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Aujourd’hui, je te propose une rencontre avec Sarah, une femme rafraîchissante, authentique et spontanée. Elle nous raconte l’histoire de la naissance de sa fille en abordant au passage plusieurs sujets tabous.

LES ASTUCES QUE SARAH A UTILISÉES POUR JONGLER AVEC LA DOULEUR

  • Bain
  • Formation OPALEO
  • Points de pression
  • Positions et stations
  • Sons
  • Striping (décollement des membranes)
  • Suspensions

CONTACTER ANNIE

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Transcription de l'épisode
Coucou Sarah, je te remercie d’avoir accepté mon invitation pour venir nous parler de ton expérience de grossesse, d’accouchement et du postnatal.

Est-ce que ta grossesse s’est bien déroulée?

Je suis tombée enceinte “comme ça”. J’ai eu une grossesse “comme dans les livres”. On me disait tout le temps ça. C’est ce que mon médecin me disait toujours: “Tu prends ton poids, comme dans les livres. Donc une belle, belle grossesse, oui.

Pendant ta grossesse tu as été extrêmement proactive dans ta préparation?

Incroyable. Je crois que je tapais sur le nerf des gens. J’ai lu toute l’information que je pouvais, du mieux que je le pouvais.

Est-ce que tu as fait cette recherche en équipe avec ton amoureux romain?

Au départ, je me questionnais beaucoup sur l’accouchement, la façon dont je voulais le vivre. Je voulais absolument que mon conjoint soit présent et prêt pour m’accompagner. Je ne voulais pas un chum qui texte à côté de moi pendant que je suis en train d’accoucher. Je voulais un “teamwork”. 

J’ai parlé d’avoir une doula, une accompagnante à la naissance qui t’accompagne, qui est 1 on 1 et présente à l’accouchement.  Il n’avait pas cette envie là de son côté. La discussion a été un peu fermée, et ça m’a fait énormément de peine.

Après d’autres recherches, je suis finalement tombée sur OPALEO Naissance. Et là, je me suis dit, “mon Dieu, qu’est-ce que c’est ça?” Je suis allée sur le site. Une fois abonnée à tes services “Wow! C’est A1”.

J’ai embarqué mon chum Romain là-dedans. Je lui ai dit que les cours commençaient en janvier. Comme j’allais donner naissance en mai, il trouvait que janvier c’était trop tôt.

Moi, je voulais être prête, je voulais pas les terminer trop proche de mon accouchement.

On a commencé en janvier, puis wow! Vraiment, ton accompagnement est hors pair. Toutes les questions, toutes les réponses, c’était super. 

Puis mon amoureux Romain posait tellement de questions! Ça me surprenait, il avait tout le temps sa main levée: ‘Moi j’ai une question”.


Annie: Je trouve ça extraordinaire, parce que de nos jours, on demande aux hommes de prendre une place proactive pendant l’accouchement, mais il n’y a pas beaucoup de méthodes ou d’approches qui leur donnent une réelle place. Quand je vois une main qui se lève et que je vois que c’est le gars qui a une question, j’adore ça!

Moi aussi, j’étais tellement… Mais il y en avait d’autres hommes qui posaient des questions. Tout le monde était là, la plupart du temps, en couple. 

C’était clair dès le départ que tu voulais vivre un accouchement physiologique ou ça s’est clarifié plus tard?

Oui. C’était clair avant d’être enceinte. Même avec mon ancien copine j’avais dit « Mon Dieu, moi je serais jamais capable de ça ».

J’avais une amie qui avait accouché rapidement, elle n’avait pas pu avoir l’épidural, puis je me suis dit « mais pour moi, c’est impossible, je me cogne l’orteil sur une table et ça me fait extrêmement mal, j’en pleure, donc vaut mieux oublier ça.

Après ça, ma soeur a accouché naturellement deux fois en maison de naissance. Ma belle-mère, la mère de mon copain, plein de monde autour de moi a donné naissance naturellement.

Moi je me disais, mais moi j’ai tellement peur des aiguilles que je ne peux pas accoucher avec l’épidurale, c’est impossible. J’en avais peur en en parlant. J’écoute Girls’ Anatomy, je me ferme les yeux quand il y a une prise de sang. Je suis pas capable. 

Est-ce qu’on dit épidurale ou pépidurale?

C’est la même chose. 

Puis là, t’avais dit dans ton premier cours ou deuxième cours, ne regardez pas à vouloir avoir un accouchement naturel parce que votre sœur, votre belle-mère a eu un accouchement naturel. Je me disais, ben moi c’est ça.

Et là, tu as continué. Tu as dit qu’on pouvait accompagner notre bébé. Tu pourrais peut-être l’expliquer mieux que moi.

Annie: En fait, ce que je t’ai proposé, c’est de pas choisir de vouloir un accouchement physiologique pour des raisons de tête ou de performance. C’était pas ton cas là, mais cela aurait pu l’être. Mais plutôt de chercher des raisons de cœur qui allaient pouvoir te soulever, t’aider pendant l’accouchement.

Puis quand tu as continué, tu as dit, on travaille fort, avec nos hormones, on est dedans, puis le bébé aussi travaille fort pour sortir. Puis quand on prend la péridurale, ça donne l’impression que le bébé travaille tout seul pendant que maman “lit sa revue et boit son café”. Bon, on ne prend pas de café en accouchant. C’est une l’image. Là, j’ai comme fait « wow ». Je ne laisserai pas déjà mon bébé, il n’est même pas au monde, puis je vais l’abandonner. Ce n’est pas ça. Mais moi, c’est ce que ça m’a donné comme impression. Et là, Romain et moi, on en reparlait, puis on s’est comme, « Ah, mais oui, c’est ça. » C’est devenu notre « why », notre pourquoi.

Dans le fond, ça s’est concrétisé dans ton cours, mais dans ma tête, je voulais quand même un accouchement naturel et physiologique.

Puis là, tu en parles à tes amis, puis à ta famille. Puis à un moment donné, je me suis dit, je vais arrêter d’en parler parce que je me fais toujours dire “ bien oui, mais moi aussi c’est ce que je voulais mais tu vas voir… Après là tu te dis bon mais dans le fond c’est ce que je veux mais en arrière plan tu te dit que ça revivra pas. C’est sûr je ne serais pas capable parce que tout le monde dit qu’ils veulent le faire, mais ça n’a rien à voir avec personne. Alors là, à un moment donné, je me suis dit, « Bon, je vais arrêter de le dire. » Et puis, tu sais, à chaque fois que je le dis quand même à quelqu’un, je me tourne les yeux dans ma tête et je me dis, « Oh, mon Dieu, ils doivent nous juger encore. »

Il y avait même un professionnel qui avais dit à une de tes amis de laisser faire, qu’elle prendrais une péridurale de tout façon… 

Ah oui, c’est vrai je t’avais écrit ça. Oui, c’est arrivé au collègue de travail de mon copain qui venait d’avoir un bébé au même hôpital que nous. Sa copine s’était fait dire « de toute façon, c’est sûr que tu vas en prendre une, alors on va le noter tout de suite au dossier que tu en veux une.

Là, je me suis dit: “oh mon Dieu, Annie, ça marche pas”. Moi, je suis à cet hôpital-là, puis ils disent déjà ça aux patients, mais ça va me décourager. C’était pour tout ça que je me disais que je voulais une accompagnante pour m’accompagner. Pour me dire mes droits, puis alors bref, ça m’avait beaucoup angoissé. Pour on a commencé les cours prénataux ça a bien été.

À un moment donné, il faut essayé de laisser aller ouais absolument puis ça des fois justement d’avoir une accompagnante c’est quand tu me textais par rapport à ça, je trouve que c’est un rôle important dans l’accompagnement,

Speaker B [00:08:29]:

c’est d’aider les couples à revenir sur leur track, même s’il y a beaucoup d’interférences autour de nous, parce qu’il y en a. Oui, puis après ça, un zippel, puis dans notre couple, tu te demandes toujours, moi je me dis toujours, puis j’ai dit tout le long de la grossesse, je suis sûre que tu crois pas qu’on va le faire, mais t’sais j’aimerais vraiment ça qu’on y croive. » « Ben oui, ben oui, là, tu sais… » C’est là, moi, lui, je suis certaine qu’il croyait, mais en même temps, moi, dès le moment où il me disait « Je ne peux pas croire que je vais faire ça, C’est sûr que je vais avoir mal, pis si c’est long, pis si c’est long. » Parce que tu te disais toujours, un premier accouchement, un 12-15 heures, c’est pas long, c’est normal. Là, je me disais « Oh my God! »

Il est vraiment, tu sais, mon chum, il est bon. Là, il a embarqué, puis il était bien correct avec ça. Il était super à l’aise. Il n’a pas été de reculons. Mais moi, je voulais être prête moi, parce que j’avais beaucoup lu que si mon corps était prêt, parce que c’est mon corps qui va accoucher, malheureusement c’est pas mon conjoint, il a beau avoir voulu faire des points de pression, ça il attendait la dernière minute pour se préparer, puis je parlerai au reste de l’accouchement, mais comme finalement il en a même pas eu besoin le pauvre, mais bref, moi j’étais là, faut que tu te pratiques, faut que tu te pratiques, tu sais. Puis, il était correct, il était prêt. Mais je voulais moi, c’est ça, être prête. Fait que tu sais, il y avait une vidéo sur la communauté Facebook, quand t’es membre, tu peux avoir accès, de mettre la tête par en bas pour aider le bébé à se placer. Bon, bien, tous les jours, si j’en sautais pas un ou deux une fois de temps en temps, je le faisais. Les respirations à l’envers, placer le bébé. Ensuite, j’avais trouvé une doula américaine, Krisha quelque chose, Je me rappelle plus trop. Je l’avais trouvé sur TikTok. Je trouvais ça intéressant, ce qu’elle faisait. Je l’avais partagé dans la communauté. Donc, s’il y en a qui se mettent membre, ils vont pouvoir retrouver mon post et le voir. La femme, c’est une ancienne athlète, si je ne me trompe pas. Puis elle disait qu’un accouchement, c’est comme un marathon. Donc, de s’hydrater, de manger durant l’accouchement, c’est hyper important. De s’entraîner, de faire des étirements, du bassin, des genres de squats, de beaucoup marcher avec les trottoirs, etc. Pour faire le débalancement des hanches, l’ouverture des hanches. Alors bref, à partir de la 34e semaine, t’as des exercices à faire. Écoute, je les ai pas toutes faites, j’en aurais pour 4 heures chaque jour, c’était intense. Mais j’en ai fait un petit peu, beaucoup sur le ballon. Donc moi, je pense que ça a beaucoup, beaucoup aidé à ma préparation à l’accouchement, puis peut-être à la durée de l’accouchement. Encore là, pour en reparler, est-ce que c’est ça, est-ce que c’est pas ça? Moi j’y crois, parce que j’étais très très prête.

Speaker A [00:11:56]:

Mais en même temps t’es jamais prête, on va se le dire. Mais il faut savoir quand même qu’il y a des études qui ont démontré que quand on se prépare, on a plus de chances de vivre un accouchement qui ressemble à ce qu’on en vit. Donc c’est pas juste dans… C’est pas dans… C’est pas une hypothèse, ça a été vérifié. Ça veut pas dire que l’accouchement va être exactement comme on voulait, Mais ça nous permet quand même de s’en rapprocher.

Speaker B [00:12:18]:

Ouais, de donner toutes les chances. C’est ce que j’essayais, de mettre toutes les chances à mon côté. Puis, dans la salle, il y avait une petite formation, je ne me rappelle plus trop c’était combien, mais j’avais payé la petite formation, ça dirait comme un 4 heures, à pratiquer les exercices, à parler des étapes de l’accouchement. Un peu comme tout ce qu’on voit avec toi, mais très plus rapide.

Speaker A [00:12:37]:

Et plus axée sur les exercices.

Speaker B [00:12:40]:

Oui, puis les étapes du genre, elle disait tout le temps, « When there is a bloody show », c’est parce que là t’es en train d’accoucher. Donc quand le sang commence à venir, pis moi je l’ai su dans mes étapes que, ok, ça s’en vient là, c’est pas un faux départ parce que j’ai commencé à perdre beaucoup de sang à la maison. Donc c’était quand même que ça s’en vient. Ouais. Fait que… C’est sûr que quand Sarah dit beaucoup de sang à la maison, là il faut pas que tu imagines que tu vas être à la maison et que tu vas perdre beaucoup de sang, c’est pas des litres. Non, non, non, excusez-moi, un peu comme quand t’as tes menstruations, quand t’as tes règles, ça saigne un peu, ben là effectivement comme t’as une pression, ben tu sais, ça sort un peu plus. Mais genre dans le bain, je voyais des filaments, sur la toilette quand je m’essuyais. Ça coulait pas en litres comme tu disais.

Speaker A [00:13:27]:

Si jamais ça coule, il faut vite que tu ailles à l’hôpital. Mais c’est vrai qu’il y a toujours un petit peu de sang dans un accouchement. Ça peut être parce que ton col, en s’ouvrant, saignote. Et il y a toujours un petit peu de filament de sang dans le bouchon mi-cœur aussi. Au fur et à mesure que le col s’ouvre, on perd un peu de sang. Effectivement, ça fait partie de l’aventure.

Speaker B [00:13:46]:

Je ne pense pas que je l’avais perdu non plus le bouchon au complet. À un moment donné, j’ai cru avoir perdu un petit morceau. Pis je pense que j’étais là, un demi-écrit, que je trouvais que… Ça c’est une autre chose. Parenthèse, j’arrive pas à comprendre comment tu fais. On t’écrit tout ou quoi? Parce que là, moi je t’écrivais, puis à chaque fois que je me sentais mal, je me dis, voyons, ça doit pas faire partie de tes services, mais elle répond à chaque fois. Donc je continue. En fait, il faut savoir que Up à l’héros, c’est des vidéos préenregistrées,

Speaker A [00:14:14]:

c’est des rencontres en direct. Et au départ, c’était ça mon plan de match. Mais moi, là, je suis accompagnante tatouée sur le coeur fait que tu sais quand tu es abonné à mon service je voulais t’accompagner c’est hyper important je sais pas si un jour je vais réussir à faire du vrai virtuel complètement, mais j’en doute.

Speaker B [00:14:36]:

En même temps, tu t’éloignerais de qui tu es, puis de ce que nous on aime. Peut-être que ce n’est pas comme ça pour tout le monde, mais les services de cours prénataux que mes copines ont pris, puis qui me disent « ça vaut pas de la crotte, prends pas ça ». Puis moi j’étais comme « je veux quand même en prendre ». Je trouve qu’il doit y avoir un méchant gap au niveau du service. Parce que le CLSE, puis c’est pas négatif ce que le CLSE offre, je suis certaine que c’est bon, mais peut-être c’est pas adapté à toutes les femmes au niveau de leur recherche, de leur

Speaker A [00:15:08]:

besoin. Oui parce que tu sais, même si t’as des milliers de suivis à ton actif, tu pourras jamais faire un cours qui correspond à 100% des femmes parce qu’il y a plein de choses qui se passent qui sont uniques. On entend des choses, on a besoin justement de se faire recentrer, de faire comme « oups, écoute là on revient sur ton X, oublie ce commentaire-là, pas ce que tu viens d’entendre ». Ça pourra jamais être 100%, en ce cas dans mon cœur à moi, ça pourra jamais être 100% du virtuel. Donc, tout ça, c’est ça. Et là, donc on revient à ton expérience,

Speaker B [00:15:40]:

et là, il y a eu un moment donné où ton travail a vraiment commencé. Oui, ça, je ne croyais jamais. Je me rappelle les jours avant, moi je devais accoucher le… Le 10… J’étais à 41 et 3, je devais accoucher le 10 mai. Et puis ben le 10 mai arrive, je suis sur mon ballon, tu sais. La canicule commence, puis dans ce sens c’est une canicule, Fait que le 10 mai 2022. Puis finalement, j’ai accouché le 13. J’avais le 12 mai un suivi, parce que j’arrivais à 40 semaines. Et si je retourne un petit peu, à 39 semaines, à 30, ouais, à 39, ah je suis pas fine, à 39 ou à 38, whatever, je pense que c’est 39 semaines, mon médecin, qui a été incroyable, toute l’heure-là on m’a suivie, Elle, j’ai même fait un plan de naissance, elle me l’a signé. Tu sais, quand je dis que j’étais prête, elle me l’a toute signée. Elle m’a dit, c’est beau, mais tu sais, sache que s’il arrive telle chose, tu pourras pas avoir accès à XX. Puis j’étais convaincue, parfait, il y a aucun stress. Je suis très ouverte que ça se peut que ça l’aille en César. Tu sais, on le sait dans la vie, on sait pas ce qui peut arriver. Elle m’avait proposé la semaine d’avant un stripping, fait que là 39, pis la semaine du 39, ma 39e semaine. Pis là j’avais dit non, je préfère attendre parce que t’sais au cas que ça déclenche quelque chose de pas correct. Si mon bébé est pas prêt à venir, il est pas prêt à venir. Fait que moi, je pensais comme ça. Alors, 40 semaines, j’étais à 41 ou 42 jours, whatever. Puis, elle m’avait dit, « La semaine suivante, je vais falloir que tu en fasses un par contre à cause de l’obstétrique, ce qu’ils disent, ce que… » J’ai dit, « OK, parfait. » Fait qu’elle m’avait dit, « Écoute, à ce rendez-vous-là… » Donc, ça, c’était le jeudi après-midi, le 12, mais elle m’a dit, je vais t’en faire un léger parce que t’es effacé, Mais t’es pas dilaté vraiment plus que un. Elle dit ta paroi est très rigide. Donc je vais te faire un petit stripping pour essayer d’assouplir les parois pour t’aider à dilater plus. Puis voir si ça peut partir le processus d’accouchement. Je suis comme bon ok, vas-y. Fait que là, on me fait un stripping. Pas trop douloureux. Assez plate que tu te dis, ben là je peux pas croire qu’un bébé va passer par là, déjà ses doigts, c’est un peu douloureux. Fait que tu sais, en tout cas. Ça te met ça dans la tête, tu dis « Oh my God, qu’est-ce qui s’en vient? » Maman m’a dit « C’est normal, t’es plus sensible avec chez thérapeute. » J’ai dit « Ok, c’est bon. » Elle prend aussi ma pression, puis elle me dit « Ta pression est très haute depuis quelques, comme deux rendez-vous, Donc je t’envoie tout de suite à l’hôpital. Je veux qu’ils regardent le coeur du bébé, prendre des prises d’essence. Ça se peut qu’ils te gardent et qu’ils t’accouchent ou ils te renvoient à la maison, puis on se revoit à X rendez-vous. On se rappelle qu’on prend un rendez-vous, je sais pas, j’avais déjà un rendez-vous pour la suite. Donc ok, parfait, je m’en vais tout de suite à la clinique, à l’hôpital, pardon, il doit être une heure et demie de l’après-midi. Donc là, Ils prennent les prises de sang, puis ils monitorisent, ils monitorent le bébé? Oui. Ok. Là, je vois des petites contractions. Je demande à la dame, « Est-ce que c’est des contractions? » Elle me dit, « Ah oui, vous avez des belles petites contractions. » Je suis comme, « Ok, je les sens. » C’est comme des petites contractions, tu sais, menstruelles, comme si je commençais à être dans ma semaine. Puis je me dis « OK, c’est pas si pire ». Puis après ça, elle me dit, je suis vraiment contente, je devais être bien bébé, là, mais je dis « Ah » Elle me dit « On va aller à la maternité, parce que moi je finis mon chiffre, donc tu vas pouvoir attendre là, puis il y a un médecin qui va te rencontrer quand on va avoir ta prise de sang, ça va peut-être prendre une heure. Je me dis bon, ok, j’ai rien d’autre à faire. Là, je suis toute excitée, je m’en vais visiter la maternité, ok? Tu sais, moi, j’étais tellement prête dans tous les aspects, mais j’ai aucunement vu où j’allais accoucher, puis ça, ça m’énervait. Je voulais dans le temps, avoir la COVID, on pouvait aller visiter la maternité, savoir où tu vas accoucher, te préparer. Tu arrives là, à un moment, moi je pense de panique parce que tu vas accoucher, tu sais même pas où aller. Fait que là, moi je me dis, je vais savoir où aller. J’étais vraiment contente. Donc, je regarde la maternité qui est en construction. Je suis un petit déçu, mais c’est pas grave. J’attends sur ma petite salle d’attente. J’ai des contractions. Je me lève et je marche. Je marche beaucoup. Je fais des allées. Un moment donné, je vais à la salle de bain et je retourne voir une petite dame au triage, puis je disais « mais avez-vous une serviette sanitaire? » parce que je sais que je perds du sang, puis je suis comme en petite robe d’été, tu sais, canicule, puis en petit sous-vêtements. Ça fait que bref, non. On avait juste des grosses couches, tu sais, mais je disais « OK, la salle, on va rouler du papier de toilette, tu sais? » Parce que, excusez, là, s’il y a des hommes qui écoutent ça, truc de fille, mais bref j’ai senti beaucoup de contraction, comme on va dire au demi-heure peut-être, j’avais une bonne contraction aux 20 minutes. Moi je me dis, ben t’sais, un stripping apparemment ça peut faire ça, t’sais ça peut donner des contractions mais après ça tout peut s’arrêter. Moi je me dis je vais marcher parce que si c’est ça, ça commence. Mais, un peu dans le déni, le médecin me dit que c’est beau, tout est correct, mais je veux te revoir dimanche, on va faire le même exercice, va à la maison.» Alors là, j’arrive chez moi, il est à peu près 5h30, je me fais à souper. Là, tu as eu tes résultats de prise de sang entre-temps. Oui, oui, c’est ça, dans le fond, c’est ça. Elle m’a dit, j’ai rencontré un médecin qui m’a dit tout est beau. Ok, incluant ça. Oui, incluant ça dans le fond. C’est ça, tout est beau dans les prises de sang. On n’est pas vraiment inquiets, tu peux aller à la maison, puis on se revoit dimanche. Donc là on est jeudi, après fin de journée, on se revoit dimanche. Je me dis ok, tu sais, tout va bien. Entre-temps, je vais peut-être accoucher, peut-être tu sais, on ne sait pas. Alors moi, je retourne chez moi. C’est ça, je me fais à souper puis mon chum est parti avec notre chien, on a un bébé chien. On vient d’avoir un bébé chien. Quelle bonne idée! Toute le monde nous le disait, on le savait, mais on l’a fait pareil. Donc là, on avait un beau petit bébé, Bouvier-Bermont, il devait avoir 3 mois. Donc là, ils l’emmènent chez le vétérinaire, parce qu’il y avait un rendez-vous, puis ils reviennent vers 6h30-7h. Là, je les vois arriver. Alors, je vais dehors, puis là, ouf, je suis comme… Je commence à avoir des contractions. Là, ça me prend… Ça me prend du temps à remonter dans la maison. Là, tu sais, je suis en bas des escaliers, je prends une contraction, et là, je commence à monter les escaliers. Puis là, rendu dans la maison, je dis à Romain, « Je pense que je vais aller prendre un bain, voir si ça passe » Il est comme à peu près 7h, 7h30 Puis là dans le bain, ça se… C’est pas confortable Puis moi j’adore prendre des bains Mais j’adore prendre des bains Fait que je me dis « Bien sûr ça va être le fun, moi je vais accoucher dans un bain. Non, pas du tout. Je suis ressortie du bain, je l’ai laissé comme là au cas où je vais aller retourner, mais je suis sortie du bain. Puis, tout va vite, c’est fou. Je veux dire, dans ma tête, à ce moment-là, comme on dirait qu’il y a plein de choses de flou, mais là, après ça, j’ai pris… J’avais pris une application, tu sais, que tu peux mettre… Bon, là, mes contractions étaient à peu près de 45 secondes aux 3 minutes. Wow. Ouais. Déjà. Fait que là, je me disais, Ok, je vais appeler à la maternité. » Wow. Fait que là j’appelle à la maternité, je leur dis ça, pis là ils sont comme, « Ok, ben t’sais, ma dame c’est un premier bébé, alors allez 15 minutes dans le bain, ou 30 minutes, pis après ça, allez un peu dans le lit aussi, pis rappelez-nous. » Ah, j’suis comme, « Ok. » Là j’ai dit à mon chum, j’ai dit, « Ok, là tu vas aller porter le chien parce que ça se passe. Je suis certaine que ça se passe. Et là, lui il part porter le chien, on va dire qu’il est rendu 8 heures. Je retourne dans le bain. Deux contractions dans le bain. Je suis sortie, ça passe pas. Pas en toute, là. Là, je vais dans le lit, je me couche dans le lit, une contraction, je suis debout. Non, non, là, ça ne marche pas, là, moi, je peux pas me coucher. Tu sais, avoir de la douleur couchée, je le comprends pas, OK? Alors là, je me lève, je suis au bout de mon lit, avec une jambe sur le… Tu sais, comme le genou accroupi sur le lit. Là, je prends des contractions. Là, elles sont de plus en plus… Je penche encore, 3 minutes, mais comme des… Tu sais, c’est long, là. Puis là, je t’écris. Ah, là, ça marchera pas. Ça me fait déjà très mal. Je n’en reviens pas. C’est comme… C’est difficile à expliquer, hein? Je l’ai toujours demandé à tout le monde tout le long de ma procèsse. C’est quoi une contraction? Je veux me préparer, tu sais. Ça fait tellement mal, là. Une fois que c’est fini, t’es comme OK, c’est correct, tu peux continuer à marcher, tu sais. Mais ça fait mal, là. Puis là, t’essaies de faire les… Mais moi, je pense que j’étais vraiment… Je devenais de plus en plus aiguë, puis… Alors, bref, j’ai été m’asseoir sur la toilette, parce que la douleur et, tu sais, tout le monde dit que s’asseoir sur la toilette, ça aide beaucoup à ouvrir, à dilater. Et là Romain revient pis Il est comme « ben là, parce que c’est vraiment ouvert là ça! » Il regarde dans la toilette, il est comme « mais ça saigne, c’est vraiment enflé, c’est vraiment ouvert! » Pis là je rappelle la maternité. Pis là il rappelle, pis il dit tout ça à la dame. Pis la dame est comme « bon ben ok, venez-vous-en, mais sortez pas les valises, tout est correct, t’sais, vous faites juste venir, on va regarder puis peut-être vous allez repartir. Ouais parce qu’elle a dit dans sa tête c’est un premier bébé, c’est peut-être une fausse alerte. Ben peut-être ou genre t’sais, ça lui prend du temps à dilater, on sait, t’sais, ils savent pas puis c’est correct en même temps parce que au nombre de podcasts que j’écoutais avant, que tu écoutes les femmes et qu’elles sont comme « je suis à quatre » et que ça faisait genre dix heures et que je me disais « oh mon Dieu ». Je les comprends mais en même temps, on a bien fait de quitter. Là je suis dans la voiture. C’est là c’est un peu flou mais je me rappelle d’être assise, bouger, prendre les contractions puis tu vois on est à Saint-Hilaire, fallait se rendre à Longueuil à Pierre-Boucher. Ça a quand même passé vite là mais j’avais hâte d’arriver. Quand t’es arrivé, ils me disaient qu’on allait se mettre dans des genres de débarcadère 15 minutes. Je suis comme, non, stationne-toi. De toute façon, c’est 2 heures gratuits. Au pire, on repart, c’est pas grave, mais va te stationner. C’est pas vrai que tu vas ressortir si je suis en train d’accoucher, pour aller déplacer la voiture. T’as dit ok, mais ils nous ont dit de pas sortir les valises. Ok, c’est pas grave, on sort pas les valises. Fait que là, j’étais en petite robe, by the way, genre petite robe de plage avec une grosse veste en minou, pis mes gougounes, pis des bras là, pis bon, on s’en va! On se tait! Là, tu sais, tu marches, là, je m’étais mis une grosse culotte avec une méchante grosse serviette. Tu sais, j’étais prête. Ouais. Pis j’ai, encore là, Je pense pas que j’ai brisé mes os. Tout est encore correct, mais je suis vraiment en contraction très rapprochée.

Speaker A [00:26:21]:

Et là, est-ce que tu as trouvé ton chemin? Parce que là, tantôt, tu disais que c’était vraiment difficile au début. Tu as eu des grosses contractions rapidement. Donc, les hormones, il y a eu un petit délai avant que ça arrive. Rendu là, es-tu rendue que t’es capable plus facilement de t’abandonner? Je pense que c’est une fois qu’ils m’ont installée dans la chambre.

Speaker B [00:26:39]:

Je crois que c’est là parce que ça a fait… Paf! Pis j’ai accouché. C’était incroyable. Rendu là, pour moi, parce que pour Moi, en deux minutes, j’ai accouché, on dirait. Mais c’est pas ça. La notion du temps à un accouchement, c’est… C’est fou, hein? Moi, j’ai tout perdu notion du temps. Fait que tu vois, on arrive à l’hôpital, pis il doit être proche de 10h. 9-10h, à peu près, j’estime. Parce que je pense qu’ils ont écrit qu’ils m’ont admis à 10h20. Fait que t’sais, t’arrives à l’hôpital, pis là c’est le pire bout. Ben premièrement, faut que tu prennes l’ascenseur. Là, j’espérais rentrer dans l’hôpital et me rendre dans l’ascenseur pour avoir ma contraction dans l’ascenseur. Pis c’est là, des criers en plein milieu de l’hôpital. Alors, je me suis rendue dans l’ascenseur, c’était merveilleux, pis là, pouf, la contraction part. À fini, on rentre dans la maternité, c’est merveilleux. Là, tu vas au triage, puis moi, j’ai pas été chanceuse, là. J’ai vu une dame qui devait peut-être terminer son service. Hum… Puis, c’était comme, maman, t’en as plein, et… Pas mal à coucher… Non, m’a donné une robe, allez vous habiller dans la jaquette. La salle de bain est là. Je suis comme, ah mon dieu, j’ai trop pas envie d’aller mettre une jaquette, dans une toilette toute seule, je suis vraiment pas bien en ce moment. Alors j’y vais avec mon chum, Romain il m’aide à mettre la jaquette. Bon couchez-vous sur le lit de triage, je me couche sur le lit de triage, je suis pas bien, je prends des contractions. On va prendre une prise de sang parce que vous perdez beaucoup de sang, je ne perdais pas énormément mais tout de même il y avait une certaine perte de sang. Fait que là, c’est ça, elle prend la prise de sang, je déteste les aiguillons, fait que ça ne part pas bien. Là, elle me dit, on va vous mettre un, là je crois que c’est un papillon. Un petit papillon. Puis moi, j’avais dit que je n’en voulais pas, puis mon médecin m’avait dit, S’il n’y a rien qui nécessite d’en avoir un, tu n’es pas obligée d’en avoir un. » Elle m’en met un pareil, mais tu sais, je ne suis pas apte. Tu n’es plus tout à fait là, c’est ça. Je ne suis pas apte à me dire « Non, je n’en veux pas, je ne sais pas trop, elle doit savoir pourquoi qu’elle m’en met un, il doit avoir quelque chose, après une prise de sang. » tout ça se fait vite. Elle me demande, est-ce que vous voulez l’épidural? Non. Est-ce que vous êtes ouvert à… Oui. Tu sais, on sait jamais. Parce que si je suis comme ça encore pendant 15 heures, oui. Et là, I kid, blablabla, pis là, c’est là que je dis à mon autre chum, ça marchera pas, là. Là, ça marchera pas, j’y arriverai pas. Si c’est encore long comme ça, ça marchera pas, je te le dis tout de suite, j’y arriverai pas. Moment de doute. Ah oui, intense. Ça me faisait tellement mal, mais parce que pourquoi? Je suis zéro dans ma bulle. La madame est vraiment pas le fun. Elle n’est pas là… Oui, c’est ton premier accouchement, écoute, ouvre la pièce. Non, non. Elle fait son protocole. Puis là, ben, elle te toque. Je sais pas trop. Regarde, t’es dilatée à combien. Bon, vous êtes à 7, là, c’est correct. Wouah! Oh, what’s up? Non, j’étais à 4 ou à 7? Je pense que j’étais à 4. Fait qu’elle a dit, on va pouvoir vous admettre. Là, ok parfait. Là, elle me met dans la chambre. Elle dit, est-ce que tu veux que je te coule un bain? Va-tu vouloir aller dans le bain? Ça prend 15 minutes à couler. Ben oui, ça prend 15 minutes, au moins il sera là si je le veux. À le pauvre, à part. Pis là mon tchum, ben lui, il va faire l’enregistrement.

Speaker A [00:29:39]:

Donc je suis seule dans ma chambre. Comment ça s’est passé? Parce que des fois d’être seule dans ce genre de situation-là,

Speaker B [00:29:45]:

ça nous permet justement de retrouver notre chemin. Est-ce que c’est ça que c’est passé pour toi? Là je me suis dit, OK, c’est quoi mes options? De un, je me suis rabiée. J’ai remis ma petite robe. Wow! J’ai mis ma veste parce que j’avais froid. J’avais chaud, j’avais froid, j’avais chaud. J’ai mis ma petite veste qui était comme en mouton en dedans. Pis là, il y avait un ballon. Ben, premièrement, après ça, je suis allée m’asseoir sur la toilette. J’étais zéro bien. Je me suis relevée. Et je me suis mise debout devant la chaise qui avait le ballon dessus. Le ballon était comme squeezé dans la chaise un peu. Alors j’étais debout et je faisais aller mes hanches. Je me faisais bouger de… Parce que je crois qu’au départ, quand tu fais le ballon, quand tu veux accoucher, tu vas de devant à l’arrière. Puis quand tu ressens que t’es prête à accoucher, tu vas de gauche à droite. Alors moi je faisais ça, je me balançais dans mes contractions. En faisant ça, tu étais rendue que tu arrivais à faire des sons? Ben j’étais pas nécessairement dans le grave, mais je faisais mes sons. Magnifique. Ben non, Je n’étais pas prise dans ma contraction. Je laissais aller. Wow! J’essayais de plus possible de laisser aller. Mais j’étais dans ma bulle, c’est certain, parce que Romain est arrivé. Puis il a dit, j’ai éteint le bain parce qu’il allait déborder. Donc là, ça faisait 15 minutes. Ça veut dire que j’étais seule. J’estime 15 minutes. Quand il est revenu, la nouvelle infirmière est rentrée, à peu près dans le début de trentaine. Là, le médecin et l’infirmière devaient avoir notre âge, donc ils étaient dans le début de trentaine, d’après moi. Et là, j’ai dit, ça poussait dans le dos, j’étais comme, j’ai eu mal aux fesses, j’ai eu mal aux fesses. Et c’est là que mon pauvre chum d’amour, il essayait de me faire des pressions. J’étais comme, touche-moi pas, ça me fait mal. Non, non, non, Je n’étais pas capable, ça ne me faisait pas du bien. Tu veux dire les points de pression. Oui, les points de pression, je ne les sentais pas là. C’était comme non, non.

Speaker A [00:31:40]:

Les points de pression, c’est quelque chose qui est hyper populaire, dont on entend beaucoup parler, mais plus une femme est dans un accouchement physiologique, se laisse aller, fait des sons, bouge ses hanches, moins c’est un outil qui est adéquat. Ça fait que ça me surprend pas du tout. Non, c’est ça. J’étais pas là. J’avais pas besoin de ça.

Speaker B [00:31:59]:

Puis là, ils me disaient tous, « Pousse pas, pousse pas, pousse pas! » J’étais comme « Non, je pousse pas! » Mais dans mon ventre, puis je l’ai dit souvent, puis je l’exprime pas bien je pense, mais j’avais l’impression d’avoir un orgasme dans mon ventre. Tu sais, c’était comme « Euh! » à l’intérieur du ventre, mais la douleur était à la hauteur de mon coccyce. On peut dire… Parce que ta fille était vraiment descendue, elle l’occupait cet espace-là. C’est ça, c’est ce que je me suis dit. Puis là, elle me disait toute « Pousse pas, pousse pas », puis Romain « Pousse pas, pousse pas », j’étais comme « Pousse pas » Mais je le sens que, tu sais, ça veut venir. Fait que là, le médecin est arrivé, une petite jeune, elle m’a fait le toucher, puis elle a dit « Ah, t’es à 7 ». Ça veut dire que moi je me dis dans ma tête, c’est quoi, j’ai passé de 4 à 7 en comme quelques instants. Puis là après ça, je ne sais plus combien de temps, mais là, Ok, tu vas pouvoir commencer à pousser. Je fais comme, ok. Donc là, il n’y a toujours pas d’épée d’urale. On est dans notre petite chambre. Je n’ai pas mes valises. Je n’ai pas ma petite musique d’ambiance que je m’étais amenée. Je n’ai pas sorti mon papi pour qu’il va. Je n’ai comme rien. Puis là, la dame, là, je lui disais… Je voulais pas me coucher, là, ça, c’était clair. Fait que je me suis mis à genoux sur le lit. Elle a incliné le lit. Le dos, le dos serait du lit. Elle m’a mis un drap accroché au bout du lit pour que je puisse tirer dessus pour pousser.

Speaker A [00:33:18]:

Que tu étais comme un peu à genoux sur le…

Speaker B [00:33:22]:

C’est ça, à genoux comme si j’avais mon avant du corps un peu penché sur le dos du lit qui était incliné. Puis je tirais sur le drap pour m’aider à forcer. Puis après une couple de temps, tu t’épuises quand même facilement. Moi, j’étais quand même à la fin de ma journée, si on peut dire. Puis là, elle me disait, est-ce que tu voudrais pousser, t’asseoir sur un petit pot, comme sur un petit… Sur un petit banc de naissance. Genre, ouais. Alors, je me suis assise là-dessus, j’ai poussé, j’ai fait caca.

Speaker A [00:33:54]:

Merci d’en parler. Ben oui, j’ai fait caca deux fois pis je l’ai vue une fois quand j’étais sur le lit elle venait avec un petit papier pis regarde, est-ce que je te dis ça? Ça arrive. Oui, puis il faut savoir que t’as pas fait caca parce que nécessairement tu poussais. Tu sais, les bébés, ils passent dans l’espace, fait que… Fait qu’ils poussent. Ils poussent, c’est ça, c’est normal. La majorité d’entre nous, ça nous arrive, je lève la main moi aussi. Ça fait partie de la game.

Speaker B [00:34:19]:

Voilà, j’ai fait caca avec ça. Puis, à un moment donné, j’étais encore fatiguée sur le petit trône. Puis là, tu vois, je le sais, j’étais dans ma bulle parce qu’elle me posait des questions, « veux-tu » Puis je suis comme « je sais pas ». Ah, yes. Puis là, je me levais et je le faisais. Tu sais, quand elle me dit « Veux-tu aller sur un petit pot » « Je sais pas ». Pis là, me levais pis je descendais du lit pour aller sur un petit pot. Pis quand j’étais assise par terre sur un petit pot, elle a dit « on voit la tête, est-ce que tu veux toucher? Est-ce que tu veux regarder? Moi j’ai pas voulu regarder, mon chum a regardé mais il dit lui, moi lui il a juste regardé la tête j’ai pas regardé comme la vulve, les lèvres, tout ce qui était enflé j’ai vraiment juste focussé sur je vois la tête. Hum hum. Euh pardon, puis euh… Fait que c’est ça, à un moment donné, je suis retournée dans le lit, puis là j’ai poussé plus là, quand la tête est comme sortie, là j’étais un peu volatilée, je suis tannée, puis là t’as comme un rien, t’as l’air de non, on peut pas la pousser, tu sais, elle reste plus gros. Puis Romain me disait, aïe aïe aïe, ils ont sorti le petit chapeau. Je pense que la tête était pas encore sortie. Puis il me dit, là, ils ont sorti le petit chapeau. Puis là, les… Tu sais, entre les contractions. Ben là, tu sens plus les contractions, hein. Rendu là, quand tu pousses, c’est comme juste de l’effort physique de pousser ton bébé, de sortir ton bébé hors de toi parce que tu pousses quand tu as les contractions, donc tu sens plus les contractions. Oui c’est ça, puis là ton col était complètement ouvert, pis que ça tire pas dans le bas du ventre, de la même façon, t’es ailleurs. T’es ailleurs, c’est ça. Pis je te dirais que c’est vraiment les contractions qui sont le plus douloureux, parce que là pousser ça fait mal, mais c’est plus épuisant. Parce que oui, ça fait mal. Je peux même pas te dire « the ring of fire », je m’en rappelle plus. Je suis certaine que ça m’a chauffée à un certain moment, parce que je veux dire, j’ai quand même déchiré un peu, mais… Ben un peu, je sais pas si c’est un peu, mais j’ai déchiré, là, fait que je peux pas… Je sais pas, là, mais je peux te dire que rendu là, c’est vraiment de l’effort physique plus que de prendre la douleur. Et puis c’est ça, les infirmières, je sais pas si je te l’ai dit, l’infirmière et la docteure, ils disaient « elle va coucher à minuit 32 », alors moi je disais à minuit 37. Donc, tu sais, c’était vraiment, on était juste nous quatre, mon conjoint, moi, la jeune docteure, la jeune infirmière qui prenait leur… Ils étaient là sur le côté, ils disaient rien, ils proposaient, ils étaient pas… Tu sais, il y a rien arrivé de médical. Ils n’ont pas eu besoin de proposer rien de médical. Est-ce que c’est parce qu’ils ont vu que tout allait bien? Est-ce que c’est que c’est dans leur mentalité? Je ne le sais pas, mais ils ont été très… Ils ont pris leur coin, puis ils étaient super présents quand besoin était. – Puis probablement que ton attitude, la façon dont tu te positionnais,

Speaker A [00:37:06]:

que tu bouges, tes hanches et compagnie, probablement qu’ils ont constaté que tu étais extrêmement compétente. Peut-être. Puis qu’ils n’avaient pas besoin d’intervenir.

Speaker B [00:37:14]:

Peut-être, oui. Sûrement. Une fois, j’ai demandé à Romain, flatte-moi les fesses. Là, tu sais, là, ça me ferait du bien. Puis après ça, tout s’est enchaîné. Elle est sortie, ils m’ont l’emporté. Moi, ils m’ont demandé si je voulais les toucher. J’ai touché la tête. Puis là, elle est sortie. Ils me l’ont passé entre les jambes parce que j’étais encore à genoux sur le lit. Il me disait tout le temps, lève-toi parce que je m’appuyais sur mes mollets. Il disait, lève-toi parce qu’elle ne pourra pas sortir. Je me relève. Le final, c’est ça. Ils me l’ont passé en dessous de moi. J’étais tellement dans mon monde que j’ai demandé à femme Pharma si j’ai pleuré, elle a-t-elle pleuré? Je ne me rappelle plus. Puis je demande encore, mais elle dit oui, je pense qu’elle a pleuré, elle a pas pleuré, femme Pharma a pleuré un petit peu, mais je ne me rappelle pas. Oui, et ça ce sont les hormones. Oui. C’est vraiment les magnifiques hormones qui sont là. C’est dommage pour ce moment-là parce que je voudrais pas avoir à faire le deuil d’un deuxième accouchement juste parce que, ben quoi qu’on sait jamais comment ça se passe, Mais parce que j’aimerais ça revivre ce moment-là en essayant d’être présente pour prendre le bébé, tu sais, pour voir le… Tu sais, c’est ton bébé, là, tu sais, tout ce qui va venir après, là, ton… Tu sais, moi, c’était ma première. Wow! Tu n’as aucune idée, là! Tu as un bébé dans les mains, tu sors de ta chambre, tu sais, tout, là, tu fais comme… Ah! Ouais! – C’est sûr qu’il faut savoir que quand l’accouchement est rapide, ce qui a été ton cas pour un premier bébé… Oui, parce que c’est ça, j’ai poussé une demi-heure, puis à minuit et demie, j’étais arrivée vers 10h30 à l’hôpital, puis à minuit et demie, j’avais accouché.

Speaker A [00:38:48]:

Pour un premier bébé, c’est extrêmement la peine. C’est vrai, vraiment. Que c’est sûr que dans ce temps-là, parfois, lorsque le bébé arrive, il y a comme une partie de nous qui n’est pas complètement prête à ça. On dirait que ça a été fait comme, ben voyons, je ne m’attendais pas à ce que ça aille si vite. Oui, moi j’étais dans le déni, j’accoucherais pas là, tu sais.

Speaker B [00:39:06]:

Mais le monde pire, t’as dit ah bon, moi j’étais correcte, j’étais pas trop rose, je dis, ça allait là, je veux dire, je marchais bien, je dormais correcte. Ok, Je suis en congé, il fait chaud, tu sais, mais…

Speaker A [00:39:19]:

C’est extraordinaire. Quand même, c’est sûr qu’il y a des petits bouts. Un accouchement, c’est jamais, en rétrospective,

Speaker B [00:39:25]:

c’est rarement du 100%. On a toujours des petits « Ah, ça, j’aurais aimé ça. Ça, j’aurais aimé ça que ce soit différent. » Mais on va se dire, globalement, t’as vécu une expérience de fou, là. Incroyable. Puis j’ai eu de la misère à dormir pendant quoi deux jours après. Je ne sais que penser à ça, j’en revenais pas. J’en revenais pas, j’avais besoin de raconter à tout le monde mon histoire. Je ne peux pas croire que j’ai accouché naturellement aussi rapidement pis que j’ai finalement mon bébé. Mais là après ça t’as les challenges qui arrivent mais comme wow. Pis c’est ce que je me suis rappelé dernièrement que quand j’ai accouché, de un une fois que bon là je me suis retournée, je me suis couchée dans le lit, ils m’ont donné le bébé. Là, je me suis machaite. Mais c’est toute une histoire, cette affaire-là. Je n’étais plus arrêtée d’avoir le tremblement. Puis là, ils m’ont recousue. Puis après ça, bon, là, le médecin part, tout va bien. J’ai l’impression que c’était 15 minutes après que j’ai accouché. Elle me dit qu’on va essayer d’aller faire pipi. C’est sûrement pas 15 minutes après, ça a dû prendre du temps. Mais là, je n’étais pas capable de me lever du lit. J’étais comme, il faut que j’aille faire pipi. Je n’ai même pas envie de pipi. Elle me dit, oui, je vais t’aider. Elle me met dans la chaise roulante, elle m’en met dans la toilette, pis elle reste à côté de moi. Ouais, ça c’est pas très… Pis là, elle dit, ça marche pas, je suis comme, non! Ok, c’est bon, on a remis sa chaise roulante, puis là finalement, il y a quelqu’un d’autre qui vient nous chercher pour nous emmener à notre chambre, parce qu’à Pierre-Boucher, c’est comme ça que ça fonctionne, tu restes pas dans ta chambre, tu vas dans une autre chambre.

Speaker A [00:40:54]:

Mais à Drora, c’est ça, c’est notre petit thé. Ouais, si jamais ça vous arrive, l’idéal à ce moment-là, Parce que c’est vrai que c’est intéressant d’aller aux toilettes assez rapidement après l’accouchement et de vider la vessie. Pourquoi? Parce que ça arrive sinon que quand on attend que la vessie se remplit trop, qu’elle devient difficile à vider. Ah, ok, ok. Et là on se ramasse dans un cercle vessieux qu’on ne veut pas. Si jamais ça vous arrive, l’idéal c’est de demander d’ouvrir le robinet de la salle de bain pour avoir un petit bruit qui t’aide et de demander à l’infirmière de se positionner derrière la porte qu’elle ferme. Comme ça, probablement que ton infirmière est restée près de toi parce qu’elle se disait si jamais tu es faible que tu sens pas bien je vais être là pour te récupérer mais on n’est pas habitué à faire pipi avec quelqu’un qu’on connaît pas qui nous quitte à demander.

Speaker B [00:41:44]:

Mais la pauvre elle a pas fait ça. Je n’étais pas à fouscrire rien mais j’étais juste comme non je pense pas que ça va se passer.

Speaker A [00:41:51]:

Donc si elle y avait pensé ça aurait pu être une bonne option de se mettre derrière la porte. Comme ça, tu aurais pu facilement demander de l’aide, mais c’est moins intimidant. J’en ai vu à des accouchements, même des fois, des infirmières qui se positionnaient, par exemple, la mère avait envie d’aller à la selle, puis l’infirmière tenait à ce que la porte reste ouverte, puis se positionnait dans la porte en regardant ma cliente.

Speaker B [00:42:12]:

C’est sûr que c’est compliqué. – Surtout à la racine, je m’excuse, mais tu sais, c’est pas un besoin qu’on a envie de faire de voir des gens. – Oui, qu’on connaît pas en plus. On a le goût à être surhormone mais il y a comme une limite. – C’est ça. – Que tout à fait.

Speaker A [00:42:27]:

Et là donc il y a eu la rencontre avec ta fille. Là toi t’as-tu eu un coup de foudre ou c’est une histoire d’amour qui s’est installée plus doucement? Comment ça s’est passé? Je pense que ça s’est installé tout doucement parce que,

Speaker B [00:42:40]:

comme je t’avais dit, sur le coup, j’ai comme pas réalisé que mon bébé était arrivé. Fait que, tu sais, je l’avais dans les bras, elle était là, je lui mettais les petits doigts sur le front, tu sais, je la trouvais, elle était belle là, puis je l’aimais beaucoup là, mais comme, pas un coup de foudre comme les mères qui disent « Ah, c’est l’amour de ma vie! » Non, je suis désolée, puis c’est correct, c’est vraiment parfait, mais moi je l’ai pas eu. Ça m’a pas choquée sur le coup parce que je, j’étais contente d’avoir là ma fille, mais tu sais, j’étais, j’ai pas eu sur le coup de l’impression de genre…

Speaker A [00:43:11]:

Je sais pas. Merci d’en parler Sarah parce qu’on dirait que quand on vit ça puis on est nombreuses à le vivre on n’ose pas trop en parler. Ouais. Que merci d’en parler. C’est très fréquent que l’amour va doucement s’installer, et que c’est pas nécessairement un coup de foude instantané. Écoute, là, elle vient d’avoir un an, elle est à la garderie, puis j’attends les photos de la garderie.

Speaker B [00:43:32]:

À tous les jours, Je sais que vers deux ans, on va avoir des photos. J’ai hâte. Je veux voir ma fille. Si je pouvais, je mettrais une caméra. Je la regarderais toute la journée. Je vais l’aborder la nuit, même s’il dort déjà. Ça grandit. Même les premiers mois, mon Dieu, je venais la chercher quelqu’un parce que j’ai pas eu un bébé qui dormait. J’ai pas eu un bébé qui allaitait facilement. Donc ça, ça a été très difficile. Les premières semaines, quand ça te prend 15 minutes juste pour que le bébé se plug au sein. J’en ai pleuré, j’en ai pleuré. Puis à un moment donné, tu sais, il va avoir un peu mal. Puis non, c’était pas facile. Quoiqu’une fois que tout s’est installé, je pense que ça a pris un bon deux mois. Une fois qu’il était bien installé, on a fait couper le frein, blablabla. C’est une petite histoire d’horreur dans notre tête quand on est dans la situation, parce que maintenant on pense à ça, bon, c’est autre chose, il va y avoir d’autres situations plus dramatiques. Mais quand t’es dedans, t’es fatigué, tu te remets de ton accouchement. Moi, ça m’a pris un petit temps avant de marcher longtemps comme il faut. Je me rappelle une fois, je t’avais dit « je viens de marcher genre un kilomètre » pis tu m’avais dit « tabarnouche » pis ça faisait peut-être comme trois semaines que j’avais accouché pis j’étais comme « hum, j’étais quand même bien » pis t’as dit « non, non, non, c’est tôt là ». Ok. T’sais, t’en as qui marchent en poussette tout de suite une semaine après pis j’étais comme « ben voyons comment ils font, j’ai mal ». Ça me tirait tout le temps, c’était pesant. Fait que t’sais, on attend. Mais c’est ça. La lettrement après deux mois, ça s’est un peu placé, puis là elle était comme une championne. Mais moi, elle s’endormait tout le temps au sein. Puis c’est ça, fait qu’on avait… Mais il y a eu le dodo qui était très difficile, puis moi je suis quelqu’un qui a besoin de dormir. Alors ma patience en a joué un bon bout, encore à ce jour, malgré qu’elle a dormi mieux. Je vois des parents des fois sur la communauté qui posent des questions, je me dis « mon Dieu, j’ai vécu exactement la même chose ». Puis on a tous les mêmes enjeux. Bon, est-ce qu’on s’en va sur l’endormissement autonome? Est-ce qu’on fait les dodos, tu sais, que tu… Je veux dire militaires, mais c’est pas ça que je veux dire. Tu sais, très… L’apprentissage au dodo avec une consultante. Est-ce qu’on fait ça? Est-ce qu’on l’accompagne, puis on se brûle à être trop fatiguée. Tu sais, il y a tellement d’options maintenant, puis c’est quoi la meilleure? Moi, je pense que c’est accompagner notre bébé. Je l’ai fait, je ne regrette pas que je serais fatiguée, mais je ne le ferais pas autrement. Je vais la laisser pleurer, hurler, même là quand elle ne veut plus s’endormir dans nos bras, puis que je me dis, bon, ce soir, ça ne marchera pas dans nos bras, je vais la déposer, puis qu’elle pleure un petit 10-15 minutes, puis qu’on le sait qu’elle va s’endormir, elle est pas mal, ça me fait mal.

Speaker A [00:46:13]:

Fait qu’imagine quand elles ont quoi, 3, 4, 5 mois, puis hurlent dans la rue. Oui, puis qu’ils sont vraiment tout petits, ils sont incapables de gérer. Ils comprennent pas.

Speaker B [00:46:23]:

Ben non. Ils sont absolument pas capables. Ils sont pas capables de s’autoréguler pour se dire ben non, je suis correct, je vais m’endormir dans mon lit, tout va bien. Non, ils ne sont pas capables. Fait que je ne suis pas capable, moi, de comprendre, mais bon, ça c’est une autre histoire, pis chacun c’est sa façon de faire, pis y’a pas de bonne ou de mauvaise façon. Y’a-tu un moment donné, Sarah, dans les difficultés

Speaker A [00:46:41]:

de premier mois, où tu t’es dit « quelle erreur j’ai faite d’avoir un bébé? » Oh my god!

Speaker B [00:46:48]:

Je suis mauvaise mère, mais je me dis oui. Ben écoute, c’est parce que… Puis ça m’arrive encore quand je suis… On n’en parle pas, mais ça arrive, oui. Oui. Puis encore, ce jour, parce que là, à marche, à cours, c’est incroyable. Ben je me dis, des fois, quand t’es vraiment épuisée, tu te dis… J’ai juste envie de me coucher, de me transer et d’écouter la TV ou de jouer sur mon cellulaire. J’en veux pas en ce moment, mais elle est là. Mais oui mon dieu, je suis pas fine. J’espère que mon chien ne l’écoutera pas, parce qu’il va me dire… Mais écoute,

Speaker A [00:47:19]:

presque 100% des femmes à un moment ou à plusieurs

Speaker B [00:47:23]:

se disent « mais coudon j’ai tu scrappé ma vie » Oui, parce que là tu te dis « ah on est du pour des vacances » on veut pas la laisser, on la trouve trop jeune, il y en a qui vont dire que c’est correct, mais nous ça nous tente pas, bon on va pas en vacances, ah ben on va l’emmener, bien laisse faire, c’est pas des vacances, t’sais t’es pas en vacances, là un soir t’es fatigué, tu veux rentrer à la maison juste souper, aller te coucher, mais tu peux pas, tu fasses la routine, pis là quand t’arrives, t’sais tu sais, bon le bain va arriver, C’est correct, c’est le fun, on le fait tous les soirs, tu comprends. Fait que là, à un moment donné, tu te dis bien, oh! Mais c’est temporaire.

Speaker A [00:47:57]:

C’est ce que tu dois dire. C’est temporaire, pis je trouve que plus on va se le dire, qu’on a tous des moments de découragement, puis il y a tous des moments donnés où on se demande « j’ai-tu vraiment fait le bon choix? » moins ça va être tabou, plus ça nous aide à passer à d’autres choses. Parce que de le nommer, de l’accepter, de l’accueillir, ça fait partie de la solution. – Mais oui, et puis de s’entraider aussi, là, c’est fou.

Speaker B [00:48:19]:

D’en parler, moi j’ai une copine avec qui on s’en parle souvent, elle aussi ça ne tente pas des fois. Elle, elle a été plusieurs semaines seule avec son bébé parce que son conjoint quittait dans les premiers mois. Mais jamais j’aurais été capable. Puis je lui dis, je ne comprends pas comment tu t’es faite. Puis je me suis rentrée dans une routine avec ma fille. – Elle s’est mise en mode, il faut le faire. – Mais il faut le faire. C’est ça, c’est pas le choix, ça te tente pas, mais il faut le faire. Comme à la couche pleine, il faut que tu changes, ça te tente pas, mais il faut que tu changes. Il faut qu’elle mange, puis il faut que tu nettoies après.

Speaker A [00:48:51]:

– Absolument. Puis dis-moi, Sarah, t’as profité aussi du programme post-natal avec Opaleo au niveau du développement psychomoteur. Y’a-tu des highlights dans ton post-natal, l’accompagnement psychomoteur que soit qui a été difficile ou soit que t’as trouvé extraordinaire d’observer ta fille faire ce cheminement-là?

Speaker B [00:49:11]:

Mais de un, c’est qu’on en apprend, parce que moi, j’étais petite-parente pour la première fois, je ne savais pas qu’il fallait mettre bébé sur le ventre pour qu’il fasse des exercices, ou je savais pas si, ou je savais pas ça. Il y a plein de choses qu’on apprend qu’on sait pas. Fait que de soutiller, pis je me rends compte des choses que, tu sais, exemple, mon frère, il a eu des parents pour la première fois, qu’il sait pas lui non plus que c’est ça qu’il faut qu’il fasse. Fait que t’sais, je pense que c’est plus ces petits jeux-là, qu’est-ce qu’il faut faire pour les allumer, s’assurer si pour la tête plate ou la tête ronde, etc. Donc ça, ça a été très pratique parce que j’étais pas au courant. J’étais pas du tout courante ces éléments-là de faire avec bébé. Puis en même temps, je me rappelle mon premier postpartum, le direct. J’ai tellement pleuré en arrière de la caméra. J’étais épuisée. Ma fille, elle faisait juste pleurer. Elle arrivait pas à dormir. Puis là, j’ai parti le postpartum. Je ne sais pas si c’était le direct. La rencontre postnatale. Oui, postnatale. Je ne sais pas si c’était quoi. Je n’ai aucune idée. Je pense que c’était sur le sommeil. C’était la première sur le sommeil. Puis là, ça me touchait beaucoup parce que j’étais là. Ça faisait peut-être deux semaines, trois semaines que je l’avais. Tu parlais, puis là je fermais la caméra, je pleurais, puis là je rouvrais la caméra. Ah oui. Mais parce que t’sais que t’es seule au début, c’est le fun des premiers moments, tout le monde vient, tout est beau, c’est nouveau, c’est excitant. Un moment donné, tu tombes dans une routine puis ça devient moins excitant. C’est tout aussi nouveau, mais c’est…

Speaker A [00:50:39]:

La fatigue embarque. Moi, la fatigue a embarqué rapidement. Hum-hum. Ouais, fait que… Ouais, parce qu’il y a des bébés qui vont beaucoup plus dormir dans leurs 0-3 mois. Fait que là, tu sais, on récupère un peu, puis après, ça devient plus chaotique. Mais quand ton bébé, dès le départ, dort pas vraiment, ça embarque vite, là. Ben, c’est ça. Oui, absolument. Puis il y a toute la récupération corporelle dont on parle jamais, mais tu sais, c’est quand même fou, là. Ben, Tu vois, moi, les premiers jours qu’on est retournés à la maison,

Speaker B [00:51:07]:

je n’arrivais pas à dormir encore. J’ai été vraiment longtemps sur un gros high, puis quand je suis descendue de mon high, j’avais peur que ma fille, quoi que ce soit, dans la nuit, j’arrivais pas à dormir. Que? Fait que je la regardais, elle était à côté de moi dans son cou dodo, dans son petit Moïse, pis elle faisait… Là je me retournais pis j’ai regardé, ok, ok, c’est bon. Mais t’sais, j’avais de la misère à me laisser aller, j’étais comme, il va y arriver quelque chose. J’avais cette petite… Ça a pas duré longtemps, je te dirais peut-être quelques jours que j’ai été comme dans un… Des hormones de protection là, je sais pas c’était quoi là, mais j’étais pas capable de… J’avais peur, il y avait de quoi en dedans de moi qui était trop fort, j’étais pas capable, mais au mois donné tu te dis ben là c’est correct, tu sais je veux dire… Tranquillement tu laisses aller, pis… Mais là tu sais j’ai dans sa chambre toute seule, j’ai le moniteur collé sur mes lunettes.

Speaker A [00:51:56]:

Mais bon. – Oui, et ça, je te l’annonce, je suis grand-maman, mes enfants sont grands, tu vas être dans ce mode-là, j’espère que tout va bien se passer pour elle, pour l’éternité. Ah ouais, j’ai jamais dit ça. Ça s’arrête jamais, ça. J’en doute pas. Jamais. Tu vas être rendue grand-maman, tu vas encore… Des fois, je rigole en me disant qu’on devient grand-maman, ça rajoute des dossiers. Parce que là, tu t’inquiètes plus juste pour tes enfants. Même pas, même pas.

Speaker B [00:52:21]:

J’imagine pas ma mère, je lui dis les facilités, elle me dit que ça touche toujours. Pis ça va-tu mieux, pis ça va-tu mieux. Pis je suis comme bon c’est correct là. C’est clair. Je m’inquiète déjà assez de ne pas plus en rajouter, mais bon, tu sais, c’est ça. Exactement.

Speaker A [00:52:35]:

Dis-moi, Sarah, c’est sûr qu’il y a des gens qui t’écoutent présentement, qui auront envie de vivre une expérience accouchement physio, qui aimeraient ça se pratiquer, pas se pratiquer, mais se préparer pour se rapprocher le plus possible de ça. Si tu nous donnais tes highlights, les choses vraiment que, avec le recul, maintenant que tu as vécu la préparation, l’accouchement, qu’est-ce qui t’a aidé le plus? Sur quoi il faudrait focaliser?

Speaker B [00:53:05]:

Wow. Bien, Je ne sais pas si c’est une bonne réponse, mais se renseigner et s’informer. Pour moi, d’arriver prête, ce n’est pas comme ça pour tout le monde, mais pour moi, d’arriver prête, ça m’a permis d’être prête. Exactement. Ouais, parce que d’arriver sans outils, ben je me suis fait dire par des amis, mais c’est pas grave, là-bas, ils vont te guider, c’est correct aussi. Moi, j’avais besoin d’arriver prête quelque part. Tu sais, si tu vas à un examen, pis tu te dis, ben un examen va te guider, je sais pas trop, c’est peut-être pas un bon exemple mais c’est ça, d’être prête. Pour moi, ça a été mon highlight pis Romain lui-même le dit maintenant que, ben il le disait que je, parce que je lui disais c’est peut-être, c’est peut-être de la chance tu sais que ça, que j’ai été comme ça pis Il me disait non, je pense que t’étais prête, tu sais, t’étais bien préparée. Puis, hum hum, j’étais prête.

Speaker A [00:53:55]:

Puis comment, si je te demandais, dans votre couple, le fait que tu sois sentie soutenue par Romain parce qu’il a fait un certain nombre de choses pour embarquer dans l’expérience avec toi. Est-ce que ça a d’une certaine façon bonifié

Speaker B [00:54:08]:

votre équipe? – De se sentir à compte, oui, oui. Bonifié sur le coup, je te dirais qu’on en a mangé des coups après. Mais sur le coup, c’est sûr, il était prêt lui aussi, il était accompagnant, il était là. Tu sais, quand je me suis mis à être prête à accoucher, puis j’ai dit « Ok, on part », les Valets, ils étaient dans la voiture, ils avaient tout préparé, lui, il était comme prêt à partir. Il était là, il a tout fait. Tu sais, il était très présent. Puis il était présent tout de suite après aussi. Quand il y a eu des problèmes d’allaitement, j’étais la vache, puis il me trayait les seins pour nourrir notre bébé à petites cuillères, comme au début. Il le faisait, puis je sais qu’il a dit que dans sa tête, il se disait, « Ayoye, si ça va être ça longtemps, dans quoi qu’on s’embarquait? » Finalement, ça s’est bien replacé, mais pour ça, oui, tu sais, je veux dire, si je pense que si lui n’était pas prêt, il n’aurait peut-être pas été aussi capable d’embarquer dans le game.

Speaker A [00:55:03]:

Ouais, puis on s’entend qu’à la vitesse où c’est allé, si ton chum avait pas été le chargé de projet à ce moment-là, ça aurait été quand même compliqué pour toi de faire la gestion des valises, de faire toute la gestion en même temps. Il aurait-tu appelé à la maternité lui pour s’informer.

Speaker B [00:55:18]:

C’est avec quelqu’un qui était bon mais je vais être ici si tu as besoin d’aide. Il faut que tu prennes un peu les devants parce que là nous on essaye de se contenir nous-mêmes. Puis lui tu vois il a pris les devants et j’ai pas eu besoin de lui dire mets les valises dans l’auto. Il a fermé les valises, il a mis tout ça dans l’auto. Puis quand je lui disais « ok, on y va », il était prêt, « on y va, on embarque dans la voiture ». Puis, tu sais, il savait où s’en allait. Il était prêt lui aussi à sa façon. – Magnifique.

Speaker A [00:55:45]:

Est-ce qu’il y a quelque chose que tu aimerais ajouter en terminant pour ceux et celles qui t’écoutent? Suivez les cours de Nid.

Speaker B [00:55:52]:

Non mais pour vrai, ça va être peut-être cucul, mais merci. Parce que c’est pas juste le pendant, le avant-pendant, mais le après, t’étais là aussi. Puis nous, on a amené notre cocotte ici pour voir, s’assurer qu’elle était correcte, qu’il n’y avait pas de tension, etc. Puis t’es là en tout temps. Alors merci. Bref, c’est Cécile Kitten, je m’excuse. Non mais merci! Ça me touche, ça me touche. C’est vrai, puis Je le dis tellement à tout le monde, j’ai assez de conseils à plein de gens. Des fois, il y en a qui ne vont pas le prendre parce que je ne sais pas si c’est une question de budget, mais ça vaut la peine. C’est pas juste si tu veux un accouchement naturel parce que tu parles de toutes les options et tu es ouverte à tout. Je veux dire, tu n’es pas catégorique, il faut que ça soit naturel, mais ça te permet de comprendre comment y arriver ou comprendre c’est quoi un accouchement, puis comment ça se passe, pour pas avoir peur de rien, tu sais.

Speaker A [00:56:44]:

– Oui, puis je pense qu’une des grandes forces avec Opaleo, puis avec le service, puis avec l’accompagnement, c’est justement, tu l’as bien nommé, c’est la continuité. – Oui, vraiment. – Parce que vous n’avez pas beaucoup accès à ça, à une personne qui est là, autant en prêt que disponible, vraiment pour tous les états qui suivent. Puis ça, c’est riche. Ah oui, vraiment. C’est riche parce qu’on a déjà un lien de confiance qui se nourrit, puis ça devient plus facile.

Speaker B [00:57:09]:

Mais moi, j’ai une question. Est-ce que tu dors la nuit? Parce que si tout le monde te texte pendant qu’ils sont en train de la coucher pour te dire « ça marche pas mon affaire », Tu fais quoi?

Speaker A [00:57:20]:

Écoute, moi j’ai la chance, tu sais comme doula, il faut être capable de pouvoir être capable de manquer d’heures de sommeil. Il y a des, je vais vous raconter ça dans des épisodes dans les prochaines semaines, mais il y a entre autres un été, un mois de mai, il y a quelques années, où j’avais eu 6 accouchements en dix jours. Oui. Fait que c’est sûr que le sommeil, ça fait partie des enjeux de la doula. D’ailleurs, il y a beaucoup de doulas qui vont faire leur formation, puis finalement, qui se rendent compte qu’elles ne sont pas capables de gérer le sommeil. Mais, ben, ça fait partie de la vie, parce que si je t’accompagne, il y a ben des chances qu’il y ait une petite partie de ton travail qui ait lieu

Speaker B [00:58:00]:

la nuit. Oui, moi j’ai été chanceuse, il était peut-être 8-9 heures pas plus quand je t’ai texté, mais si j’avais commencé à minuit, je me serais pas attendue de ce que tu me réponds, tu sais.

Speaker A [00:58:11]:

Eh oui, c’est ça le rôle d’une accompagnante. Merci beaucoup, beaucoup Sarah pour ton partage, ton authenticité, puis on a abordé plusieurs sujets quand même qui sont tabous. Merci d’avoir eu le courage d’en parler parce que ça fait vraiment toute la différence.

Speaker B [00:58:28]:

C’est vrai. Merci beaucoup. Merci à toi. Merci.

Speaker A [00:58:33]:

Quelle rencontre délicieuse. Ça fait du bien enfin de se parler des vraies affaires. Si tu as aimé la rencontre, je t’invite à partager cet épisode de podcast avec les gens autour de toi. Tu peux également aller sur Apple Podcasts pour mettre un beau 5 étoiles au podcast. Évidemment, tu peux aussi me laisser un commentaire qui me fera très plaisir de lire. Pour toi, ça va te prendre un petit 30 secondes. Pour moi, ça fait une grosse différence Parce que c’est ça qui fait que le podcast va être visible par le plus grand nombre de personnes possible. Évidemment, tu peux aussi faire un partage sous forme de story. Si c’est ce que tu fais, n’hésite pas à me taguer, ça me fait vraiment plaisir aussi. Sur opaleo.com, dans la section podcast, tu vas trouver toute l’intégralité de notre discussion avec les points importants dont Sarah vient de te parler. Si tu as envie, évidemment, je t’invite à aller consulter la section podcast. Si tu as envie que je t’accompagne, c’est aussi là que ça se passe sur opaleo.com. Tu vas avoir toutes les informations et toutes les différences entre les différents forfaits pour que tu puisses vraiment choisir le type d’accompagnement qui répondra le mieux à ton besoin. J’ai déjà hâte de te retrouver la semaine prochaine pour notre prochain épisode. D’ici là, je te souhaite une magnifique semaine. À très très vite! Sous-titrage

Speaker B [01:00:02]:

Société Radio-Canada