort dans le ventre, de sa croissance et à vingt-huit semaines, trente semaines, on est avancé, mais loin quand même. Ce moment un peu crucial où tout va bien, on a bien avancé dans la grossesse et tout ça, il ne faut pas qu’il se passe quelque chose à ce moment-là. Parce que là, ça devient, on est loin, mais on est trop tôt pour provoquer un accouchement ou quelque chose comme ça. Donc ouais, ça a été une angoisse.

 

Annie, ta Doula Ostéo 

Mélanie donc est en Europe à ce moment-là. Est-ce que tu appelles Mélanie directement à la maison de naissance

 

Aurélie 

En fait non, je rentre, Je rentre à la maison, je suis un peu assommé en fait. J’ai un moment, comme quand on reçoit une mauvaise nouvelle, je pense que tout le monde peut vivre ça à un moment donné, on est un peu sonné, notre cerveau met du temps à processer l’information. Donc je suis dans cet état-là quand je rentre en métro. Comme un peu un zombie. Il vient vraiment de me tomber un truc sur le coin de la figure et je l’appelle quand j’arrive à la maison, je lui raconte, je pense, elle va mieux le dire que moi mais que pour elle aussi c’est difficile parce qu’à distance il y a un enjeu de compréhension qui est encore plus difficile.

 

Mélanie

Ouais ça je pense que je m’inquiète pas tout de suite puis à ce moment-là moi je suis en France chez ma meilleure amie qui a eu un bébé de deux mois et demi trois mois plus tôt. Donc ambiance complètement différente en même temps j’apprends aussi que depuis le début on sait que tu as une hauteur utérine et pourtant tout va bien. Donc J’arrive pas à me souvenir vraiment de parce que pour moi le point de rupture il arrive pas là, il arrive un peu plus tard, je me rappelle plus de ce coup de fil pour être complètement honnête, qu’est-ce qu’on s’est dit.

 

Aurélie 

Moi non plus je ne me souviens pas du contenu de la conversation, mais je pense que c’était, je pense que tu m’as rassuré, que du fait qu’effectivement il n’y avait pas de, enfin que jusqu’à maintenant tout se passait bien, qu’on pouvait aussi se fier à ce qu’on sentait et je pense que tu as dû me dire d’appeler Annie.

 

Mélanie 

Mais aussi il faut savoir que on faisait beaucoup d’haptonomies grâce à toi mais on se dit mais en fait il est en forme le petit parce que il vient nous voir il toque à la porte il nous répond quand on lui parle donc s’il n’y avait pas eu aussi ce rapport-là instauré avec le bébé je pense que on aurait peut-être eu plus d’inquiétude à ce moment-là. Mais tu as sûrement appelé Annie parce que tu as appelé une paire de fois pendant la grossesse, ce qui nous a beaucoup aidé.

 

Aurélie 

Annie, je t’ai eu au téléphone dans dans la même après-midi un peu en panique, genre ça veut dire quoi. Qu’est-ce que je fais avec ça? Qu’est-ce qu’on peut faire? 

Puis c’est là où c’est intéressant comment le cerveau se met rapidement quand même en mode action. Parce que je me souviens qu’après quelques heures comme ça de d’être un peu assommé, l’idée c’est qu’est-ce que je peux faire pour changer cette situation-là en fait de cette hauteur utérine qui est basse, je me souviens que ta réponse cela dit avait été bon ça arrive. Il a des hauteurs utérines basses, ça dépend des physionomies de la maman, ça dépend de la physionomie du bébé, ça dépend de plein de choses, donc il n’y a pas forcément à s’alarmer. 

C’est, puis c’est quelque chose que tu nous dis souvent aussi pendant l’accompagnement de la grossesse et qui est très important, je pense, c’est faire attention aux normes. Elles sont là pour que le système médical observe, ça lui facilite la vie, on le comprend, le système médical, mais après nous, quand on le reçoit, il faut y faire attention parce qu’on sort souvent des normes et ça ne veut pas dire qu’il y a un problème. Ça veut juste dire on n’est pas dans la norme. Donc c’est ça, on s’est mis en action quand même rapidement après par rapport à ça.

 

Annie, ta Doula Ostéo 

Qu’est-ce qui s’est passé justement dans cette mise en action-là? Qu’est-ce que vous avez fait?

 

Aurélie 

Moi j’ai pris des rendez-vous partout, donc j’ai pris des rendez-vous en ostéo, En acupuncture et pour essayer de justement voir est-ce qu’on peut faire quelque chose physiquement sur cette histoire de hauteur utérine, mais bon après, ce qui a été intéressant en fait, c’est que ça n’a rien changé. Évidemment, mais ce qui est drôle, c’est que quand on fait ça et qu’on parle parce que souvent ce sont des femmes en fait les ostéopathes, acupunctrices et qu’on parle, on a accès à des témoignages. 

Ah mais oui, mais je connais quelqu’un qui a eu le même problème et donc ça apaise en fait. Peut-être que le soin en lui-même n’a pas d’action directe sur la physiologie, mais il joue un rôle quand même psychologique de, on se sent entouré. Et là, à ce moment-là, il y a vraiment ça qui s’est joué, je trouve, dans la grossesse. C’est c’est vrai qu’il y a eu un switch de, une grossesse qui se passe super bien à a, tout d’un coup finalement ça peut mal se passer, mais c’est surtout que le switch a été, on est très entouré. 

Et ça, on le savait, mais c’était quasiment acquis parce que ça se passait bien donc on le vivait naturellement, mais là tout d’un coup c’était évident qu’on était très bien entouré par des personnes très bienveillantes et on savait qu’on pouvait s’appuyer sur elles.

 

Annie, ta Doula Ostéo 

C’est beau. Oui c’est très beau. Là vous êtes dans un moment où vous cherchez à aider la situation et aussi à retrouver votre confiance, mais là on est dans une zone où on n’a pas la confirmation encore à savoir est-ce qu’il y a vraiment un problème, est-ce qu’il y en a pas. Il y a juste un gros nuage, un gros doute qui vient s’installer.

 

Mélanie 

Oui tout à fait puis on avait cette fameuse échographie des trente-deux semaines qui étaient planifiées qu’on avait envie de faire donc là j’imagine que elle faisait encore plus de sens c’est d’aller vraiment vérifiez quelque part si le bébé grandissait assez et ça, ce n’est pas super bien passé. 

On se retrouve à l’hôpital à Sacré-Coeur, on tombe sur un radiologue quoi, après femme psychologue non plus

 

Mélanie 

Il fait les mesures nous on est plutôt assez excité quand même de voir Elias et puis une dernière fois avant de le voir en vrai. Pour nous c’est un peu ça aussi cette échographie-là il va nous annoncer assez brutalement assez crûment finalement que il y a un problème de taille qui a l’air important qu’il faut qu’on prenne rendez-vous d’urgence avec notre sage-femme. Là moi j’ai mes jambes qui qui lâchent, je suis un peu dans un état un peu de vertige, je me demande ce qu’il se passe.

 

Aurélie 

Non mais c’est ça effectivement ça a été assez brutal, c’est pas parce que qu’on avait eu la nouvelle de la hauteur utérine basse qu’on s’attendait pour autant à ce résultat d’échographie assez violent. En fait, c’est une technicienne qui fait comme toujours, qui fait les mesures et tout ça. Puis lui, donc le radiologue rentre, ne dit pas bonjour ni rien, il dit bon ben voilà, vous êtes au sixième percentile. Mais sur un ton vraiment comme si quasiment comme c’était notre faute, c’était vraiment violent.

 

Mélanie

Moi je demande c’est quoi percentile Oui. Il me dit, c’est un percentile. Puis sixième percentile. Puis tu sais moi, je n’avais pas du tout réfléchi en ces termes-là. On avait dit auteur utérine basse ok mais on m’a jamais parlé de percentile moi je sais pas ça veut dire quoi. C’est plus tard, qu’on apprend que waouh sixième personne en titre c’est vraiment très grave et et c’est là qu’on qu’on commence vraiment à capoter, il faut savoir que c’est un vendredi juste avant un long week-end, si on n’arrive pas à avoir un rendez-vous tout de suite pour vérifier cette information. 

 

Donc on repart de là, on va voir notre sage-femme qui cela étant nous rassure quand même. Et qui ne voient pas que dans les mesures il y a des choses complètement enfin il y avait quand même des mesures qui se contredisaient quelque part, qui n’allaient pas ensemble. Mais bon pour revenir à l’hôpital c’est ça il n’y a pas d’explication. Lui je pense qu’il n’a rien le droit de nous dire dans ce que je comprends. Donc il nous jette ça un peu comme ça, mais il ne peut pas poursuivre.

 

Mélanie 

Donc il dit sixième percentile, sixième percentile et puis en même temps pas très sympathique pas très empathique donc c’était dur ouais je pense ça tremblais vraiment à l’intérieur de nos corps.

 

Annie, ta Doula Ostéo 

Évite les si j’avais su en connaissant à l’avance toutes les étapes importantes jusqu’à la fin de ta grossesse. 

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Aurélie 

Il y a deux choses en fait c’est qu’il y a le choc de la nouvelle, il y a l’incompréhension totale de ce que ça veut dire. Et ça c’est le pire en fait parce qu’on lui demande, on lui dit mais ça veut dire quoi sixième percentile, c’est là qu’il Il répond, mais un sixième percentile, c’est un sixième percentile. Donc on comprend le concept du percentile, on comprend que 6, ce n’est pas cinquante. Donc on n’est quand même pas bête, mais ça veut dire quoi 6 par rapport à cinquante. C’est ça qu’on veut comprendre et qu’il ne nous dit pas et qu’il me dit allez voir votre sage-femme, allez voir votre sage-femme. Ce qu’on va faire puis elle ne dira pas beaucoup plus honnêtement. Donc là-dessus elle nous rassure mais il ne s’avance pas du tout, parce qu’en fait dans les faits un sixième ressenti c’est pas des bonnes nouvelles, vraiment pas. On le saura après.

 

Aurélie 

Puis effectivement comme disait Mélanie, ce qui était troublant, c’est qu’on le saura plus tard, les mesures étaient complètement fausses de a à z. 

C’est-à-dire que la tête avait une taille normale, le thorax était minuscule. Et l’autre mesure, je sais plus le bassin, je pense, je ne sais plus quelle est la troisième, était quasiment dans la normale aussi. Donc c’est impossible en fait, parce qu’en plus, ils le voient visuellement le bébé à ce moment-là et on voit qu’il a pas ces malformations-là. 

Donc il y a vraiment une erreur de mesure d’interprétation et ce qu’on saura aussi après que nous on n’a pas mesuré parce que tout va très vite, c’est qu’en fait l’échographe n’a pas revérifié les mesures de la technicienne. Il s’est basé sur son calcul, il n’a pas cherché à comprendre, donc même lui, il ne le voit pas cette erreur-là. Notre notre sage-femme ne la voit pas non plus. 

Donc effectivement après ça prend des jours parce que ce qui se passe après, c’est qu’on est basculé dans ce qu’ils appellent les cliniques gare donc pour les grossesses à risque. Donc à l’hôpital, le suivi sage-femme s’arrête évidemment puisqu’on est une grossesse à risque. Donc on est basculé dans ce service-là à l’hôpital sacré-coeur et là ça va prendre quasiment une semaine avant d’avoir un rendez-vous pour une échographie de contrôle. 

 

Pendant ces 6 jours d’attente, déjà on t’a appelé, tu nous as dit un truc qui, je pense ça a vraiment changé la saveur de de notre week-end aussi puis de cette attente, c’était de garder le fil avec mon bébé. 

En fait, j’imaginais que c’était fini, que la grossesse s’interrompt, que voilà, c’était fini. Puis quand tu as dit ça, enfin comme ok, on a reconnecté à notre bébé, on a continué l’haptonomie. C’était un bébé qui bougeait beaucoup dans ton ventre et c’était on faisait quand même l’haptonomie on l’a fait tous les soirs à partir du moment où on avait commencé avec toi on ratait pas un soir parce que déjà c’était un super moment puis après on chantait des chansons puis après on faisait des petits jeux puis puis ça se passait hyper bien parce qu’ils venaient faire toc toc. Je sais pas si j’aurais été capable de de de continuer peut-être l’haptonomie à ce moment-là parce que il y a un réflexe de protection qui fait que en tout cas chez moi il était vraiment fort de complètement de retrait quoi. 

Mais heureusement qu’on t’a parlé parce qu’on t’a permis de raccrocher les wagons tout de suite de dire ok non non mais il est là là il est là il est là ça va aller on va être tous les trois ensemble tout le week-end et en fait le week-end là je pense que on n’a jamais fait autant de trucs pour le bébé que cette fin de semaine. On a repeint la chambre, on avait depuis des mois, on se disait, ce serait cool quand même tu sais comme on voudrait faire les couches lavables d’avoir une corde à linge. Quand on avait engagé quelqu’un pour nous remettre la corde à linge.

 

Mélanie 

Je sais plus ce qu’on avait fait d’autres, mais peut-être des trucs pour sa chambre et ça, ça avait permis en plus de l’haptonomie, de garder vraiment le fil de la grossesse le contact de préparer son arrivée ça nous a aidé à aussi à tenir l’attente.

Parce que moi je ne comprends pas pourquoi ce mec qui n’est pas obstétricien, qui n’est pas gynécologue, nous fait une mesure qui est complètement ubuesque et qui ne nous envoie pas directement au quatrième étage pour vérifier ça tout de suite là. 

Parce que il y a sixième percentile on parle de vie et de mort du bébé là. Donc tu fais quoi tu nous laisses repartir allez voir votre sage-femme elle va faire quoi ma sage-femme. Elle n’a pas le matériel, elle peut écouter le coeur, le coeur bat, tu sais, mais pour combien de temps. Donc, fais-nous monter, vérifie ça d’urgence, enfin c’est aussi leur protocole qui ne va pas. Et c’est pour ça qu’on a eu le courage de déposer une plainte à l’hôpital pour que ça cesse ça et que les femmes soient mieux prises en charge parce que là tu es un peu, en plus tu dois attendre 6 jours dans ces conditions. Si tu n’as pas une Annie Béhrer qui te dit garde le contact!

 

Annie, ta Doula Ostéo 

C’est vraiment c’est un réflexe qu’on a de se retirer face au bébé quand on sent qu’il y a un danger ou qu’il y a quelque chose que c’est vrai que c’est hyper important de se le rappeler, de garder le contact et contrairement à ce qu’on pense, ça aide. Parce que quand je me retire dans ce genre de situation là, j’ai l’impression que ça va me faire du bien, que ça va être mieux pour moi, mais c’est tout à fait le contraire. Oui, c’est pire.

 

Aurélie 

Oui, et puis je pense que ce que tu nous as rappelé aussi, c’est que le bébé ressent nos émotions, nos angoisses, notre stress. Et donc, il faut quand même aussi être responsable de ça et se dire ok, j’ai le droit quand même de vivre du stress, je veux dire on n’est pas des machines, mais j’ai aussi la responsabilité de faire comprendre à mon bébé que je suis là, ça va aller, on va gérer ça. Puis tu sais d’avoir ce contact-là aussi Pour que lui ne se demande pas en fait qu’est-ce qui est en train de se passer?

 

Mélanie 

Pourquoi je ne joue plus tous les soirs avec mes mamans?

 

Aurélie 

Pourquoi c’est tendu? Donc c’était important cette reprise de contact. Ça a complètement remis en fait cette douceur aussi, c’était dur en fait ce rapport avec le radiologue, enfin c’est violent en fait à prendre puis on le sait le système médical peut être très violent dans ces moments-là, ils nous sortent complètement de notre humanité. Et là, il fallait la récupérer cette humanité et puis aller la rechercher. Et puis quelque chose que je pense tu nous as dite et qui servent beaucoup, je trouve autant pendant la grossesse qu’une fois que le bébé est né, c’est ayez confiance en lui. Et ça, c’est fondamental en fait. Nous a aidés, ça nous aide encore et je pense à nous aider tout le long de sa vie. Il faut lui faire confiance à lui, c’est ce qu’on, à nous aussi dans ce qu’on sent, mais à lui dans sa capacité, à sa résilience, sa propre résilience en fait. Et je pense que c’est ça aussi ce qu’on a tout remisé sur lui.

 

On a confiance en toi, tu vas bien, on le sait, on le sent. Puis on va voir ce qui se passe, on va essayer de comprendre mais on a confiance que ça va aller. C’est vrai que ce week-end là c’était ça et effectivement comme le disait Mélanie ça a été d’agir en fait. 

Et je pense qu’en fait c’est un meilleur système de protection que de se retirer. Autant faire des choses sur lesquelles on a du contrôle parce que c’est ça qui se passait en fait, c’est que ce qui se passait dans le ventre, là on avait l’impression tout d’un coup d’une perte de contrôle énorme alors que peindre une chambre, ça on a du contrôle. On peut le faire, on peut jeter la couleur, on peut enlever les petites traces. Donc ça, c’était et c’est ça qui a changé en fait, c’est qu’on a repris le contrôle sur des choses très basiques. Ce qui a aidé ce côté j’ai besoin d’avoir du contrôle sur les choses et récupérer quelque chose de plus sensoriel dans le lien au bébé en fait.

 

Annie, ta Doula Ostéo 

Vraiment beau. Et là vous arrivez au rendez-vous avec la gynécologue pour la deuxième échographie.

 

Aurélie 

Oui, c’est ça.

 

Annie, ta Doula Ostéo

Est-ce que l’accueil est différent déjà?

 

Aurélie 

Ah oui oui, ah oui oui complètement. 

C’est déjà la les infirmières Parce qu’on est dans une clinique qui a l’habitude de prendre en charge des grossesses à risque, donc il y a complètement une autre savoir-faire dans l’accueil des femmes et des parents en général. 

Donc, on le sent qu’il y a un vrai savoir-faire de de prise en charge. Avant de faire l’échographie de contrôle, ils vont nous faire ce qu’ils appellent un monitoring long, donc trente minutes de monitoring du bébé. Et là, ils me mettent toute seule dans la salle de monitoring qui par ailleurs, c’est l’ancienne parce que maintenant l’hôpital Sacré-Coeur de la maternité est dans la nouvelle aile toute belle toute propre mais là on était encore dans l’ancienne donc c’est tout petit cet endroit-là et c’est aussi là que les infirmières reçoivent toutes les femmes en fait qui sont suivies à la clinique de garde. Donc il y a du passage, on entend tout, sur tous les dossiers de tout le monde, c’est très l’intimité, c’est zéro là. Et je reste là trente minutes et personne ne me parle. C’est vrai que je ne sais pas si le monitoring est en train de bien se passer ou pas alors au bout de dix minutes, elles seraient capables de me dire ça va en fait.

 

Aurélie 

Le coeur bat bien, en bon rythme, il n’y a pas d’anormalité tout ça, mais personne ne me dit rien. Trente minutes, moi je tétanisée à attendre qu’on me dise si ça va ou si ça ne va pas. À la fin du monitoring, je finis par demander, puis elles me disent que ça va. 

Donc là déjà, il y a comme une couche de bonnes nouvelles qui se placent. Et puis après, on va faire l’échographie de contrôle avec une gynécologue obstétricienne. Et ça, ça va faire une grosse différence pour la suite. Elles regardent, elles non plus, je pense que le premier regard, elles ne voient pas les mesures, elles passent tout de suite à l’échographie et là, elle me dit oh là là mais non moi j’ai pas du tout les mêmes mesures j’ai votre bébé au cinquante-sixième percentil. 

Mais là elle a vraiment un moment d’arrêt et refait et elle refait et elle refait et non non j’ai cinquante-sixième percentile.

 

Mélanie 

Mais c’est marrant parce que je trouve les gens très intelligents ont cette capacité à douter d’eux-mêmes et elle doute de ces mesures. Elle dit mais ce n’est pas possible que j’ai une différence aussi énorme avec ce qui a été pris donc faudrait que vous alliez voir encore un autre collègue pour refaire ces ces mesures quoi. 

Bon nous on est déjà quand même soulagé parce qu’elle dit mais un fémur, C’est un fémur, c’est le truc le plus facile à mesurer parce que tu vois le début, tu vois la fin, tu traces une ligne avec ton logiciel et et ça te donne les centimètres. Comment lui s’était trompé de genre trois centimètres sur le fémur quoi. C’est énorme. Donc elle a quand même de la surprise mais elle dit bon se trouve même si j’aurais fait les mesures quatre fois je peux me tromper aussi elle a quand même elle elle a cette humilité que les radiologues n’ont pas eu et qu’ils auraient peut-être gagné à avoir.

Il y a une partie de stress quand même qui est évacuée à ce moment-là ça teinte quand même bien sûr que depuis qu’on t’a mesuré la hauteur utérine un peu basse on a changé un peu de système quand on sent à la fois hospitalier d’entourage mais nous aussi tu sais il y a un truc qui s’est brisé entre guillemets c’est les grands mots mais ouais il y a quand même notre ambiance qui s’est installée on reste proche du bébé puis on est soulagé par ça puis on va faire cette prochaine échographie.

Je la spoile c’est ça se passe bien mais elle mesure un peu en dessous quand même on était loin du sixième percentile, donc tu es autour du quarantième mettons. Et après tu sais quand tu cherches sur internet ou quand tu parles à des gens, tu te rends compte que ce n’est pas une science exacte de mesurer les bébés à ce moment-là. Puis moi je n’ai pas énormément de gens dans mon entourage qui ont des enfants et tout ça.

 

Mélanie 

Je pense j’en parle à deux personnes qui me disent qu’ils ont vécu la même chose et que ça a fini par des beaux bébés même la dernière personne à qui j’en ai parlé qui c’était son troisième enfant. C’était le plus gros de nos trois enfants qui étaient énormes à la naissance. Donc là c’était vraiment des des erreurs monumentales enfin des écarts trop gros pour donc ça rassurait en même temps mais on s’en était toujours pas sûr donc là elle nous dit tout va bien donc en gros on peut retourner non on suivi sage-femme à ce moment.

 

Aurélie

On reprend le oui ça, on reprend le suivi, le suivi sage-femme puis là, ils nous disent c’est c’est comme vous voulez, on peut refaire une échographie dans deux semaines si vous avez besoin d’être rassurée, mais de mon point de vue, ce n’est pas une obligation, il n’y a pas de le suivi en clinique gare peut s’arrêter. 

Mais là nous on va dire oui. 

Parce qu’en fait le choc a été tellement grand que le besoin de continuer à être rassuré et de s’assurer qu’il n’y avait pas encore d’erreur. Il y a un truc un peu irrationnel à ce moment-là, de se dire mais peut-être qu’ils se sont encore trompés. Peut-être qu’ils ont, il y a un truc qui n’a pas été trouvé. A besoin en fait donc on va dire oui on l’apprend l’échographie, mais c’est-à-dire qu’on fait les échographies à l’hôpital Sacré-Coeur évidemment en clinique gare, mais On garde le suivi sage-femme. On rentre dans un truc un peu binôme en fait entre l’hôpital et le le suivi sage-femme. 

 

Mais ce que je voulais dire par rapport que Mélanie vient de dire qui est important, c’est que effectivement après on va se renseigner, on va parler avec des gens et c’est important de savoir qu’ils se trompent énormément sur cette échographie-là.

 

Aurélie 

Il y a énormément d’erreurs de mesures de bébés à cette échographie des trente-deux semaines et c’est pour ça que c’est important de se bien se poser la question, est-ce qu’on la veut ou est-ce qu’on ne la veut pas cette échographie. 

Parce que si on a une grossesse qui se passe très bien, aucun de quoi que ce soit, nous ce qui n’était pas notre cas cela dit finalement on avait une hauteur utérine basse donc elle était nécessaire mais si on n’avait pas eu cette mesure-là de la hauteur utérine est-ce qu’il faut se poser la question parce qu’ils font beaucoup d’erreurs, ils ne sont pas très bien outillés pour gérer ces erreurs-là. Donc on peut être pris dans un engrenage malgré nous qui est plus dommageable que de ne finalement pas voir son bébé à cette grandeur-là dans le ventre et tout ça. 

Donc c’est vraiment important de savoir qu’il y a beaucoup d’erreurs, soit de le savoir avant d’y aller, donc si on se fait dire qu’il y a un petit bébé et qu’il y a des problèmes de tout de suite exiger en fait une échographie de contrôle rapidement, de ne pas repartir avec ça ou alors de se dire je ne la fais pas cette échographie parce que je sens que mon bébé va bien, a priori toutes les mesures, c’est c’est important je pense de de se poser la question, elle est elle est risquée en fait d’un point de vue psychologique cette échographie. 

 

Mélanie 

Dans notre cas, j’ai l’impression que non seulement ça teinte la fin de la grossesse, mais ça va nous emmener vers un accouchement qu’au départ on n’avait pas désiré. Alors on n’a aucun regret parce que tu sais on ne sait pas si ça aurait pas été finalement pire si on allait ailleurs donc tu sais on a vraiment fait la paix avec avec tout ça puis au final la maman et le bébé vont très bien puis Elias est née, il faisait cinquante-et-un centimètres, c’est ça trois kilos cinquante-cinq. Je veux dire, tu as tu as senti passer je pense. Parce qu’un sixième percentile je ne sais pas si tu sens passer comme ça.

 

Mélanie 

Donc moi j’ai senti que tu l’avais senti passer, mais c’est ça donc c’est l’idéal c’était que Aurélie accouche en maison de naissance, qu’on puisse être dans un bain, je lui fasse les points de pression, que on chante avec nos voix graves. Puis cette rupture-là a enchaîné une suite d’événements puisque tu vois cette dernière échographie, où on va dire oui alors qu’on n’en est pas vraiment besoin, mais sur le coup on n’est pas du tout rationnel. 

C’est à ce moment-là où ils disent, il aurait peut-être un manque de liquide amniotique, donc tu sais là on est autour de trente, trente-cinq, trente-six, Ok passe à autre chose quoi. Et puis, mais en même temps est-ce que c’est bien ou pas bien qu’on ait vu ça, est-ce que, est-ce que c’était une manipulation de leur part pour induire l’accouchement, c’est difficile à savoir.

 

Aurélie 

C’est ça, puis ce qu’il faut savoir c’est que la raison pour laquelle ils vont être sensibles à me déclencher, c’est parce qu’au moment de de de ma grossesse j’ai quarante ans, c’est une fécondation in vitro. 

Donc pour eux c’est deux gros signaux genre je ne la laisse pas dépasser les trente-neuf semaines. Ils ne me laissent même pas la quarante en fait. Et donc on les voit finalement, on les voit un peu arriver de loin quand même la trente-sept trente-huit commencer à parler d’induction déclenchement tout ça puis bon liquide amniotique sûrement mais on sent qu’il y a quand même ils sont ils sont dans un processus de on va les amener tranquillement puis comme ça dans deux trois semaines On peut plus nous dire non et c’est un peu ce qui s’est passé finalement. 

Et c’est vrai que c’est là, en fait tout ça a été vraiment provoqué par la hauteur utérine basse, cette échographie, qui fait qu’on est resté en fait dans le giron un peu de l’hôpital sacré coeur, on n’en est jamais vraiment sorti. Donc eux ils ont eu comme cette emprise, c’est un grand mot, mais cette emprise sur nous de de nous hospitaliser ça un peu, de nous rendre ça très médical et et même quand on a, est des personnes avec des ressources, on est capable de se renseigner, on était entouré par toi, enfin il y avait tout ça, mais quand même quand le milieu hospitalier parle, il y a une espèce d’aura qu’on leur laisse et heureusement aussi ils ont souvent raison quand même, mais donc c’est ça ça a généré un accouchement finalement qui n’était pas celui qu’on aurait souhaité au départ.

 

Annie, ta Doula Ostéo

Avec le recul, est-ce que vous vous dites, on aurait pu faire les choses autrement parce que vous avez quand même déjà mis en place beaucoup de choses, entre autres garder le contact avec le bébé, bien vous entourer. Est-ce que des choses que vous auriez pu faire en plus avec le recul ou pas?

 

Aurélie 

Avec les connaissances qu’on a aujourd’hui, la seule chose que moi j’aurais fait différemment, c’est que je ne serais pas repartie de l’hôpital sacré-coeur en ayant sans avoir vu quelqu’un du quatrième, on dit quatrième étage parce que c’est l’étage où il y a la maternité, où il y avait la maternité. Mais sans avoir vu quelqu’un de la clinique gare, je ne serais pas reparti, j’aurais exigé de voir une gynécologue tout de suite, sachant qu’il y avait un long week-end en plus et qu’on était en vendredi, je ne serais pas repartie, J’aurais exigé de voir quelqu’un mais après nous dans notre vécu non. 

 

Mélanie 

Je pense c’est même avec l’accouchement qui a duré un peu longtemps puis Je pense que dans les minutes ou l’heure qui a suivi l’arrivée d’Elias, on avait déjà quasiment fait la paix avec tout ça parce qu’on s’est dit qu’on aurait rien changé parce qu’on n’avait pas la capacité, tu sais même en sortant du rendez-vous avec le radiologue, on a les jambes sciées tu sais. Quand tu as les jambes sciées, tu ne vas pas exiger qu’on te remesure le fémur de ton bébé quoi. Tu sais on a été voir une psychologue spécialisée dans la maternité, les couples et tout ça. Quelques mois après l’accouchement, c’est juste pour refaire un petit paquet de tout ce qu’on avait vécu, remettre les responsabilités à qui de droit et il y en avait plusieurs et on a pu se libérer de certains poids, pour vraiment voilà finaliser le processus parce que on a été un peu troublé par tout ça, à partir du moment où on mesure toute ta hauteur utérine basse.

 

Aurélie 

C’est ça en fait c’est que quand on parle du fait que ça a fait switcher un peu la grossesse puis l’expérience c’est vraiment ça c’est qu’en fait il y a vraiment un processus psychologique de l’alerte qui est lancé, c’est-à-dire que même une fois qu’on est rassuré, même une fois qu’on sait que non non ça va en fait il est dans les bons percentiles tout va bien le coeur bat tout à fait normalement il bouge. Mais c’est impossible de revenir l’état initial de la sérénité totale quand quand même il s’est passé cette chose-là et c’est ça qui est grave en fait et qui est qu’on peut pas récupérer en fait et même si on va mieux et si la grossesse va se finir quand même assez tranquillement sans sans heurts sans rien, mais il y a ce côté et si et s’il se passait quelque chose. Parce que ça devient très plausible tout d’un coup ce qui jusqu’à maintenant l’était pas avait jamais rien vu de concret dans la grossesse qui nous mettait en danger ni Elias ni moi. Alors que là, oui, tout d’un coup. Et ça, c’est vraiment une empreinte psychologique profonde qui se placent au-delà de ce n’est pas juste ce qui nous est arrivé et tout ça, mais c’est l’empreinte psychologique de ça et qui va nous suivre pendant l’accouchement finalement.

Parce que pendant l’accouchement, c’est ça, c’est un déclenchement, donc on sait que c’est long, c’est compliqué, et caetera. Et et cette empreinte, elle est là. Donc là, l’angoisse, elle elle est là, donc là, l’angoisse, elle vient plus rapidement du coup. Donc c’est c’est ça aussi qu’il faut mesurer, je pense dans, puis que l’hôpital devrait mesurer quand ils donnent des nouvelles comme ça, ils ne prennent pas assez la mesure, je pense, de l’impact que ça a sur les femmes et sur des parents. 

Ce genre de nouvelles là et le fait que ça peut changer complètement l’expérience, mais profondément, puis je pense même pour des grossesses suivantes en fait, c’est-à-dire que là c’est ancré ce risque-là est, on peut vivre ça, on peut vivre le drame potentiel à trente-deux semaines. 

Mélanie le mentionnait, mais on a fait le choix de porter plainte auprès de l’hôpital Sacré-Coeur, pas tant pour viser la personne que pour soulever quand même une très grosse erreur que nous, on qualifiait d’erreurs médicales que n’ont pas souhaité qualifier comme ça.

 

Aurélie 

Mais ça a été très intéressant ce processus-là parce qu’ils ont pris ça quand même très au sérieux et en fait on dépose plainte puis on reçoit ensuite l’appel de ce qu’ils appellent un médecin enquêteur donc c’est une en l’occurrence la personne que nous on a eu au téléphone un ancien gynécologue à la retraite qui, pendant sa retraite, s’occupait à enquêter sur les plaintes liées au service de gynécologie des hôpitaux de Montréal en général et ce monsieur était très intéressant, très empathique. 

Il était profondément désolé de ce nous était arrivé, il nous l’a dit plusieurs fois, il nous a plusieurs fois mentionné que ce n’était pas normal, ça, ça fait du bien parce que ça arrive de l’institution hospitalière parce que jusqu’à maintenant personne ne s’excusait derrière s’il ne s’est rien passé. 

Et lui, vraiment, il est désolé. Il comprend ce côté psychologique dont on vient de parler. Il le comprend très bien. Il dit ça change une expérience de grossesse, vous n’auriez pas avoir à vivre ça et tout ça. Donc ça, il y a déjà ce côté-là d’empathie que pour laquelle je trouve pas, je trouve que c’est vraiment, quand on les remercie de ça, c’est déjà ça de pris dans l’expérience.

 

Mélanie 

C’est en fait des fois tu penses que tu n’as pas d’énergie pour porter plainte ou pour faire une réclamation, puis en fait l’énergie qui nous est revenue, elle était dix fois plus forte l’énergie qu’on a mise à remplir deux formulaires et demi quoi. Même ça nous replonge dans le truc, mais c’est vrai que lui moi je l’ai au téléphone aussi, sa voix est hyper rassurante et puis il t’a parlé, vous avez parlé pas longtemps au téléphone.

 

Aurélie

Il a écouté, il a vraiment écouté puis ce qu’il faut savoir aussi c’est qu’une des raisons pour lesquelles on a décidé de porter plainte c’est que quand on était à la clinique gare parce qu’on y a passé du temps finalement. 

On a vu aussi que c’était en fait l’hôpital sacré coeur c’est aussi l’hôpital de je ne sais pas comment on dit de circonscription de territoire de Montréal-Nord. Il y a énormément de femmes avec très peu de ressources, très peu de moyens qui sont suivis dans cet hôpital et qui donc pourraient avoir affaire à ce radiologue-là. Et là pour moi ça a été insupportable parce que je me suis dit, mais moi j’ai des ressources, je parle bien français, je suis capable de m’exprimer correctement, On m’écoute, je suis quelqu’un avec des privilèges, je suis blanche, je viens de France, enfin je veux dire clairement je suis privilégiée, donc on va plus m’écouter. 

 

Et je me suis dit non, ce n’est pas possible, on ne peut pas laisser continuer ça. Il y a des femmes qui vont se retrouver dans des difficultés énormes. Il va passer à côté de trucs, enfin je ne sais pas. C’est pour ça aussi qu’on a voulu le soulever et en fait ce qui est intéressant avec ce médecin enquêteur c’est que donc il a fait l’enquête donc la façon dont ça se passe c’est que il va commencer par interroger le radiologue pour avoir sa vision des choses, comment ça s’est passé tout ça. Et il s’avère que notre fameux radiologue désagréable a tout à fait reconnu que ça se passait très mal et que lui il ne veut pas faire ses échographies et qu’on l’oblige par manque de ressources humaines, mais que selon lui c’est une erreur énorme que des radiologues qui ne sont pas gynécologues fassent les échographies des fins de grossesse.

 

Aurélie 

Ce n’est pas normal parce qu’ils ne sont pas assez formés, ils n’ont pas des compétences de notamment pour les mesures parce que c’est compliqué de trouver le bébé sous le bon angle pour bien faire les mesures et tout ça. Et donc lui, il ne veut pas les faire, mais il n’a pas le choix que de les faire. Et il a maintenant à son dossier, c’est marqué ne les fera plus parce que lui refuse et qu’il a fait des erreurs. Donc voilà, il n’y a pas de, il n’y a pas eu de blâme ou de choses comme ça. C’est plus, ça s’est réglé plus dans la gestion de son travail en fait. 

Mais déjà ça c’est important puis la deuxième chose importante qu’ils ont noté c’est le problème dans ce qu’ils appellent la suite de soins. Donc qu’est-ce qui se passe une fois qu’on a ce diagnostic là et effectivement le médecin enquêteur disait c’est absolument anormal de vous laisser repartir chez vous on peut pas imaginer ça il faut tout de suite monter à l’étage où vous allez pouvoir avoir un suivi gynécologique immédiat en fait. 

Et lui mentionnait que évidemment on n’était pas les premières à déposer des plaintes pour une échographie de fin de grossesse qui où il y a une erreur loin de là dans tous les hôpitaux de Montréal et que donc il y avait vraiment des changements à faire dans les suites de soins pour l’ensemble des hôpitaux en fait même certainement au Québec, les suites de soins sont assez standardisées.

 

Aurélie 

Donc ça c’était intéressant je trouve de d’avoir ce retour-là puis de se dire bon peut-être qu’à petite échelle on a eu un mini impact sur le fait qu’on est une de plus et une de plus à dire non non ça ça ne peut pas se passer comme ça et c’est très problématique pour la suite d’une grossesse et puis l’accouchement et tout ça et lui reconnaissait aussi que notre accouchement était une conséquence de tout ça. 

Il y avait tout à fait cette vision-là, dire l’accouchement que vous avez vécu est très en lien avec eette échographie qui se passe mal.

 

Mélanie 

C’est notre histoire. Ouais. Puis, c’est vivre des choses difficiles, ça fait partie aussi des expériences du couple et puis de l’histoire de de famille donc je pense ça a été important d’en parler de faire cette démarche, d’aller voir une psychologue avec qui on était ce qu’on était ce qu’on ressentait à chaque moment on a pris les bonnes décisions

 

Mélanie 

On ne pouvait pas faire autre chose puis on a été bien aidé encore merci Annie parce qu’il y a quand même des moments tu sais où on avait des doutes puis ça ça a servi à mieux appréhender les choses ou à demander des choses différentes. Et puis quelque part tu sais le fait que Les cours prennent à dos couvrent aussi toute cette partie hospitalière qu’on avait suivi, on a été mieux armé pour affronter ça, bon il faut savoir que l’accouchement c’était une suite de trucs. 

Moi j’arrive à l’hôpital, je ne sais pas encore mais j’ai la Covid. 

D’où on se retrouve dans une chambre Covid où chaque personne qui rentre doit s’habiller la tête aux pieds. Ça peut être été un avantage pour avoir moins de soins parce qu’ils savaient qu’ils devaient vraiment s’habiller, mais tu sais malgré tout ça, Des poussées de fièvre pendant qu’elle faisait ses contractions. On était je pense en transpiration les deux. Dans quinze ans je pense on va bien rire on en rit déjà quand même puis et puis voilà puis on racontera ça à Elias et ça sera son histoire quoi. 

Il faut savoir que on a un bébé qui est en super bonne santé, la maman va très bien, même si bon on dort pas encore des nuits complètes mais c’est un petit garçon qui est en pleine forme qui rigole qui moi je trouve qu’il y a un humour fou, une énergie folle, donc ça va bien.

 

Annie, ta Doula Ostéo 

Votre histoire me fait penser à quel point, oui, ça peut vraiment être important de se faire accompagner. Vous avez fait des cours prénataux avec moi avec Opaleo. Puis, il y a des cours préntaux qui existent où on va aller faire une journée, deux journées, trois journées avec quelqu’un, puis après c’est terminé. Alors que quand on vit des expériences que vous avez vécues, c’est vraiment intéressant je pense d’avoir comme un fil conducteur dans le suivi. 

Comment vous avez vécu ça justement le fait d’être accompagné tout au long par une personne qui était là de façon constante plutôt que d’avoir choisi parce que je ne sais pas pourquoi vous avez choisi de faire les cours prénataux avec moi là, je ne me souviens plus qu’est-ce que fait que vous êtes arrivée dans les cours.

 

Mélanie 

Je me souviens très bien parce qu’en fait nous, on ne cherchait pas de cours prénataux parce qu’on savait qu’il y avait les cours prénataux de la maison de naissance. 

Au passage heureusement qu’on avait les tiens, et tout ça pour dire que moi je t’ai appelé parce que je voulais absolument de l’haptonomie. Je voulais absolument rencontrer mon bébé avant de le rencontrer quelque part. Et je voulais qu’on crée une proximité qu’on fasse déjà famille finalement dès qu’Aurélie tombait enceinte. Savoir que nous c’est en tant que couple homosexuel, on passe par de la procréation médicalement assistée, ça a mis du temps, donc ça a mis quatre ans avant que Elias s’installe dans le ventre d’Aurélie puis donc tu sais on l’attendait vraiment vraiment fort. 

 

Donc c’était ça au début c’était on veut faire de l’haptonomie il y a des copains qui nous ont dit que c’était génial que vraiment tu crées un lien avec ton bébé tu t’apprenais à le sécuriser aussi enfin il y avait vraiment des avantages à cette pratique donc là on réfléchit on se dit ben essayons ça et donc c’est vrai que c’est plus que des cours prénataux.

Je ne suis pas payée pour dire ça, j’en profite là quand même, mais c’est ça, c’est vraiment, on a pu t’appeler quand même, si je dis ça tout le monde va t’appeler ton téléphone va vraiment beaucoup sonner, mais en vrai ou par texte, écoute Annie là ils nous ont dit ça les docteurs puis ça nous paraît quand même un peu intense peut-être tu nous tu nous as souvent aiguillés et c’était tout le temps super juste et sentir cette présence-là alors tu n’étais pas la seule aussi il y a nos sages-femmes qui étaient aussi disponibles mais c’était quand même un autre rapport, on sentait qu’on était en confiance et qu’on était bien conseillés.

 

Aurélie 

En tout cas pour, même je pense que si on en faisait un deuxième on recommencera exactement pareil. Mais c’est que c’est tellement un univers nouveau évidemment, tellement d’informations qui arrivent et on le sait pendant la grossesse et encore plus une fois que l’enfant est né, mais toutes les informations se contredisent. 

Donc, il faut toujours se faire une idée, soit d’avoir de l’intuition. Et ça, c’est marrant parce qu’on est toujours fiez-vous votre intuition. Puis au début, on se sent sans intuition. Ne me sentez pas, je J’ai jamais été parents, je ne peux pas avoir l’intuition. En fait bien sûr qu’on en a, mais il faut aller la chercher et je pense que l’accompagnement il aide ça aussi. 

Il aide à construire petit à petit la confiance en nous, en le bébé comme on disait tout à l’heure et qu’on construit cette intuition, on finit par être autonome Et ça, c’était une grosse, un gros plus dans l’accompagnement, c’est de nous rendre autonomes dans certains aspects de la vie d’Elias, dans notre vie de parents, de tout ça.

 

Aurélie 

C’est un phare dans la nuit.

 

Mélanie 

Oui c’est ça que Google te rend complètement fou.

 

Aurélie 

Il y a Annie quelque part on peut appeler Annie On peut écrire à Annie et souvent encore aujourd’hui évidemment on se dit mais qu’est-ce qu’elle dirait Annie. Des fois on voit du matériel psychomoteur, dit ouh là ça Annie Non, ça a été vrai.

 

Annie, ta Doula Ostéo

Merci tellement à vous deux d’être venus nous partager votre histoire.

 

Mélanie 

Merci. Merci à toi parce que même en reparler un an après, ça fait du bien aussi donc. Oui. Merci.

 

Aurélie 

Merci Annie.

 

Annie, ta Doula Ostéo 

Quelques jours après l’enregistrement du podcast, Aurélie m’a laissé un message sur mon répondeur en me disant qu’il y avait certaines informations qu’elle avait oublié de nous partager et qu’elle pensait que ce serait pertinent que je puisse te les donner. Après avoir écouté le message, je me suis rendu compte que c’était très intéressant comme information et pourquoi pas je te propose d’écouter dès maintenant le message qu’elle m’a laissé sur mon répondeur.

 

Aurélie 

Allô Annie, c’est Aurélie, j’espère que tu vas bien. En fait je t’appelles parce qu’après l’enregistrement du podcast, l’autre jour, j’ai repensé à quelque chose, puis je me suis dit que ça allait peut-être t’intéresser. En fait, juste avant de tomber enceinte au tout début de ma grossesse, je ne me souviens plus, j’avais entendu une émission de radio qui parlait précisément de la place des échographies dans les grossesses en fait et notamment dans les suivis de grossesse. Il retraçait un peu l’historique de la place des échographies et il portait un peu un regard sociologique si on veut sur la place des échographies dans les grossesses. 

Et déjà moi j’avais appris à ce moment-là que les premières échographies et la systématisation en fait de l’échographie dans les grossesses datent des années quatre-vingt, ce qui n’est pas si vieux en fait et et ça m’avait comme interpellé. 

Et puis l’autre chose que je trouvais vraiment intéressante c’est qu’il y avait un échographe notamment qui évoquait quelque chose de super fort, c’est que pour lui en fait, il y a eu un enjeu à partir du moment où la technologie s’est améliorée Et cet enjeu-là, c’est que l’imagerie médicale est tellement performante maintenant que ça donne l’impression aux parents et aux familles que tout va pouvoir être décelée et vu à l’échographie et que donc faire des échographies ça limite les risques ou en tout cas les mauvaises surprises ou des choses comme ça. Et lui dit qu’en fait c’est un faux semblant parce que finalement ils décèlent beaucoup de choses, mais pas tout. 

Aux échographies, des maladies, des malformations, comme ça, ils passent à côté de plein de choses et il y a énormément d’erreurs d’analyses dans les échographies de grossesse et de le verbaliser comme ça.

 

Aurélie 

Et ça m’avait interpellé, puis ça ne nous a pas empêchés de le vivre et d’être quand même surprises. 

Puis la deuxième chose qu’ils disaient, puis que je trouvais vraiment intéressante, c’est que le fait que les échographies sont devenues des choses évidentes que bien sûr que dans une grossesse tu fais tes trois échographies alors que ce n’est pas du tout obligatoire évidemment. Cette systématisation-là en fait amène aussi un gros malentendu entre les attentes des parents et les besoins du milieu médical. Et ce qu’ils disaient c’est qu’en fait les parents vont faire des échographies pour voir leur bébé, connaître le sexe du bébé, donc des choses plutôt affectives, plutôt positives et tout ça, donc on y va pour ça. 

Alors que le milieu médical lui fait des échographies pour déceler des problèmes. Notamment il parlait de l’échographie du deuxième trimestre qui est très importante pour les milieux médicales parce que c’est la première fois qu’ils ont un embryon fait un bébé suffisamment grand pour voir vraiment s’il y a des enjeux de malformations de maladies et tout ça donc elle est cruciale pour cette échographie-là et elle n’est pas forcément joyeuse alors que les parents viennent pour cette échographie pour connaître le sexe de leur enfant. 

Donc il y a un clash énorme qui donne lieu à des situations très douloureuses, très difficiles et finalement à un choc psychologique parfois plus grand quand il y a une mauvaise nouvelle parce qu’on y va pour quelque chose de chouette, de détendu, on va voir la suite de notre bébé. 

Et en fait je trouve que même dans notre histoire à nous, à Mélanie et moi et Elias, Il y a un peu de ça parce qu’en fait cette cette cette dernière échographie, on l’a fait un peu pour pour voir le bébé, il faut être honnête 

Dans un truc, on va le voir une dernière fois avant d’accoucher et en fait ça va donner lieu à tout ce qu’on a raconté dans le podcast et je pense que le choc est logique, elle est encore plus loin parce qu’on ne attendait pas à ça et qu’on n’est pas préparé à se dire non mais c’est un acte médical en fait une échographie et Et on peut dessiner des choses pas cool évidemment.

 

Aurélie 

Donc voilà, je voulais juste te le partager ça parce que je pense que ça peut t’intéresser, puis je pense que c’est aussi important pour les autres parents de comprendre cette cette différence-là entre ce vécu parental et le vécu médical. Voilà je t’embrasse, bye.

 

Annie, ta Doula Ostéo 

Alors c’est un épisode qui est hyper intéressant, j’espère qui va contribuer à enrichir tes réflexions pour savoir dans quelle direction tu as envie d’aller lorsqu’une intervention et en particulier lorsqu’une échographie t’est proposée de toujours toujours réfléchir il y a Toujours deux côtés à la médaille d’ailleurs je t’invite si tu ne l’as pas encore écouté à écouter l’épisode numéro un de enfanter librement sans se faire accoucher, je parle en long et en large de cette idée qui est qu’il faut réfléchir avant d’accepter des interventions parce qu’effectivement il y a souvent un autre côté à la médaille puis que si on se laisse aller dans le flot des propositions sans y réfléchir, il se peut qu’on se retrouve à un moment donné coincé dans une situation qui est moins confortable. 

L’autre chose qui est très intéressante, c’est l’idée de la garantie suprême des échographies. Vous êtes nombreux à me dire, ah j’ai tellement hâte que mon bébé soit né, on va savoir que tout est parfait, qu’il est en santé et compagnie. Le problème c’est que ça ne fonctionne pas comme ça. C’est-à-dire que quand ton bébé va être né, tu vas continuer pour l’éternité à t’inquiéter, à espérer que tout va se passer le mieux possible pour ton enfant, pour ton adolescent et pour ton adulte. 

Même comme moi quand tu vas te retrouver avec des enfants qui sont adultes, à chaque jour tu vas penser à eux, tu vas espérer que le meilleur leur arrive et tes boyaux vont se tordre à l’idée qu’ils puissent arriver quelque chose. 

Donc lorsqu’un bébé né, il n’y a pas de garantie, il n’y a pas de personne qui va aller mettre un sceau de garantie sur ton bébé en te disant écoute, on t’assure que tout est parfait et tout le restera. 

Donc cet inconfort-là avec l’idée qu’arrive quelque chose à mon bébé, qu’arrive quelque chose avec mon enfant, c’est quelque chose avec lequel je dois apprendre à vivre.

 

Annie, ta Doula Ostéo

C’est quelque chose avec lequel je dois apprendre à respirer dedans, ça ne quittera pas, ça va rester là. Plus rapidement tu vas réaliser ça, plus rapidement tu vas apprendre à respirer dedans, moins tu vas être dans l’attente que quelqu’un te donne un sceau de confirmation qui est impossible à avoir finalement. 

 

Un autre élément hyper important de cet épisode, c’est le lien avec Ton bébé je t’invite vraiment à le garder, à le nourrir dans l’affectif le plus possible. Et ça ne veut pas dire avoir une vie parfaite. 

 

Parfois les femmes sont dans mon bureau, elles pleurent et elles me disent qu’elles se sentent coupables d’avoir des émotions moins agréables ou de vivre du stress. Alors sache que c’est important que ton bébé puisse apprivoiser la réalité humaine et la réalité humaine ce ne sont pas des journées où les émotions sont toujours au beau fixe, ce ne sont pas non plus des journées, on est toujours dans au pays des bisounours savez que du bonheur à revendre, il y a des journées qui sont plus difficiles que d’autres. Ça, tu ne pourras pas épargner cette réalité-là à ton bébé. Donc, c’est important que pendant la grossesse, ils puissent aussi être en contact avec ces nombreuses réalités émotionnelles. Imagine, si tu pouvais mettre ton bébé dans une petite tour d’ivoire, dans une petite bulle de verre d’amour et que jamais pendant toute la grossesse, il était confronté à la vraie réalité, ce serait extrêmement difficile pour lui après l’accouchement de s’adapter.

 

Annie, ta Doula Ostéo 

Bon, on va se le dire, c’est déjà pour un bébé nouveau-né de s’adapter à sa nouvelle vie terrestre, ça le serait encore plus. 

Alors donc important que tu puisses rester en contact avec cette réalité-là et que tu accompagnes simplement ton bébé. C’est-à-dire que oui, il y a des journées qui vont être moins évidentes, il y aura peut-être des stress en lien avec la grossesse, mais malgré toutes ces émotions-là qui se chamboulent et qui parfois ne sont pas intéressantes, essaye le plus possible de garder le lien parce que le lien affectif comme être humain, c’est ce qui nous sécurise. 

 

Donc la sécurité de base, c’est ce qu’on va tenter de préserver le plus possible chez ton bébé. Et la préparation affective à la naissance, l’haptonomie, c’est à ça que ça sert, c’est également l’objectif que je me donne avec le programme postnatal d’Opaleo, c’est d’outiller les parents pour pouvoir accompagner les bébés de façon à ce que l’affectif fasse parti le plus possible de leur accompagnement. Évidemment, on n’oublie pas les aspects psychomoteurs, les jeux à privilégier, ceux à jeter à la poubelle et compagnie, mais le lien affectif sera toujours celui qui sera le plus prédominant dans la première année de vie et évidemment après aussi.

 

Annie, ta Doula Ostéo 

Un autre élément sur lequel j’avais envie de rebondir, c’est le fait qu’effectivement en milieu hospitalier pour les femmes de quarante ans et plus, c’est très compliqué d’éviter le déclenchement actuellement. En maison de naissance, souvent on a un petit peu plus de latitude, mais en milieu hospitalier, c’est compliqué. Il y a un document extraordinaire qui permet de faire un choix éclairé qui donne des informations, non pas qui sont simplement axées sur la peur, mais des informations vraiment pertinentes qui te permettent de réfléchir à ce que tu veux, à ce que tu ne veux pas, c’est un document merveilleux qui a été fait par les sages-femmes de l’Ontario. 

Alors je vais te mettre le lien vers ce document-là dans la page dédiée à l’épisode. Tu as envie de vivre l’expérience au paléo VIP, c’est-à-dire la formule que Aurélie et Mélanie ont choisi, je t’invite aussi à me rejoindre sur opaleo.com. C’est un accompagnement qui est proximal dès le début de la grossesse jusqu’au dix-huit mois de ton bébé. Une préparation à l’accouchement, un empuissancement, des outils pour vivre une naissance physiologique, un filet de sécurité au cas où des événements imprévus arriveraient, par exemple avec des vidéos qui sont dédiées aux interventions médicales et un accompagnement postnatal d’une richesse infinie. Et pendant tout ce temps-là, je suis là, je suis en contact avec toi de façon à pouvoir t’accompagner dans la situation unique, dans l’expérience unique que tu traverses.

 

Annie, ta Doula Ostéo 

Si tu as envie de découvrir mon accompagnement, je t’invite à écouter les onze clés pour une naissance facilitée. C’est une préparation virtuelle qui est disponible dès maintenant en mode gratuit. Je t’invite à venir dans la description de l’épisode, à cliquer sur le lien, à t’y inscrire et à commencer ton écoute dès maintenant. 

 

Je te souhaite une magnifique journée, j’espère que dans le ici et maintenant tu te sens sur ton x, J’espère que tu te sens bien accompagnée et je te donne rendez-vous dans le prochain épisode.