podcast enfanter librement

Catherine a donné naissance à Camille debout dans sa douche, en disant «oui» à voix haute à chaque contraction.

Sans péridurale. À la maison. À 41 semaines et 4 jours.

Et avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles quelques minutes après.

Ce récit n’est pas l’exception réservée aux plus courageuses. C’est ce qui peut arriver quand une femme se prépare vraiment, corps, tête et cœur, à accueillir l’intensité d’un enfantement physiologique.

Je te partage ici le récit complet de Catherine, les leçons qu’elle en tire… et ce que, moi, j’ai observé à ses côtés.

(Parce que j’avais la chance d’y être. Et c’était extraordinaire. 💙)

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Les dernières semaines: se reposer, c’est déjà se préparer

Camille n’avait pas le goût de se pointer avant 41+4.

Et ça, pour Catherine, ce fut un cadeau inattendu.

Sa maman est venue de France à 39 semaines, en imaginant que le deuxième bébé arriverait peut-être un peu plus tôt. Elle a finalement passé deux semaines et demie à la maison, à jardiner, à aller chercher la grande à la garderie, à cuisiner et à discuter.

Catherine, elle, regardait.

Elle se balançait sur son ballon. Elle prenait des marches. Elle respirait.

«Ça m’a guéri d’une grossesse inconfortable. Pas en termes de pathologie, mais je ne me sentais pas bien dans ma peau. Et maman, quand elle est arrivée, elle m’a juste permis de ne rien faire.»

C’est exactement ce que la physiologie de l’accouchement demande: se sentir en sécurité, libre de lâcher prise.

Et pour couronner le tout? Sa mère a emmené la grande dans un chalet le week-end précédant la naissance. Catherine et son amoureux Philippe se sont retrouvés seuls, sans plan, sans agenda, à flâner au restaurant, à savourer le calme.

Le lundi matin, Camille s’est annoncé.

 

Quand le corps dit «c’est le moment»: reconnaître les signes du travail

Il était environ 23h quand Catherine s’est levée pour aller aux toilettes.

Quelques gouttes de liquide amniotique se sont mises à couler le long de ses cuisses.

Pas de panique. Pas d’excitation excessive. Elle a simplement pensé: j’ai fissuré mes membranes.

Elle a mis une serviette sanitaire… et elle a rangé un peu la maison.

Tranquillement. Avec intention.

Puis elle s’est allongée sur le côté gauche et a mis les affirmations positives d’Annie dans ses oreilles.

(Ces affirmations font partie de la Méthode OPALEO. Catherine les écoutait depuis des semaines.)

Catherine avait passé des semaines à prêter attention aux contractions Braxton Hicks. À les sentir évoluer, à les observer avec curiosité plutôt qu’avec anxiété. Elle savait que les sensations allaient changer. Elle avait carrément hâte de ressentir la suite.

«J’ai eu un malin plaisir à sentir ces contractions-là changer avec le temps. Les gros câlins se transformaient en petites tensions de règles, petites lourdeurs dans le haut des jambes… j’ai vraiment eu du plaisir à sentir tous ces changements-là.»

Cette familiarité avec les sensations, c’est l’un des outils les plus sous-estimés de la préparation à l’accouchement.

Quand le corps reconnaît ce qu’il vit, le cerveau panique moins.

 

Danser ses contractions: pourquoi le mouvement change tout

Les contractions ont rapidement gagné en intensité.

Catherine s’est retrouvée dans la douche, les deux mains sur le mur, la douchette chaude pointée vers le bas du dos. Les yeux fermés. Dans son monde.

C’est là que j’ai proposé quelque chose de simple: «Catherine, danse tes contractions.»

«J’avais les deux mains sur le mur, la douchette chaude dans le bas du dos et là j’ai commencé à danser. Je ne sais pas à quoi je ressemblais… mais j’avais l’impression de twerker ça. J’avais l’impression d’être une danseuse de pole dancing, j’avais du fun.»

Ce qui s’est passé à ce moment-là, ce n’est pas de la magie. C’est de la physiologie.

Bouger pendant les contractions va à l’encontre de ce qu’on nous a appris à faire. On a tendance à se figer quand on a mal. Mais pendant l’accouchement, l’immobilité amplifie la douleur au lieu de la diminuer. Le mouvement travaille avec les contractions plutôt que contre elles.

Une revue Cochrane portant sur 25 études et 5 218 femmes (Lawrence et al., 2013) a montré que le premier stade du travail est en moyenne 1 heure et 22 minutes plus court chez les femmes qui restent debout ou en mouvement, comparativement à celles qui restent couchées.

Catherine l’a décrit avec une précision qui m’a soufflée:

«C’était anarchique, mais en même temps c’est doux et harmonieux. J’étais dans l’énergie de la sensualité.»

Ce n’est pas par hasard. Pendant le travail, le bassin a besoin d’être mobile. Les mouvements amples et fluides, que tu pourrais trouver gênants à pratiquer dans ton salon, sont exactement ceux qui aident le bébé à descendre.

C’est pour ça que je les pratique avec les familles bien avant le jour J.

 

Dire «oui»: l’outil le plus puissant de l’enfantement physiologique

Il y a un fil qui traverse toute l’expérience de Catherine, du début à la fin.

Un seul mot: oui.

Allongée dans son lit en écoutant ses affirmations, elle le disait à l’intérieur d’elle-même. Dans la douche, à voix haute, à chaque poussée. Au moment où la tête de Camille bombait son périnée, elle le chantait.

«Au fond de moi, je disais «oui». Ce oui-là, ça va me suivre pendant toute mon expérience d’enfantement. C’est comme si je prenais la sensation et que je lui donnais l’espace pour qu’elle rentre plus loin dans mon corps.»

Quand tu te cognes le petit orteil, tu figes. Tu contractes. Tu résistes.

Pendant l’accouchement, cette réaction naturelle devient un frein.

Le consentement plein et total à l’intensité, dire oui, littéralement, à ce qui traverse le corps, est un outil physiologique documenté. En disant oui, tu évites la boucle peur → tension → douleur amplifiée. Tu crées de l’ouverture plutôt que de la fermeture.

«Oui» n’était pas une technique que Catherine avait apprise dans un livre.

C’est quelque chose qui a émergé de son corps, dans l’obscurité de sa salle de bain, à 2h du matin.

Et ça a tout changé.

 

L’accompagnement qui change tout: doula, sage-femme et partenaire

Catherine avait rêvé de donner naissance seule.

Pas par défi. Par désir de plonger dans ses sensations sans être interrompue, sans être tirée hors de sa bulle.

Et pourtant, quelques semaines après la naissance de Camille, sa réponse est claire:

«La grosse différence, c’est l’accompagnement. Je suis sortie de là avec le sourire en disant: oh my God, c’est extraordinaire! Quand est-ce qu’on y retourne?»

Ce que Catherine a vécu correspond à ce que la recherche documente. Une méta-analyse publiée dans Obstetrics & Gynecology en 2025 rapporte un taux de césarienne de 17,5% chez les femmes accompagnées par une doula, contre 23,6% pour les autres.

Elle a appelé ma présence à ses côtés avec une image qui m’a profondément touchée:

«Tu étais comme ma luciole. J’étais perdue dans un monde que je ne connaissais pas, j’avais peur, j’avais des doutes… mais il y avait comme une sensation de: ok, c’est correct. Il y a quelqu’un qui veille sur moi.»

Je veux prendre un moment pour clarifier quelque chose d’important.

Mon rôle, comme doula et ostéopathe spécialisée en périnatalité, n’est pas de prendre la place du·de la partenaire. La majorité du temps, c’est le·la partenaire qui a la première position. Catherine et Philippe avaient eu cette conversation avant la naissance: lui gérerait la maison, leur grande fille et la logistique; moi, j’accompagnerais Catherine dans le tourbillon de son expérience.

Ce qui ne veut pas dire que Philippe était absent.

Au contraire.

Quand Catherine s’est levée au milieu de la nuit et qu’il s’est réveillé, il a fait exactement ce qu’il fallait: il s’est approché, il l’a serrée dans ses bras et lui a dit ça va bien aller. Ni trop, ni trop peu. Juste ce qu’il fallait.

«Il n’en a pas trop dit. Il en a juste dit assez, puis je ne le sentais pas nerveux. J’ai trouvé ça vraiment chouette.»

Et Alice, la sage-femme? Elle est restée à distance. Elle a fait ses évaluations cliniques, l’écoute du cœur de Camille, les observations nécessaires avec une discrétion et une bienveillance rares. Elle a su exactement quand tenir ses mains dans ses poches.

🧡 C’est un équilibre que j’ai rarement vu aussi bien exécuté. Chapeau, Alice.

 

Le moment de la naissance

Ça poussait. De plus en plus fort.

Catherine sentait la tête de Camille descendre. Une main sur son périnée et l’autre sur les fesses de son fils encore dans son ventre. Elle s’est mise à quatre pattes. Elle a levé une jambe.

Catherine a dit: la tête est née.

La contraction suivante, Camille est sorti.

C’est Catherine qui l’a attrapé. C’est Catherine qui a vérifié qu’il n’avait pas de cordon autour du cou. C’est Catherine qui l’a ramené contre elle.

Dans le coin de sa douche, assise sur le plancher, avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles.

35 minutes plus tard, le placenta naissait aussi. C’est encore Catherine qui a fait une légère traction sur le cordon pour l’aider à sortir.

Puis Rose est montée rejoindre ses parents et son petit frère dans le lit. Sa grand-maman aussi. Alice a montré le placenta à Rose. La petite était fascinée. Toute la famille, dans le noir, avec une petite veilleuse.

Je ne suis pas à mon premier accouchement. Et je peux te dire: ces moments-là ne deviennent jamais ordinaires.

 

Ce que Catherine retient et ce qu’Annie ajoute

Catherine n’avait pas d’objectif de «performance». Elle ne voulait pas «réussir» son accouchement à domicile à tout prix. Elle voulait être présente, préparée et en sécurité.

Voici ce qui, selon elle, a vraiment fait la différence:

S’accorder du repos en fin de grossesse, même si ça demande d’accepter de l’aide
Se familiariser avec les sensations à l’avance: regarder des vidéos de naissance, écouter des capsules, apprivoiser l’intensité avant de la vivre
Dire oui: consentir à l’expérience plutôt que de la subir
Bouger: danser ses contractions, ne pas se figer face à l’intensité
Être bien accompagnée: avoir les bonnes personnes, avec les bons rôles, clairement définis avant le grand jour
Faire confiance à son corps: même quand le rationnel veut reprendre le dessus

«J’étais fière de retrouver la confiance en mon corps que j’avais perdu à l’accouchement de Rose. Mon corps sait faire les choses. J’avais perdu cette confiance-là.»

Ce qui me touche le plus dans son récit, c’est ça.

Pas la naissance à domicile en elle-même. Pas le fait que Catherine ait accueilli Camille elle-même. Mais la femme qui, dans le coin de sa douche à 2h du matin, a retrouvé quelque chose qu’elle croyait avoir perdu.

La confiance en elle-même.

 

FAQ Questions fréquentes sur l’accouchement à domicile au Québec

Est-ce légal d’accoucher à domicile au Québec?

Oui, tout à fait. Au Québec, l’accouchement à domicile avec une sage-femme est légal et encadré. Les sage-femmes sont des professionnel·le·s de la santé réglementé·e·s. Lors d’un accouchement à domicile, elles apportent tout l’équipement médical nécessaire, le même que celui utilisé dans une maison de naissance.

En 2020-2021, l’INSPQ rapportait que 96% des naissances au Québec avaient lieu en milieu hospitalier, 2,8% dans une maison de naissance et 0,6% à domicile. L’accouchement à domicile est peu courant, mais bel et bien encadré et légal.

L’accouchement à domicile est-il couvert par la RAMQ?

Oui. Au Québec, le suivi de grossesse et l’accouchement avec une sage-femme, que ce soit à domicile, en maison de naissance ou en milieu hospitalier, sont couverts par la RAMQ. Il n’y a pas de frais directs pour les familles.

Quelles sont les conditions pour accoucher à domicile au Québec?

Un accouchement à domicile est envisageable pour les grossesses à faible risque. La sage-femme évalue tout au long du suivi si les conditions médicales sont réunies. En cas de signes de complications, un transfert en milieu hospitalier est planifié à l’avance. C’est une sécurité intégrée au processus, pas un échec.

Comment gérer la douleur pendant un accouchement sans péridurale?

Les outils les plus efficaces combinent le mouvement (danser, se balancer, changer de position), les sons graves (vocaliser plutôt que retenir), la chaleur (douche ou bain), le toucher (pression dans le bas du dos) et surtout un environnement de sécurité émotionnelle.

Selon une enquête menée auprès de 1 583 femmes (Listening to Mothers, 2002), 32% de celles qui ont utilisé la douche pendant le travail l’ont qualifiée de «très utile» pour soulager la douleur. C’est l’un des outils les plus accessibles et les plus sous-estimés.

Qu’est-ce que «danser ses contractions»?

C’est bouger le bassin de façon ample et fluide pendant les contractions, plutôt que de se figer. Ce mouvement actif aide le bébé à descendre, réduit la tension dans les muscles et diminue la perception de la douleur. Ça peut ressembler à un balancement, à une danse lente ou, comme Catherine, à quelque chose qui tient du twerk et du pole dancing. (Et oui, ça se pratique dans le salon bien avant le grand jour. Avec ton·ta partenaire. C’est un peu gênant au début et c’est exactement pour ça qu’on le fait.)

Quel est le rôle d’une doula lors d’un accouchement à domicile?

Une doula accompagne la personne qui donne naissance sur le plan émotionnel et physique: sons, présence, mouvement, paroles rassurantes. Elle ne remplace pas la sage-femme (qui assure le suivi clinique) ni le·la partenaire (qui garde sa place de choix). Elle complète l’équipe, protège la bulle et guide quand la personne perd ses repères face à l’intensité.

Comment préparer son·sa partenaire pour un accouchement physiologique?

La préparation du·de la partenaire commence bien avant la naissance: comprendre la physiologie du travail, pratiquer les positions et les sons ensemble, connaître les mots qui aident (et ceux qui nuisent) et surtout discuter des rôles de chacun·e avant le grand jour. Un·e partenaire bien préparé·e est souvent la ressource la plus précieuse et c’est tout à fait accessible.

Qu’est-ce que l’accouchement physiologique?

Un accouchement physiologique est une naissance qui se déroule selon le processus naturel du corps, sans interventions médicales. Il ne signifie pas «sans soutien» ou «sans aide». Il signifie que le corps mène le bal et que l’équipe autour soutient ce processus plutôt que de le diriger.

 

Tu veux vivre une expérience qui te ressemble?

Ce que Catherine a vécu, c’est le fruit d’une préparation réelle.

Pas une liste de techniques à mémoriser. Pas un plan rigide à suivre à la lettre. Mais une familiarité avec son corps, une confiance qui s’est construite et une équipe autour d’elle qui savait exactement comment l’accompagner.

Si tu es enceinte et que tu veux comprendre ce que ça prend vraiment pour aborder la naissance avec confiance, peu importe où et comment tu choisis de donner naissance, mon atelier gratuit «Accoucher avec assurance: du doute à la confiance» est fait pour toi.

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Tu peux aussi écouter l’épisode complet du podcast pour entendre Catherine te raconter son histoire dans ses propres mots.

(Et si tu as les yeux qui brillent en ce moment… tu n’es pas seul·e. C’est l’effet Catherine. 💙)

Sources:
Lawrence A. et al. (2013). «Maternal positions and mobility during first stage labour». Cochrane Database of Systematic Reviews. 25 études, 5 218 femmes. Résultat: premier stade du travail en moyenne 1h22 plus court pour les femmes en position verticale ou en mouvement.

Gruber K.J. et al. / méta-analyse Obstetrics & Gynecology (2025). Taux de césarienne: 17,5% avec doula vs 23,6% soins standards. Note: hétérogénéité entre les études, résultats à interpréter en contexte.

Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Données 2020-2021. Lieu des naissances au Québec: 96% hôpital, 2,8% maison de naissance, 0,6% domicile.

Declercq E.R. et al. (2002). «Listening to Mothers: Report of the First National U.S. Survey of Women’s Childbearing Experiences». New York: Maternity Center Association. 1 583 femmes. Résultat: 32% de celles ayant utilisé la douche pendant le travail l’ont qualifiée de «très utile» pour soulager la douleur.

Transcription de l'épisode

Aujourd’hui, je te retrouve avec Catherine et cette fois, elle arrive avec son fils Camille Blotti contre elle. Quelques semaines à peine se sont écoulées depuis notre dernière conversation. Dans cet épisode, Catherine nous offre le récit de son enfantement à domicile. 
C’est un épisode sur le oui, sur ce que ça veut dire d’accueillir les sensations plutôt que de les fuir. Sur la force tranquille d’une femme qui s’est préparée, qui s’est fait confiance et qui a laissé son corps la guider jusqu’au bout. lumineux, incarné et profondément inspirant. 

 

Catherine, on se retrouve. Tu as ton fils en porte-bébé sur toi collé. 
Quelques semaines ont passé depuis notre dernière rencontre. Et là, tu viens nous raconter la suite. Avec grand plaisir. 
Une magnifique expérience. Extraordinaire. J’ai de la misère à y croire encore. 
Comment se sont passées les dernières semaines de ta grossesse entre notre dernier rendez-vous et le moment de la naissance? Alors les semaines ont passé. Ma maman est venue nous rejoindre de France. donc elle arrivait à la maison à 39 semaines de grossesse en imaginant que le deuxième bébé allait arriver peut-être un peu plus tôt. 
Et non donc elle a passé un bon deux semaines et demie à être avec nous. Et on a attendu que notre fils Camille se pointe le bout du nez à 41 + 4. Et ça a été un grand bonheur d’avoir ma mère pendant deux semaines et demie en fait parce que en étant à la maison depuis cinq ans avec une grande, avec toutes sortes de projets, les petits détails du quotidien ont jamais été enlevés. j’ai jamais eu de pause. 
Et donc d’avoir ma mère pendant deux semaines et demie ont été les plus plus belles vacances des cinq dernières années. C’était extraordinaire. Ça m’a guéri, on va dire ça comme ça d’une grossesse inconfortable, pas en termes de pathologie ou d’inconfort physique, mais je me sentais pas bien dans ma peau, on va dire ça comme ça. 
Puis maman, quand elle est arrivée, elle m’a permis juste de comme rien faire. Et c’était un bonheur. Elle jardinait, je jardinais un peu avec elle, je la regardais, je me balançais sur mon ballon, puis elle venait avec moi à la garderie, porter ma grande, on faisait à manger, on jasait, on prenait des marches, c’est magnifique. 
Quand bébé est arrivé, c’était merveilleux de la voir aussi les 10 premiers jours de sa vie. Mais là à ce moment-là, j’avais une job à temps plein. Et donc le fait qu’elle était là plus pour moi pendant la grossesse qu’avec mon bébé, c’est ça qui m’a fait vraiment relâcher dans les derniers temps. 
Et pour avoir la cerise sur le Sunday, elle a décidé de prendre ma grande et l’amener dans un chalet du vendredi au dimanche avant la naissance de Camille. 

 

Et donc mon chum et moi on s’est retrouvés, et là je pouvais accoucher n’importe quand. j’étais à 41 et 3. Donc on prévoyait rien.
On allait au resto, j’étais énorme, mais on se baladait. J’avais pas du tout peur le dimanche, je suis même allée à un shower voir toutes mes amies d’enfance. C’était très drôle parce qu’ils venaient de faire le calendrier, des suppositions de la naissance du bébé. 
Et juste avant que j’arrive, il disait, ben non, après 10 jours après la date prévue, c’est sûr qu’elle aura accouché, tu sais en parlant de mon ami. Et là moi j’arrive avec ma grosse bédaine. et tu es à combien je suis à 10 jours de plus. Là tout le monde me regardait comme oh mon Dieu, mais je me sentais bien, c’était super, je me sentais vraiment bien. 
Et là, surtout d’avoir passé un week-end avec mon amoureux sans aucun plan, il faisait tout un peu pour me faire plaisir, c’était naturel, c’était vraiment chouette. 

 

Ma mère et Rose reviennent le dimanche en fin de journée nous rejoindre. Philippe fait un bon souper. 
On se met tout le monde à table. Et comme d’habitude, on va se coucher. Philippe va endormir rose. 
Il est 8h30 à peu près. Moi je m’en vais dans mon lit, je regarde ma petite série et puis vers 11 heures, je me lève faire pipi et en me levant quelques gouttes glissent le long de mes jambes. Je vais faire pipi et je me dis bon, j’ai fissuré, là, le décompte cerveau est commencé, je suis pas stressée, mais je me dis, j’ai pas le temps de recommencer une série ou de stimuler mon cerveau rationnel, je suis dans mon lit, tout le monde dort. 
Je me mets une culotte avec une grosse serviette sanitaire et je me rallonge sur le côté gauche et je démarre les affirmations positives d’Annie. Ah oui, je range un petit peu ma maison. En me disant, si jamais il y a tout le monde qui débarque, le bordel de la fin de semaine sera rangé. 
Donc je prends le temps de marcher, ramasser les petites affaires qui traînent, je me remets au lit. J’écoute les affirmations positives et là, faut se rappeler que depuis des mois, des semaines, j’ai plein de contractions de Braxonics, rien de douloureux. Mais j’ai eu un malin plaisir à sentir ces contractions-là, changer avec le temps. 
Et pendant toute ma grossesse, j’ai eu des Braxton Hicks. Et là, le dernier mois avant l’accouchement, j’en avais de plus en plus. Et là les sensations changeaient. 
Les gros câlins se transformaient en petites tensions de règles, petites lourdeurs dans le haut des jambes, petit tiraillement sur la symphyse pubienne. Je sentais des fois dans le dos, puis j’ai vraiment eu du plaisir à sentir tous ces changements-là. 

 

Et donc quand je me recouche dans mon lit sur le côté de gauche en écoutant les affirmations, les contractions sont plus régulières et là je m’accroche aux sensations que ça me fait. 
Et là je sens, ça tire plus, mais toujours pas aussi intense. Je ressentais pas le besoin d’utiliser des sons encore. Je fermais les yeux, puis j’écoutais la voix d’Annie et au fond de moi, je disais comme oui. 
Puis ça, ça va me suivre pendant toute mon expérience d’enfantement, ce oui-là C’était vraiment spécial, c’est comme si je prenais la sensation là, puis j’essayais de la sentir, puis de lui donner l’espace pour qu’elle rentre plus loin dans mon corps. Et là, après quelques minutes, la poche des os, on peut dire qu’elle a été rupturée et la première chose que je me dis dans ma tête, oh non zut, mon lit. Parce que en fait, moi j’avais envie si tout allait bien de donner naissance à domicile. 
Et donc dans la préparation des sages-femmes, il nous suggèrent d’installer notre lit avec un protège-melas, un drap contour, un protège-matelas et un drap contour. Et là, en rupturant mes membranes dès le début de l’accouchement, je me suis dit s’il faut que j’enlève ma première couche de lit, je vais me retrouver tout de suite sur mon beau lit propre que je gardais réservé pour mon bébé, puis faire un beau dodo tranquille. J’ai, ah non,alement, je me lève et ma serviette sanitaire avait tout absoré. 
Wow. Et là j’étais comme, oh yeah. 

 

Donc je me lève, ça coule encore en marchant jusqu’à la toilette. 
Mon chum se réveille à ce moment-là. Comme une petite souris, il vient me voir, il me fait un câlin, il me dit ça va bien aller. Chapeau, merci mon amour. parce que c’était pas gagné. 
C’est moins son genre. Ben c’est moins son genre, puis il aurait pu être inquiet, puis c’est vrai que je savais pas trop comment il allait réagir. Mais disons que ce qu’il a fait là à ce moment-là, ça m’a vraiment sécurisé parce qu’il y en a pas trop dit. 
Il y en a juste dit assez, puis je le sentais pas nerveux. Et ça, j’ai trouvé ça vraiment chouette. J’ai demandé d’essuyer mon eau de rupture. 
Il n’y en avait pas dans mon lit, mais en marchant, ça sortait. Puis là, j’ai dit, peux-tu mettre un petit coup de nettoyage dans le bain? Je me suis dit au cas où je ressente le besoin d’aller au bain, c’était fait. 
À ce moment-là, je vais faire pipi, je ressens le besoin d’évacuer aussi mes intestins. Et là, à ce moment-là, les contractions deviennent de plus en plus intenses et je commence à sentir le besoin de faire des sons. 

Je fais des sons et c’est ça qui a réveillé mon chum, c’est ça parce que depuis quelques jours il dormait à moitié en écoutant tout le temps les sons de Parce qu’il dormait dans la chambre de ma fille, c’est ça qu’il faut dire, il était pas à côté de moi. 
Et ça il faut le dire là, il faut normaliser ça, le fait de dormir chacun dans notre lit en fin de grossesse là. Oh oui, beaucoup. Moi, je suis tellement plus confortable. 
J’ai un chum qui a un sommeil léger. Alors s’il veut bien dormir, c’est sûr qu’avec un bébé naissant à côté de lui ou une femme enceinte qui gigote, c’est pas le fun. 

 

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Donc je fais caca à la toilette, je fais pipi et je ressens le besoin de faire des sons. En fait, je commence par texter Annie en me disant, là, il est en plein milieu de la nuit, j’avais tant peur de la déranger. 
Donc, je commence par texter, je pense que deux minutes plus tard, je finis par l’appeler En disant, bon, puis là Annie me rassure, elle me dit écoute, je m’en viens, puis au pire, je dormirai à côté de toi. OK, je raccroche, mais là j’ai pas appelé les sages-femmes encore, mais là je commence à avoir envie de vomir. C’est là où je me suis dit, OK, là c’est embarqué solide, il va falloir que j’ai appelé ma sage-femme à ce moment-là. 
Je décide d’aller dans la douche. donc je vais dans la douche, j’installe la petite douchette avec un jet en direction du bas de mon dos. Mes deux mains sont sur le mur. Et là je fais des sons. 
Et là je reconnaissais pas les contractions. En fait, elles étaient nouvelles à chaque fois. Je m’habituais pas à une contraction. 
Donc, je reste dans la douche, je ferme les yeux, je fais des sons. À partir de ce moment-là, ma notion du temps dérape complètement. Je me souviens qu’à un moment donné, je sens Annie à côté de moi qui prend la douchette pour me masser le bas du dos. 
J’entends ma fille qui se lève, qui arrive, qui rentre comme une petite souris avec mon chum, qui écoute sa maman donner naissance tranquillement, puis on avait tant joué à la maman dragon qui donnait naissance, donc elle connaissait elle-même les beaux sons que ça fait. Elle a pas eu peur, mais elle a décidé d’aller écouter la télé en plein milieu de la nuit avec sa Yaya. Je la comprends. 


Suite à sa décision de retrouver sa grand-maman, je me suis sentie très soulagée aussi parce que là j’avais perdu ma notion du temps, j’étais rentrée dans un autre monde. Et quand j’ai entendu ma fille, je suis ressortie de mon monde. Et là, je me suis dit, ouais, effectivement, je pense que je suis contente que ça soit passé comme ça. 
La notion du temps et de où j’étais est très difficile à décrire. C’était noir autour de moi. J’avais les yeux fermés, ça bougeait, mais en même temps, il y avait comme une espèce d’œil de cyclone, on va dire. 
La voix de d’Annie à côté de moi qui respirait, puis qui faisait des sons m’aidait énormément. Parce qu’au lieu de dire respire ou fait des sons graves, elle le faisait avec moi. Le tourbillon m’emportait, mes sons devenaient plus aigus. 
J’entendais juste le son grave que tu faisais, puis là, je t’imitais. T’étais vraiment mon guide. Puis dès que je me reconnectais à ton son, où je redescendais. 
Pareil, après plusieurs contractions intenses, des fois, ma respiration devenait vraiment superficielle, puis là où tu prenais une bonne inspiration. Et c’est ça qui était magique parce que j’avais rien à réfléchir Et je me souviens que tu parlais à mon bébé. Tu me parlais à moi, tu me parlais à mon bébé. 
Ça m’a montré le chemin ou si tu parlais à mon bébé. Ça c’était chouette. Parce qu’à un moment donné, tu t’es mis à lui parler toi aussi. 
Oui, oui, oui. je m’en souviens plus probablement. Mais oui, ça je me souviens que ça m’aidait beaucoup à gérer et un moment. 

 

Tu m’as parlé une seule fois pour me proposer de danser. 
Tu m’as dit, Catherine danse tes contractions. Oh my God. J’avais les deux mains sur le mur, la douchette chaude dans le bas du dos et là j’ai commencé à danser. 
Je sais pas à quoi je ressemblais, mais j’avais l’impression là de twerker ça. Ah c’était extraordinaire. J’avais l’impression d’être une danseuse de pole dancing, mais j’avais du fun. 
Oui, c’était extraordinaire, en fait. T’étais pas du tout dans le type sportif, t’étais vraiment une déesse. C’était vraiment spécial, mais je me sentais bien. 
Et ce qui était le plus extraordinaire, c’est qu’à ce moment-là, j’ai comme trouvé le X où je devais être pour accompagner ma contraction. C’est comme si je prenais toute l’intensité là, puis je disais, toi là, tu t’en vas là, tu ouvres mon col et t’accompagnes mon bébé. Et c’est comme si je l’acceptais, puis je dansais avec. 
Mais c’est comme si je valsais avec l’intensité, avec ce qui se passait dans mon corps, que je le laissais tout aller, puis qu’en plus je l’invitais à prendre encore plus d’espace. ça ça, c’était génial. Je sais pas si c’était génial parce que j’arrivais proche de la poussée. On peut imaginer que c’était comme le Camille avant la poussée, mais j’ai aucun souvenir d’où j’en étais vraiment, mais je sais que je commençais à pousser à ce moment-là. 
Et Catherine, souvent, on a l’impression quand on donne naissance que la douleur est tellement forte que bouger, c’est presque impossible et que ça va augmenter la douleur. Exactement. Tu as raison de nommer ça parce que c’est vrai que on fige, on se cogne le petit orteil, on fige deux secondes. 
Et non, en fait, avec le mouvement, c’était révélateur. Puis là-dedans, c’est comme si ça contracte les muscles pour bouger ton bassin, t’as pas le choix de bouger avec tes muscles. Et la contraction des muscles de façon aléatoire, c’est pas un balancement passif. 
À ce moment-là, le mouvement actif était extraordinaire. Puis c’est langoureux, c’est pas juste un mouvement de monter mes marches d’escalier. C’est comme si c’est rond, comme les contractions, je sais pas comment dire, c’est rond comme cette espèce de tourbillon qui fait naître notre bébé. 
C’est anarchique, mais en même temps, c’est doux, puis c’est harmonieux. Oui, c’est très, je te dirais même, on est dans l’énergie de la sensualité là. Ah, tout à fait. 
Écoute, puis quand je parle du twerk ou du pôle dance, je ne parle pas de l’aspect vulgaire de la chose. je parle de l’aspect vraiment le fun de laisser ton corps de femme sensuel s’exprimer comme il veut. 

 

C’était génial. que là, à partir de là, ça commence à pousser. Et là moi j’aime beaucoup pousser parce que mes sons se transformaient de puis à un moment donné, ça faisait Donc c’est comme un espèce de vomi, mais par en bas, c’est les transferts qui se contractent vraiment. 
Puis c’est surtout que ça me donne la sensation que c’est bientôt fini. Et donc comme à Rose, j’ai eu cette expérience-là, sans que ça soit le moment de poussée. Je reconnaissais la sensation de pousser, mais j’avais quand même un doute inconscient à savoir si je suis réellement dilatée, est-ce que mon bébé est vraiment prêt à sortir ou c’est encore une mauvaise position qui me fait ressentir cette sensation-là. 
Et à ce moment-là, je me souviens qu’Alice entre-temps était arrivée, venait juste d’arriver. Et Alice et la sage-femme-femme. Elle demande à Annie, ça fait combien de temps qu’elle fait ce son-là Et là tu réponds vingtaine de minutes. 
Alice dit parfait, je prépare mes affaires parce que toutes les sages-femmes ont toutes leurs affaires. Ils viennent poser à partir de 34-3 semaines, deux grosses valises, des médicaments dans le frigidaire. Ils ont tout leur stock exactement la même chose que la maison de naissance. 
Donc quand j’entends Alice dire parfait, je sors mes affaires Là à l’intérieur de moi, je suis encore dans mon monde, mais j’ai comme la validation que ce que je ressens, c’est que c’est imminent, puis que je suis sur le bon chemin. 

 

Et là, ça me soulage et là je plonge. Je plonge encore plus dans les sensations. 
Mon oui du début me revient et là je commence à dire oui. Oui, mais à voix haute voix haute à voix haute, c’est ça, je le disais à voix haute. Je suis encore dans la même position, debout, les deux mains au mur, mais là ça pousse de plus en plus. 
Puis il me semble que tu m’as dit qu’on entendait aussi le liquide. Oui, puis c’est impressionnant parce que là on se rappelle que la douche coule toujours que donc il y a le bruit de l’eau qui tombe au sol dans la douche. Et en plus à chacune de tes contractions, tu dis oui en poussant. 
Et en disant oui, on entend un surplus de liquide qui tombe au sol. C’était que donc moi en plus d’avoir tes sons, je savais que ton fils descendait parce qu’il poussait le liquide. Puis là, ça poussait, ça poussait, ça poussait. 
Et je me souviens avoir mis une main sur mon périnée, une main sur les fesses de mon fils encore dans mon ventre. C’est comme si je le sentais descendre parce que mon périnée n’était pas encore bombé, mais à un moment donné, je sentais ses fesses descendre, puis là j’ai senti sa tête bomber mon périnée. Puis là, je savais comme en poussant qu’il descendait, puis là, je lui parlais, puis Annie parlait à mon fils. 
Je ne sais plus exactement ce que tu disais, mais c’est comme. Ça t’a touché, ça. Ah, ça m’a touchée. 
Puis c’est comme si ça rend concret, tu sais, c’est comme la carotte au bout du chemin. C’est comme si Là, je sais qu’il y a un vrai bébé là qui va sortir parce que là Annie est en train de lui parler là. C’est plus juste moi qui le sens, tu sais. que ça ça m’aidé beaucoup. 
Puis là, j’ai commencé à l’accompagner aussi. Et là, la sensation de brûlement, le fameux cercle de feu que je pensais être superficielle, mais que j’ai découvert du moins pour moi que c’était pas mon périnée superficiel qui me faisait mal. C’était plutôt le début de mon périnée à l’intérieur de moi au niveau de mes esquions. Pendant tout ce moment-là, j’ai souvenir qu’à quelquefois t’as mis les doigts dans ton vagin. Non, j’ai pas mis les doigts. Non, j’avais la main sur mon périnée. 
Parce que à l’accouchement de rose, je faisais des touchés vaginaux pour voir la dilatation, mais j’avais pas rupturé. À lui, j’ai pas eu ce besoin-là de valider ma dilatation. Puis comme j’avais rupturé, on dirait que j’étais moins à l’aise de le faire. 
OK, tu vois, c’est intéressant parce que j’ai eu l’impression pas que tu avais fait des examens pour voir ta dilatation, mais qu’à un moment donné que tu rentrais tes doigts dans ton vagin, peut-être pour voir la hauteur, la progression. progression Peut-être, écoute, mais ça je me souviens. Non, je me souviens avoir mis ma main sur mon périnée pour voir s’il était arrivé. Mais je me souviens pas être rentrée parce que je sentais ses fesses pour voir comment il descendait, puis je l’attendais. 
Et là le cercle de feu que j’ai pas senti très longtemps parce que j’ai juste dit oui encore, puis j’ai laissé aller, puis je suis comme plongée. C’est juste vraiment intense, mais c’est comme si je décidais d’aimer l’intensité. Mais ça faisait pas mal, c’était juste weird, là c’était un autre monde, mais c’est ça, j’avais juste envie de plonger et je savais que j’étais en sécurité. 
Annie est à côté de moi. Et un moment, j’ai senti que c’est comme si mon fils allait naître à l’horizontale. Je trouvais ça très bizarre parce que j’avais l’impression qu’il allait réellement sortir par mon sacrum, pas par mon anus, par mon sacrum. 
Et là je me suis dit, Peu importe comment il sort, il va sortir. Là, je me suis dit, ben tant pis, ça sera ça qui va être ça. Puis j’avais lu beaucoup de récits d’enfantement, puis dans plusieurs récits, ça revient, les sensations sont toutes différentes, mais tu contrôles plus grand-chose là, puis il va sortir comme il va sortir, puis tu lâches prise sur ça, tu sais, il y a un certain point où t’as l’impression de décomposer. 
Je peux pas dire que j’ai eu l’impression de fendre en deux comme j’ai déjà lu certains récits, c’était pas forcément ça, mais c’est comme si tu lâches prise sur comment ça va se passer. C’est ça tu lâches prise sur ton propre corps. Et encore une fois j’ai dit oui. et là je poussais et là je chantais mon bébé. 
Et j’avais écouter beaucoup, beaucoup, beaucoup de vidéos de sorties de bébé. J’avais pas peur de ça. Puis je savais qu’il allait sortir. 


 

Donc quand j’ai senti toutes ces sensations-là étranges, je me suis dit juste comme Let’s go, on glisse. Et je me suis mise à quatre pattes. Puis là, j’avais ma main sur mon périnée, je chantais qu’il était là. 
Qu’est-ce qui a fait que t’étais en position debout et que tout à coup justement tu t’es mise à quatre pattes, puis à genoux. C’est parce que t’as senti que la tête était là. Oui, parce que ma main, j’avais ma main sur les fesses dans mon ventre, puis la main sur mon périnée, puis je sentais mon bébé descendre. 
Puis là, j’ai passé le cercle de feu. Puis là je sentais que ça poussait sur mon Périnée. Puis je sentais sa tête sur mon périnée. puis ma première, j’avais poussé trois fois, puis elle était sortie, puis j’étais sur le dos avec l’épidural. 
Donc je l’ai sorti en trois poussées sans vraiment de sensation, sans gravité. En me sentant sur mon périnée, je savais que la job était faite que je me suis mise à quatre pattes, j’ai levé une jambe, la tête est née. j’ai entendu Alice dire la tête est née. Puis là, la contraction suivante, il est sorti, je l’ai attrapé, j’ai vérifié qu’il y avait pas de cordon autour du cou pour ensuite le ramener vers moi. 
Et là, j’ai dit, pas de cordon. Si mon chum, il croyait vraiment que notre fils était né sans cordon. Une fois la naissance du placenta sorti, puis qu’il a vu que Camille était reliée à son placenta avec son cordon militacle était encore tout intact, tout attaché ensemble, il me regarde en me disant. 
Mais il y a un cordon ombilical. Tu t’avais pas dit qu’il y en avait pas Alors que donc ce que Catherine voulait dire, c’est qu’elle a vérifié qu’il n’y avait pas de tour de cordon autour du cou. Oui, évidemment, il y avait un cordon. 
J’ai trouvé ça très mignon. C’est très drôle. C’est très très mignon. 
Pour moi, c’est évident, mais. Oui, puis on dira, tu sais, toi, tu es ostéo, tu as des connaissances quand même supplémentaires importantes. Tu t’intéresses à ça, ton chum n’est pas du tout dans ce domaine-là. 
Non pas du tout. Mais j’ai trouvé ça, c’est l’anecdote parce que c’est adorable. Oui c’est très cute. 
Donc je vérifie qu’il n’y a pas de tour de cordon juste pour pouvoir le ramener sur moi. Puis là je me mets assise dans le coin de ma douche. J’ai mon bébé sur moi et je relève la tête. 


 

Puis là je vois trois petites souris, Annie Alice et mon amoureux Philippe qui nous regardent. Et voilà. C’est mon bébé là, il est en pleine forme. 
Et là on prend quelques temps pour juste comme intégrer tout ce qui venait de se passer. Écoute, moi j’ai encore la photo de toi avec le sourire. Mon Dieu, ça va vraiment émotive. 
Avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles dans le coin de ta douche avec ton bébé collé sur toi. Et là, je sais pas si vous avez bien entendu tout le monde, mais Alice, la sage-femme est restée à distance. Tout le monde est resté à distance. 
Quand Catherine dit, je me suis accroupie, j’ai touché, j’ai accueilli mon bébé, il y avait seulement deux mains pour accueillir le bébé et c’était celle à Catherine. C’était une chance extraordinaire. Et honnêtement, c’était pas un objectif. 
Rien de tout ça était un objectif. Je m’étais fait aucune attente. Je m’étais même probablement plus imaginé devoir transféré à l’hôpital comme ce qu’on entend la plupart du temps dans les histoires malheureusement. 
Tu dis ça, mais en même temps, Catherine, pendant la grossesse à plusieurs reprises, tu me parlais d’accouchement toute seule, autonome dans ta vie. Sans personne. T’as raison. 
Je pense que publiquement, quand je disais, je vais accoucher à la maison, les gens me regardaient avec les gros yeux et donc je les rassurais en disant, vous savez, les accouchements commencent tous à la maison. si ça va bien, on reste là. S’il y a des signes de prévention qui nous dit qu’on est mieux de transférer, on ira à l’hôpital, mais tous les accouchements commencent à la maison, puis ensuite on prend nos valises, puis on va à l’hôpital, puis en travaillant actif, ensuite on donne naissance. Dans ma tête, je l’ai tellement répété ça pour rassurer le monde que c’est comme si c’était pas une obligation. dans le pire des scénarios, c’est un scénario normal, mais en intimité, par contre. 
Ça, c’était différent parce que oui, effectivement, je me suis mise à m’intéresser aux naissances non assistées, parce que j’étais beaucoup à la recherche de récits qui parlaient de sensations. Parce que je m’étais beaucoup nourrie des formations, des positions, des techniques de gestion de douleur, mais en même temps, comme mon chum n’était pas là, puis que je sais que j’allais avoir la meilleure à côté de moi, 

 

On dirait que la job que j’avais à faire, moi, c’était plus de m’initier à toutes les sensations qui peuvent être possibles de ressentir, puis plus rentrer dans ces sensations-là. Donc, dans la communauté de naissance non assistée, c’est ça qui était nourrissant pour moi parce qu’on a plus d’histoire. 
Et puis en même temps, je me souviens que j’ai fait un marathon entre elles, c’était une course en montagne. Donc, il y avait 3000 m de dénivelé, 42 km. C’est quand même une grosse course, mais pas grand monde qui pensait que j’allais la réussir, tu sais. 
Et même moi, je me suis sentie que j’étais pas assez entraînée et je m’étais dit, OK, je vais faire la moitié, puis au relais, j’arrêterai Et finalement, à ce moment-là, mon chum prenait l’avion parce que c’est une course qui était en France, puis mon chum retournait à Montréal. Et pendant ma course, mon chum était dans l’avion, donc aucun réseau pour voir où j’en étais rendu Et à l’intérieur de moi, ça ça m’a fait tripper. Ça m’a fait tripper dans le sens où je partais en catimini. 
Et là je finissais ma course au complet et quand il allait retrouver son téléphone à son retour à Montréal, il allait découvrir que j’avais réussi alors que j’avais dit à tout le monde que je le ferais pas. Un peu comme je disais à tout le monde, j’accoucherais pas vraiment la maison. Et donc comme je pensais à comment je m’étais sentie pour mon marathon, je me suis dit, et si j’accouchais en catimini et que mon chum arrivait, il mon bébé là. 
Et j’ai commencé à rêver à ça. Parce que ça me rendait plus confortable, on dirait. Le fait de pas savoir comment il allait réagir. 
C’est comme un facteur incontrôlable à côté de moi. Puis j’avais aussi peur de l’intervention des sages-femmes parce que c’est sûr qu’ils ont une formation beaucoup plus respectueuse de la physiologie, mais ils ont quand même beaucoup de protocoles à faire. Et malgré tout, tu sais, l’écoute du cœur, le test de voir quelle dilatation Ils font beaucoup de choses pour nous accommoder. 
Je pense que j’ai eu une prise de cœur juste avant de le mais ça a duré deux secondes. Mais c’est ça donc j’appréhendais tout ce qui pouvait me faire sortir de ma bulle. C’est pour ça que l’imaginaire que je me faisais dans ma tête, c’était comme que je sois vraiment toute seule. 
Mais avec du recul, je pense qu’avec les sensations que j’ai senties, je comprends la beauté d’un accompagnement, d’un soutien que ça soit la merveilleuse Annie à côté de moi, une accompagnante ou un compagnon, une compagne extraordinaire qui fait ça. Le fait de pas se sentir seul dans un monde, c’est vraiment aidant pour la manière dont on vit l’expérience. C’est sûr que je serais passée au travers de mon corps, il allait le faire, tu sais. 
Mais la différence entre comment je l’ai vécu, tu sais, je suis sortie de là avec le sourire de faire oh my God, c’est extraordinaire, quand est-ce qu’on y retourne, tu sais Mais. Mais toute seule où que je me serais perdue, et c’est quand j’étais dans mon lit, j’ai vu Annie, puis j’ai dit Annie, t’es comme ma luciole. Et ça c’était génial parce que j’étais perdue dans un monde que je connaissais pas. 
J’avais peur, j’avais des doutes, mais il y avait comme une sensation de Ok, c’est correct. tu sais. Il y a comme quelqu’un qui veille sur moi. 

 

Alice était là avec toute sa bienveillance. 
Ma mère était là avec toute sa bienveillance. Ma grande fille d’amour était là en supporter numéro un de son petit frère, mon chum, mon chum qui, malgré tout ce que je peux penser ou avoir peur, il était d’un support extraordinaire. Tu sais au début de ma grossesse, il m’a dit bon, là, on va faire un compromis, tu pourrais accoucher en milieu hospitalier avec saage-femme. 
Je regarde, c’est pas un compromis tout et moi de façon réflexe pour essayer de garder le plus de latitude possible, j’ai dit ben moi je passe accoucher à la maison pour que le compromis soit encore sage-femme maison de naissance, tu sais. Mais je pensais pas accoucher à la maison à ce moment-là. Et comme il a rien répondu à ma réponse du tac au tac, je fais comme Ah, mais c’est une possibilité d’accoucher à la maison Quand il va écouter le podcast, il va faire ps. 
Oui, il sait. Et là, tu sais, mon chum a été supportant dans son silence. Il m’a fait aucun commentaire, il était génial pour ça. 
Cela dit, après que je me retrouve le grand sourire figé mon bébé dans les bras dans le coin de ma douche, là, je commence à avoir froid. Là, je commence à avoir froid. Je regarde autour de moi, puis c’est merveilleux d’être dans la douche parce que l’eau a tout, il n’y avait pas de sang, il n’y avait pas. c’était vraiment. on était confortable. 
Là je commence à avoir froid, alors je me relève. Et là vous me dites, tiens ton bébé, on s’occupe de toi. Fait là, vous m’avez pris chacun un bras. 
Je tenais juste mon bébé dans les bras, vous m’avez déposé dans le n Et je pense 35 minutes plus tard, j’étais sur le côté droit avec mon bébé près de moi. 35 minutes plus tard, on m’a proposé juste d’accompagner de faire une légère traction sur le cordon médical de mon bébé Et donc 35 minutes plus tard, le placenta est sorti. Je l’ai mis dans un gros bol et on a pu observer mon bébé avec le placenta. Ouais, et que ça ça clôturait parce que c’était important d’aller jusqu’à là dans le récit, et dans l’expérience. 
Et là dès que le placenta est sorti, rose est montée, ma mère est venue montée. Tout le monde nous regardait dans le lit. Rose est venue nous rejoindre. donc on était tous les quatre dans notre lit. 
Et Alice a montré le placenta à rose. Ça, c’était chouette. On était dans la nuit complètement, il faisait noir, tout le monde dans le lit. 
Puis là, il y avait juste une petite veilleuse d’allumée, puis elle allait se montrer ça, le placenta, puis ma grande fillemerveillée de voir le placenta. Ah c’était super, je suis tellement fière de pouvoir lui montrer ça à ma grande fille. Oui, puis elle était très fascinée. 
Ah, elle était contente, puis même les sons étaient très contentes. Pour elle, c’est le chemin encore aujourd’hui. des fois, elle joue à donner naissance, puis elle s’accroupit en faisant des Le bébé a glissé dans les pieds. Oui, et puis tu as beaucoup, comme tu disais tantôt, tu as beaucoup pratiqué avec elle. 
Je pense que c’est très important quand on planifie une naissance à domicile de le faire. Oui, vraiment, vraiment parce que c’est pas évident quand on entend ça d’un moment à un son grave comme ça. n’est pas évident, mais quand on le fait par le jeu, c’est tout dans l’accompagnement de nos enfants. Le jeu, c’est la clé, c’est vraiment chouette. 


 

Merci de m’avoir proposé ça parce que ça fait vraiment une grosse différence sur le vécu de ma fille, puis là elle me parle que quand elle va avoir un bébé dans le ventre. Elle est rigolote. Donc on se retrouve tous les quatre dans le lit. 
On était excité aussi. Il y avait de la fierté, il y avait. pas de la fierté d’avoir réussi parce que comme je disais tantôt, j’avais pas vraiment d’objectif, mais on était. En tout cas, moi, j’étais surprise d’avoir vécu ça. 
J’étais comme fière de l’avoir attrapé parce que c’était pas un objectif vraiment, puis j’en revenais pas. J’étais fière d’avoir eu les capacités instinctives parce que c’était pas du tout rationnel. Oui, j’avais vu plein d’affaires. 
Oui, je m’étais nourrie de toutes sortes de conseils, d’informations, de visions, de récits. Mais j’avais aucune idée de comment ça allait prendre forme. Donc j’étais fière de retrouver la confiance en mon corps que j’avais perdu à l’accouchement de rose. 
Parce que j’ai eu des doutes à mon premier accouchement sur la capacité à mon corps à vraiment connaître ce qu’il doit faire. fait que la fierté venait de ça, c’est pas tant le résultat final, mais plus la fierté de reconnaître que mon corps sait faire les choses. J’avais perdu cette confiance-là. Évidemment, tu as gagné en maturité entre les deux naissances, mais on s’entend que ton corps à la première naissance avait déjà le mode d’emploi. 
C’était déjà là, c’était déjà à l’intérieur de toi. Et moi je suis profondément convaincue qu’on peut avoir accès même pour une première naissance à une expérience aussi extraordinaire que ce que tu viens de vivre. Je suis convaincue. 
Vraiment, mais souvent malheureusement, ce chemin-là est plus difficile à aller chercher. Ce serait quoi tes points clés? tu penses qu’il a fait que les deux expériences ont été aussi différentes avec deux bébés qui se présentaient bien Tout à fait avec la même personne, le même corps et compagnie. 
La grosse différence, c’est l’accompagnement. Puis je dis pas ça parce que t’es en face de moi, c’est que le premier accouchement, c’était en pleine pandémie. J’avais pas l’option d’avoir un accompagnante Et mon amoureux, il est parfait, mais c’est pas un accompagnement de femme qui étant dans un autre monde. 
Puis c’est correct, c’est correct parce que c’est un père extraordinaire quand les bébés grandissent, on peut pas tout avoir comme on dit. Mais c’est ça, il y a certaines limites dans l’accompagnement que mon chum peut m’offrir, puis c’est tout à fait correct. Je dis correct maintenant, mais ça m’a pris quand même un certain bout de chemin à faire ce deuil-là parce que dans mon milieu, en ostéo, dans l’accompagnement à la naissance, je rencontrais beaucoup d’hommes qui savaient accompagner. 
Et moi j’espérais donc bien avoir un homme qui puisse m’accompagner comme ça, mais c’était pas notre chemin et donc c’est l’accompagnement. Peu importe la personne qui peut être là, mais l’accompagnement de pas se sentir seule, de se faire guider, encourager. Tu sais, tu me disais que j’étais belle, que je me souviens plus les mots que tu utilisais, mais ça me faisait du bien, je me sentais belle, je me sentais puissante. 
Je me sentais connectée avec mon bébé, je sentais que mon bébé allait bien. Puis c’est ça, c’est l’accompagnement qui fait toute la différence. Je trouve ça super intéressant parce qu’on a été beaucoup élevé dans l’idée que notre partenaire doit répondre à tous nos besoins. 
Dans les naissances comme ailleurs, c’est intéressant de pouvoir voir de qui j’ai besoin pour remplir tous mes besoins dans le fond. Oui oui, effectivement. je pense pas que mon accouchement tel qu’il a été cette fois-ci était comme il était parce que c’était un deuxième accouchement. 

Honnêtement, au final, mon corps s’est donné naissance, puis on est dans un système de santé extraordinaire qui sont là si on a besoin. c’est pas le point où on peut pas tout contrôler dans les naissances non plus, mais on a la capacité de bien vivre l’accouchement. 
Et ça à mon avis, c’est premièrement en étant bien accompagné. Puis j’a rajouterais aussi de dire oui. Oui, absolument. 
De dire oui, parce que tu sais, on n’a pas l’habitude de dire oui quand on se cogne le petit orteil. Absolument. Mais moi, sais-tu, je pense sincèrement que le consentement plein et total pendant un accouchement, c’est un des outils les plus puissants. 
Vraiment. Vraiment, puis tu sais quand on est de mauvaise humeur, puis qu’on se force à sourire, c’est tout bête, mais juste de se forcer à sourire, il y a de contracter les muscles du sourire vont stimuler l’hormone du bonheur. Mais c’est un peu comme ça, tu sais en disant oui, c’est comme si toutes tes cellules vibrent sur le mode oui. 
Donc c’est ça fait que de dire oui à voix haute ou à l’intérieur de soi. Moi j’ai bien aimé sentir les sensations, mais bon, je suis ostéopathe, alors peut-être que c’est propre à moi. C’est mon plaisir de sentir les Mais connecter avec le plaisir que ce soit la connexion avec son enfant qui s’en vient, avec la nouvelle famille qui se crée, avec Je ne sais pas quel autre plaisir il peut y avoir, mais chacun va trouver sa carotte au bout du chemin si on veut. 
Oui. Oui, puis c’est vrai que les sensations, même si tu nous écoutes et que t’es pas du tout dans le milieu de la santé, je pense que c’est ça aussi un outil extraordinaire. Parce que tu sais quand tu acceptes de faire corps avec les sensations et que tu as cette curiosité-là de rencontrer l’expérience qui est corporelle, je pense que vraiment ça fait une grosse différence. 
C’est ça. Puis on n’a pas l’habitude de sentir notre corps. Tu sais, on est très dans notre cerveau rationnel. 
Notre corps, c’est quand même le fun. Puis là, je comprends aussi les cours de yoga préato. Il faut pas y aller juste pour faire les mouvements, puis être en santé comme prenez le temps de sentir le diaphragme qui bouge, la position de votre bébé dans le ventre, peu importe si c’est vrai ou c’est pas vrai que vous validez avec votre médecin ou juste de comme rentrer à l’intérieur du corps, puis prendre ces petits moments-là comme des opportunités. 
Exactement. Oui, pour rencontrer les sensations et pas faire plusieurs choses parce qu’on doit faire les plusieurs choses. Ça serait ça la clé pour moi, du moins dans mon expérience. 
Se familiariser avec les sensations et dire oui à tout ce qui peut nous traverser dans le corps, ça j’ai trouvé que ça m’aidait vraiment beaucoup. Et je crois profondément que ça pourrait aider tous les accouchements à venir et pour celles qui sont en attente de leur premier bébé. 

 

Ce qui est chouette dans mon expérience de de la naissance de Camille, c’est que j’avais accès à toutes les capsules d’Anie, puis je les ai moi-même écoutés. 
Et au fond de moi, j’espérais que mon mon chum les écoute. Malheureusement, il y avait ses limites à lui, mais il y a aussi la fameuse vidéo sur apprivoiser, je pense que ça s’appelle comme ça apprivoiser Apprivoiser les sensations de l’accouchement. Là, déjà là, il y a quand même un paquet de sensations. 
Puis ce qui était le fun, c’était que je les reconnaissais, pendant l’accouchement. que ça, c’est cool parce que tu te sens pas perdue. C’est comme des repères qui te sont familiers ou c’est comme tu sais, veux pas, on dit déconnecter le rationnel, mais on s’entend que le rationnel il arrive à grands pas à chaque fois que l’occasion fait quand corps reconnaît pas la sensation, ça peut être source de déstabilisation, mais en ayant écouté les vidéos, moi-même, je savais que Les sensations étaient juste correctes, c’est bizarre, mais c’est juste correct, tu sais. Puis si mon chum avait écouté toutes les vidéos, je suis certaine, certaine, certaine, certaine qui auraient été capable de m’accompagner au fond de moi, j’aurais quand même aimé ça que ce soit mon partenaire. 
Je trouve que les femmes qui vont pouvoir vivre ça en équipe, c’est vraiment vraiment vraiment chouette. Puis les outils sont toutes là, tu sais. Oui, absolument. c’est toujours les mêmes outils. 
Je veux dire, on varie dans l’intensité, on varie dans ce qu’on va proposer, mais les outils qui sont vraiment gagnants, tu les as nommés, les sons, le consentement de danser avec les contractions, de relier la maman à son expérience affective et corporelle, plutôt que de la laisser naviguer dans sa tête, que c’est toujours les mêmes choses qui sont des clés qui sont complètement essentielles. Mon Dieu, que ça doit être chouette quand même de pouvoir vivre ça avec son ch Oui je pense à mes amis là qui se préparent, puis son chum, il est full investi, puis il écoute toutes les capsules. Je suis comme donc chanceuse. 
Comme quoi, on a tous nos récits, puis nos chemins, puis on est toutes pas mal chanceuses. 

 

On accueille nos bébés, puis là en parlant des capsules, là je tripe bien raide de ma vie. OPALEO post-natal, c’est comme tu sais, la préparation à la naissance, c’est extraordinaire, mais watch out le post-natal. 
C’est magique. Tu sais, j’ai entendu souvent autour de moi les mamans qui s’ennuyaient un petit peu, tu sais avec leur bébé, je sais pas trop quoi faire à part des gazouiller, tu sais. Je suis comme ben là. là, le réflexe, puis là tel truc, puis là tel mouvement, t’as vu, c’est extraordinaire. 
Wow, wow, quel beau quatre pattes. Mais c’est génial, c’est génial parce que ça donne plein. Oui, c’est naturel d’être maman, mais pas pas tant. 
On a plein de choses à apprendre. Puis il y a plein de gestes techniques surtout le premier. Oh mon Dieu que c’était une montagne à ma première. 
Et là je me régale de voir tous les petits détails que mon fils acquiert tous les jours, je vois des nouveaux détails, mais quel bonheur. Tu sais, les connaissances que je vais chercher sur au paléonaissance me permettent d’observer des micro-détails chez mon enfant, mieux le connaître, mieux anticiper les choses, puis comme prévoir des qu’est-ce que je vais faire dans quelques semaines, puis comme tu sais, ça me motive, ça me rend excité. 

Et ce que je trouve vraiment chouette, c’est la perspective d’avoir ce suivi et cet accompagnement-là toute l’année. 
Ça, parce que là pendant un an, ça va continuer là ça va jamais être pareil les émerveillements là. Puis à chaque fois qu’il y en a un qui passe, il reviendra plus. il y en aura un autre. fait que ça c’est comme le fun. Oui, puis je te dirais que moi, tu sais, j’ai quatre garçons qui sont rendus grands et ça me fait vivre beaucoup de tristesse de penser que écoute, j’ai fait un accompagnement proximal, vraiment, j’ai tout donné ce que je pouvais donner, mais malheureusement j’ai pas pu m’émerveiller de toutes ces étapes-là. 
Peux-tu croire que tous mes enfants ont certainement fait tous ces réflexes, toutes ces étapes-là et que j’ai pas vu ça passer. Je pense que tu l’as partagé dans un des lives, ça m’a fait réaliser que j’ai pas pris le temps de l’observer tant que ça chez Rose. que je peux pas comprendre autant que ton expérience avec tes quatre garçons, mais ça m’a fait réaliser que wow, j’étais consciente un peu des réflexes avec Rose, donc je les observés un petit peu, mais mon Dieu, pas autant que maintenant. je me dis, quelle chance pour les parents qui peuvent avoir ça, tu sais. Puis quelle chance surtout pour l’enfant qui est accompagné par ce parent-là. 
Absolument. Et là, on entend Camille qui dit Bon, ben écoute là, c’était le fun, mais là ça commence à être long là. Merci beaucoup. 
Merci Catherine pour ton partage. Merci à toi pour tout. 

 

Est-ce que comme moi tu as eu des frissons ici et là en entendant Catherine nous partager son parcours si inspirant? 
Ça a été tout un privilège pour moi d’être à ses côtés. Quand on prend un petit peu de recul, c’est quelque chose quand même de pouvoir être auprès d’une personne qui donne naissance dans toute l’intensité, dans tout le brut que ça comprend, c’était extraordinaire. juste à t’en parler, je me sens encore très fort connectée à cette expérience-là. Tu as probablement entendu dans l’épisode que finalement j’étais auprès de Catherine et que son amoureux faisait des allers-retours dans la salle de bain, mais qu’il n’était pas nécessairement aux premières loges. 
Peut-être que tu as ressenti de la surprise par rapport à ça et j’aimerais en profiter pour clarifier qu’est-ce que ça fait une accompagnante à la naissance. que la majorité du temps, c’est le ou la partenaire qui a vraiment la pole position et l’accompagnante, elle, elle va jongler en fonction de ça. Si par exemple, là où la partenaire a besoin d’aller se changer les idées, d’aller aux toilettes, bien là, l’accompagnante peut devenir la personne première, mais en général, ce n’est pas le cas. 

Maintenant, c’est toujours important avant une naissance de se questionner par rapport à qui va occuper quel rôle. 
Et dans le cas à Catherine et son amoureux, c’était clair, c’est une discussion qu’ils ont eue ensemble et ils ont décidé que la meilleure façon d’organiser les choses, c’était ça que je sois moi auprès de Catherine pendant que son amoureux s’occupait de la maison, de l’organisation, de leur plus grande et compagnie. Et ça, cette discussion-là et cette entente-là, c’est hyper précieux parce que non, le ou la partenaire ne doit pas nécessairement être la personne ressource numéro un ce qui est important pour moi, c’est que la personne qui donne naissance est bien une ou des personnes autour d’elle pour répondre à ses besoins. Maintenant, qui sont ces personnes-là et qu’est-ce que ces personnes-là vont faire dans leur collaboration? 
ça, c’est vraiment à discuter. Et pour moi, c’est super important de clarifier ça parce que ça fait partie des peurs que souvent les partenaires ont. Ils font comme oui, mais là, une accompagnante, oui, je suis pas contre, mais j’ai peur qu’elle me vole ma place. 
Ça, ça ne doit jamais arriver avec une accompagnante à la naissance. Et c’est pour ça qu’il faut en parler avant pour voir, OK, mais toi, quel est le rôle que tu as envie de prendre comment tu vois les choses? Et moi, mon problème, c’est quand par exemple, un ou une partenaire va dire écoute, moi, je suis pas intéressée ou je me sens pas capable, je me sens pas confortable d’être ta personne ressource et je ne veux pas qu’il y ait personne d’autre autour de toi. 
Ça, c’est un problème parce que si tu n’es pas prêt à prendre les rênes, il faut que quelqu’un d’autre soit là si c’est le désir de ton amoureuse. 

 

Cela étant dit, il est tout à fait possible que le partenaire soit la première personne ressource et OPALEO Naissanc est conçu pour ça. C’est la grande force OPALEO de donner les outils aux partenaires de façon à ce qu’il puisse justement ou qu’elle puisse jouer ce rôle-là Pour te dire à quel point c’est le cas, il y a même des vidéos qui sont conçues pour la personne qui va accompagner de façon à ce que cette personne-là sache exactement sur quel pied danser, quoi proposer, quoi éviter et compagnie. 
Comme partenaire, quand tu regardes les vidéos qui te sont dédiées sur la plate-forme au paléo, quand tu viens au Masterclass avec moi et que tu as envie d’être la première personne autour de ta conjointe, tu vas avoir tout ce qu’il faut en main pour être vraiment sur la coche. 

D’ailleurs, régulièrement, j’ai des messages de partenaires qui m’écrivent en me disant Écoute, l’infirmière, la sage-femme, le médecin était hyper impressionnée à quel point j’étais bon, ils en venaient pas que c’était ma première fois. Donc la question à te poser, c’est est-ce que comme partenaire tu as envie d’être en première position auprès de ton amoureuse? 
Est-ce que ton amoureuse a envie que tu sois cette première personne-là? Et si oui, j’ai envie de te dire que tu as une responsabilité de bien te préparer. Et je te dis pas ça pour te mettre de la pression. 
Je te dis ça juste parce que c’est ce qui est ça. On ne veut pas que ton amoureuse se retrouve pendant son expérience en ayant quelqu’un auprès d’elle qui sait pas trop sur quel pied danser. Et en général, ça ne s’improvise pas. 
Est-ce que ça existe des personnes qui vont sur les lieux d’une naissance qui ont jamais vu une naissance de leur vie et qui vont être un accompagnant parfait qui vont dire les bonnes choses, qui vont faire les bonnes choses, certainement que ça existe, mais ça doit être plutôt rare. Catherine a beaucoup parlé du fait qu’elle aimait quand je lui proposais des choses. Il faut savoir que pendant un accouchement, les paroles peuvent être très aidantes. 


Mais il y a des pièges à éviter complètement. On ne veut pas des paroles qui vont être cognitives, des paroles qui vont ramener la personne dans son cerveau. On veut des paroles qui sont sur un registre affectif, des paroles qui vont reconnecter la personne dans son cerveau primitif, dans ses sensations. 
Et à partir de là, ça peut être vraiment des petites pépites qu’on met sur le chemin de façon à pouvoir vraiment bonifier l’expérience. Mais c’est sûr que si tu es en train d’accompagner ton amoureuse à l’accouchement et que ce que tu es en train de lui dire, c’est oui, bien courage, on est à 3 cm, probablement qu’il en reste pas encore pour très très longtemps, peut-être une petite dizaine d’heures. Non, c’est comme pas vraiment idéal. 
Ou fait vécu, ce que j’ai déjà entendu à une naissance, c’est c’était de la part d’un professionnel et non pas d’un partenaire. C’est normal que ça fasse mal. Arrête de crier, tu cries trop, tu vas avoir mal à la gorge. 
Toutes ces consignes-là, tous ces accompagnements-là qui sont faits avec une bonne intention, je n’en doute pas, c’est vraiment à jeter à la poubelle. 

Et pour illustrer mon propos, pense à des moments dans ta vie où tu as eu des relations intimes et où la personne avec laquelle tu étais te disait des choses. Pense à quel point ces paroles-là pouvaient soit augmenter ton excitation, ton bien-être, ta capacité de connecter avec elle. 
Ou au contraire, il vient ou elle vient de me turner off de façon phénoménale, j’ai comme presque envie d’aller faire la vaisselle. Avoue que ça t’est déjà probablement arrivé. Pendant une naissance, exactement la même chose. 
C’est vraiment important de rester dans le bon régistre de façon à quintupler la possibilité de la personne de rester dans sa puissance et non pas lui couper les ailes avec les paroles qu’on lui dit. Tu as bien entendu à quel point Catherine dansait ses contractions, elle était, mon Dieu, magnifique, j’aimerais pouvoir te faire voir ce que je voyais. Bon, avec l’autorisation à Catherine, évidemment, parce que je la vois encore le danser dans sa douche, c’était extraordinaire. 
Alors contrairement à ce qu’on peut penser, le fait de bouger pendant les contractions va diminuer la douleur et c’est très bien documenté. C’est juste que c’est pas quelque chose qui est naturel. Comme Catherine nous le racontait, on a tendance quand on a mal à se figer. 
On a tendance à entrer dans une posture de fermeture parce qu’en général, la douleur, c’est pas trop une bonne nouvelle, contrairement pendant l’accouchement où on la veut cette douleur-là, c’est grâce à elle que ton bébé va pouvoir se frayer son chemin. Donc, plus tu vas arriver à danser tes contractions, plus tu vas arriver à bouger, plus ça va te permettre de faire corps avec la douleur. Et ça aussi, la première astuce c’est de pratiquer. 


 

Dans la Masterclass, jongler en équipe avec la douleur, c’est ce qu’on fait ensemble. Et là, écoute, te dire à quel point souvent il y a des fous rires parce que c’est malaisant. On va se le dire, c’est malaisant de pratiquer, de faire des sons, de faire des mouvements langoureux dans ton salon avec ton chum ou ta blonde en faisant des sons graves, à dire, mais mon Dieu, qu’est-ce que je fais ici ce soir? 
Alors oui, il y a une partie de malaise et c’est important de le transformer ce malaise-là avant d’arriver le jour de la naissance. Parce que là on s’entend que c’est pas de la magie. Si ça te rend mal à l’aise présentement de faire des sons et de bouger langoureusement en imaginant que tu as ta contraction, on peut imaginer que ça ne s’envolera pas comme magie lors de la naissance. 
Donc, il faut se désinhiber. Et ça un bel exemple par rapport à ça, c’est quand je donne des formations pro, entre autres à des ostéos, il y a quelques décennies, c’était compliqué pour moi de mimer une contraction. Pourtant, je savais exactement à quoi ça ressemblait. 
J’ai donné naissance physiologiquement quatre fois, donc j’ai comme une petite idée quand même dans mon corps de comment ça fonctionne. Et j’ai accompagné des centaines, plus de 1000 naissances, donc j’ai ce référentiel-là. Mais c’était difficile pour moi de me retrouver devant 60 personnes à quatre pattes en plein milieu d’un cercle pour leur mimer une contraction. 
Et qu’est-ce qui fait que maintenant je suis rendue vraiment championne du monde, vraiment et que je suis capable devant autant de personnes de mettre à quatre pattes, de mimer une contraction avec les sons, de faire des mouvements au niveau du bassin, comme si on y était pour vrai, c’est le fait d’avoir répété et répété et répété encore de façon à me désinhiber et à devenir plus à l’aise. Ce n’est pas de la magie, c’est de la pratique. Donc tout ça pour dire que la pratique est souvent sous-estimée. 
Pratiquer pour un accouchement, c’est pas simplement faire comme OK, oui, quatre pattes, OK, c’est ça. Ah, tiens, debout, en suspension, ça y est, c’est fait. Non, non, c’est vraiment incarné. Incarner les mouvements, incarner les sons de façon à se sentir familière et familier avec ce processus-là. et que quand on arrive pour plonger, on connaît exactement chacun des gestes. On n’a pas besoin d’y penser, notre corps connaît le chemin. Catherine nous a aussi parlé du fait qu’elle avait beaucoup regardé des vidéos de naissance. 
Alors te dire à quel point c’est tellement important, c’est tellement important en fait que je t’ai fait une banque complète dans Opalo pour pouvoir te guider dans justement cette écoute-là, dans cette capacité à regarder les vidéos de naissance. C’est très important parce que ça va te permettre de refaire ton référentiel, ça va te permettre aussi de vivre des émotions. Et là je te raconte, il y a deux jours, j’ai une maman au paléo qui me fait un coucou en me disant écoute, la vidéo qu’on a regardée ensemble lors de la Masterclass, ça m’a rendu vraiment émotive Et je me demande comment je pourrais faire pour que ça soit moins émotif pour moi de regarder des vidéos. 


 

Alors là, la première chose, la gang, c’est que c’est normal d’être émotif quand on regarde des vidéos de naissance. J’espère que jamais tu vas regarder une femme qui est en train d’enfanter dans toute sa puissance et que tu vas rester comme un petit bloc de glace à l’intérieur. On reste émotif, on reste ébloui par le processus. 
Même si on a vu plusieurs naissances déjà, ça reste impressionnant et ça l’est pour vrai. Donc notre objectif, ce n’est pas de te rendre insensible par rapport à ça. Notre objectif, c’est que tu puisses te familiariser avec cette intensité-là et que tu puisses finalement imaginer que tu vas être capable de la traverser. 
Et pour ça, il faut regarder des vidéos parce que ça va aussi te donner des idées. Par exemple, Catherine dans sa douche, elle a fait des gestes comme si elle avait fait ces gestes-là, 300 millions de fois. Elle s’est mise à quatre pattes, elle s’est mise à genoux, elle a mis sa main au périnée, la tête, hopop hé dans sa main, elle est allée vérifier s’il y avait un tour de cordon. 
Pourtant, Catherine, elle n’est pas sage-femme. Elle n’avait jamais fait ça. Qu’est-ce qui a fait que pour elle c’était instinctif puis que ça a pas été compliqué pour elle qu’elle a pas eu besoin d’y penser tout s’est fait dans l’ordre facilement. 
C’est parce qu’elle avait regardé plusieurs modèles. Et c’est en ça où ça va t’aider. Ça va aussi t’aider à réaliser qu’il y a des choses possibles qui sont peut-être impossibles présentement dans ta tête. 
Par exemple, peut-être que tu t’imagines que si ton bébé est à ta vulve, que ça serait impossible pour toi de te mettre debout et de marcher, par exemple, alors que c’est tout à fait le cas. Si tu regardes des vidéos, tu vas faire Oh, OK, ça ça fait partie des possibilités. T’es pas obligé, mais ça fait partie des possibilités. 


Tu vas voir aussi qu’il y a plein d’autres options que d’aller directement dans le lit d’hôpital si par exemple tu donnes naissance en hôpital. Et je suis fascinée de voir à quel point c’est souvent la première chose que les femmes font. On rentre dans la pièce et elles vont toutes s’installer sur le lit. 
Pourquoi? Parce que c’est le référentiel qu’on a. Donc, regarder des vidéos, c’est très très important. 
Il y a déjà une banque sur paléo. Si tu fais partie de l’expérience prénatale avec moi, tu as déjà accès et je la nourris de façon régulière. D’ailleurs, je viens tout juste d’enregistrer une nouvelle vidéo en lien avec la position de tailleur. 
Peut-être que c’est une position dont tu as souvent entendu parler, faire comme ah oui, c’est une position qui est super pendant la grossesse. Bien, écoute, pas tant. Et il y a une maman au paléo qui m’a posé une question là-dessus la semaine passée, puis je me suis dit, OK, il faut que j’enregistre une vidéo pour expliquer pourquoi c’est pas si intéressant, quelles sont les adaptations possibles et compagnie. 
Il faut vraiment que tu vois que le parcours au paléo, c’est quelque chose de vivant, c’est quelque chose qui vibre, c’est quelque chose qui se transforme au fur et à mesure que les semaines passent parce qu’il y a du contenu qui est ajouté, parce qu’en répondant à vos questions, mais on nourrit le processus aussi que finalement c’est exactement ce que ça doit être en lien avec le vécu d’une grossesse et d’un enfantement. Et en terminant, j’aimerais rendre hommage à Alice la sage-femme qui était là auprès de nous pour la naissance de Camille. Peut-être le sais-tu déjà, j’ai donné naissance trois fois sur quatre avec des sages-femmes à domicile Et à l’époque, il y avait un très, très grand respect de ce que je voulais, de mes limites. 
C’était vraiment moi qui menais le bal. 

 

Ces dernières années, doucement, on voit quand même que la profession sage-femme est en train de se transformer Et parfois ça me rend un peu inconfortable dans le sens où je trouve que parfois on s’éloigne un peu de ce qui pour moi représente la sage-femmerie dans toute sa splendeur. Et là, j’ai vu une sage-femme tellement extraordinaire. 
Alice était présente, elle était très attentive. Elle a posé les gestes qu’elle devait faire, c’est-à-dire qu’elle a écouté par exemple le cœur de Camille pour s’assurer qu’il allait bien. Et en même temps, en plus de toute cette belle compétence clinique-là, elle a su laisser à Catherine tout l’espace dont elle avait besoin. 
C’est-à-dire que Catherine a accueilli, tu l’as bien entendu, Camille, toute seule. Alice ne s’est pas du tout garrochée. Elle a gardé ses distances en étant attentive de façon à pouvoir évidemment intervenir si cela avait été nécessaire et c’est même allé jusqu’à la naissance du placenta. 
Je ne sais pas si tu as capté quand Catherine nous en a parlé, mais quand elle disait il y a une petite traction au niveau du cordon pour pouvoir faire naître mon placenta, c’est Catherine qui a fait cette petite traction-là et c’est Catherine qui a fait naître son placenta par elle-même. Et ça, chapeau. Moi, j’ai énormément de respect pour les professionnels. 
Et là, ça va me rendre émotive. Je pense que si t’es pas à ton premier épisode, tu connais ma sensibilité qui est toujours pas très très loin. J’ai donc énormément de respect pour les professionnels qui ont des grandes forces cliniques sur lesquelles on peut compter quand on a besoin d’eux et qui en même temps sont capables de bien identifier les moments où il vaut mieux rester les mains dans les poches. 
Et cet équilibre-là doit être extrêmement difficile à acquérir parce que c’est quand même assez rare qu’on puisse l’observer malheureusement. Et pour cela, j’avais vraiment envie de faire un gros câlin et un gros wow Alice, si jamais tu écoutes cet épisode, Alice, je t’ai trouvé fabuleuse, j’ai adoré être présente avec toi lors de cette naissance. 

Alors voilà, c’est les yeux remplis d’eau que je vous dis à très bientôt. 
Très heureuse d’avoir partagé ce moment avec vous. Et là, petite nouvelle, il y a quelqu’un qui va m’aider dans les prochaines semaines à faire un flow au niveau du podcast qui sera plus régulier parce que toi tu te branches sur ta plate-forme, tu mets tes écouteurs et tu profites, mais en réalité avant ce moment-là, il y a plusieurs étapes, il n’y a pas que l’enregistrement, il y a le prémontage, il y a tout ce qui est équilibration au niveau des voix, il y a le fait de travailler sur l’épisode pour pouvoir le rendre disponible, faire la page de l’épisode et compagnie. Tout ça pour dire que Mélanie va m’aider à partir de maintenant dans le pré-montage parce qu’imagine une chaîne de montage, ça bloque toujours au même endroit et c’est mon endroit à moi. 
Tout ça pour dire que Mélanie a commencé à m’aider de façon à ce qu’on puisse te présenter des épisodes plus souvent. 

 

Là-dessus, je t’invite à rester en contact avec moi à travers mes ateliers gratuits, ateliers gratuits post-natal, les super pouvoirs de ton bébé et je t’invite d’ailleurs à participer, même si ton bébé est dans ton bedon pour pouvoir être en mesure d’apprendre plein de choses fascinantes sur le développement moteur de ton bébé. Il y a aussi évidemment l’atelier prénatal accoucher avec assurance du doute à la confiance qui est disponible pour toi. 

 

Je t’invite à t’y inscrire dès maintenant si tu as ton bébé bien au chaud dans ton ventre. Alors je t’embrasse très très fort et j’ai déjà hâte de te retrouver très très bientôt. C’est une promesse pour le prochain épisode